manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Puis la rage l’envahit, il détestait l’enfant qui avait pris la vie de sa femme, il haïssait le bébé ! Ce fut le moment que choisit le robot langeur pour déposer l’enfant dans ses bras. Soudain des images envahirent l’esprit du père : Il allait tuer l’enfant. Il allait le jeter contre les murs, il allait l’écraser, il allait…découvrir ses yeux, bleus comme ceux de sa femme. Sa bouche ronde, ses doigts potelés, sa mimique triste du drame qu’il avait provoqué. Cet enfant venait à peine de naître qu’il avait déjà vécu. Un amour plus fort que tout le submergea, il donnerait sa vie, son âme pour ce bébé, il serait son trésor, sa conscience.
- C’est une fille. Quel est son nom ?
- Sarah comme le souhaitait ma femme, Elise en deuxième prénom.
A ce moment là deux êtres naquirent, un enfant et son père. Soren qui n’avait jamais pris goût à la vie s’anima, il s’éloigna des affaires d’état pour se concentrer uniquement sur l’enfant. Pour qu’elle ne se sente pas seule il engagea une nurse, une vraie et non un robot sur qui il avait reporté la responsabilité de la mort de sa femme. Il se souvient encore de l’entretien d’embauche de la jeune femme. Elle était simplement entrée et avait affirmé :
« Je suis la meilleure et je suis exceptionnelle, ensemble nous ferons de votre fille la plus heureuse des princesses. Je prends 120 Ulics de l’heure, c’est cher mais c‘est le prix de l‘excellence. Je commence lundi.»
Puis elle était partie comme elle était venue. Soren l’avait laissée s’approcher et le temps passant il dut reconnaître qu’Anna était, en effet, la meilleure. Il l’augmenta et l’embaucha définitivement. Ensuite vinrent les années de bonheur et celles de deuil. Soren secoua la tête, il ne voulait plus penser, il reporta donc son attention sur l’écran. Apparemment Pam avait aidé Ric à tuer son père, maintenant ils étaient ensembles. Le mur montrait les deux acteurs en pleine déclaration, en bas défilait une bannière «Pour voir les scènes intimes entre Pam et Ric tapez votre code d’identification. 15 Ulic la minute ». Le vieil homme secoua à nouveau la tête dépité par son monde, il éteignit la télévision. Sa montre affichait 11 heures et quatre messages. Trois venaient du conseil et un de la famille d’Erwin, l’esprit empli de souvenirs tristes, il songea que l’heure était acceptable pour présenter ses condoléances. Que dire à des parents qui viennent de perdre leur enfant ? Se demandait-il. Il chercha dans sa mémoire si certains mots avaient su apaiser sa peine à l’époque, il n’en trouva aucun alors il se contenta d’enlacer la mère et soutenir silencieusement le père. Pendant plus d’une heure il resta à leur chevet, écoutant la peine, conscient de ses responsabilités. Ce ne fut que sur le seuil qu’il prononça son unique promesse :
«Jamais plus l’assassin de votre fils ne dormira en paix, je veillerais personnellement à ce qu’il soit trouvé et exécuté ».
Une promesse qu’il pouvait facilement tenir.
En entrant il convoqua à nouveau son assassin puis passa au QG de surveillance de la ville.
«Bonjour Monsieur l’Intendant, saluèrent les soldats à son apparition.
-Je veux les hologrammes de tous les quartiers de la ville pris hier soir»
Les trois hommes eurent l’air surpris, venant de n’importe qui d’autre cette demande aurait été illégale, mais cela faisait partie des privilèges de l’intendant. Après un instant d’hésitation les soldats s’exécutèrent.
«Vous avez de la chance Monsieur l’intendant, fit le plus jeune, nous allions justement les effacer. Puis-je savoir ce que vous comptez en faire ?
Décidément la curiosité de la jeunesse était parfois un atout considérable.
- Je compte trouver la vérité.
- La vérité dans ces disques ? Ils ne contiennent pas de trésors si précieux, fit le capitaine.
- Je cherche un meurtrier.
- Mais c’est illégal !»
Soren balaya cette remarque d’un geste de la main et s’empara de son butin. Parfait, songea-t-il. Il ne prit pas le temps de s’attarder, il déposa les cassettes dans sa chambre puis revêtit un masque de Lliamon afin de se rendre à l’auberge.