manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Elle sortit les points serrés pour ne pas hurler. Où était l’honneur ? Tout au long de l’exercice ce gosse avait méprisé la vie humaine et le voila récompensé ! Rageuse elle grossit les rangs de sa classe, ils étaient attablés devant un petit déjeuner moins sommaire que celui habituellement servi.
« Félicitation soldats, vous venez de passer le deuxième test.
Un brouhaha emplit la salle. Le deuxième test ?
- Mais les épreuves théoriques ? demanda un des élèves.
- Vous les passerez dans quatre ans, en attendant voici la liste de ceux qui ont réussi.
Aussitôt l’homme énuméra une kyrielle de noms parmi laquelle figurait en bonne place celui de Kiera.
«Parfait, ceux qui n’ont pas été retenus devront avoir quitter les lieux avant treize heures, les autres vous êtes en congé mais vous ne pouvez pas quitter l’école. Reposez vous en attendant l’épreuve du dragon. Il va s’en dire que cet exercice est classé top secret, le premier qui sera pris à en dévoiler la teneur à quiconque sera directement renvoyé de l’école et pour les nouveaux civils il vous en coûtera une amande de quinze millions d’Ulic.»
Quinze millions d’Ulic, pas étonnant que personne n’en aie jamais parlé.
Une semaine plus tard eut lieu l’épreuve des dragons, ils n’étaient plus que deux cents environ, seul un tiers de la classe de Kiera avait réussi le deuxième test. Sur l’esplanade chacun se taisait attentifs à l’instructeur qui hurlait dans un micro. Cela me rappelle le discours du premier jour, pensa Kiera, j’en ai fait du chemin depuis et je continuerais à en faire !
«Les dragons sont des bêtes magnifiques, criait l’orateur, mais difficiles aussi. Certains d’entre vous auront la chance d’être élus, mais beaucoup seront rejetés. Nous ne connaissons pas encore les critères de sélection de ces magnifiques créatures, elles ont rejeté les plus brillants et les plus valeurs des soldats, dont votre serviteur ici présent ! Donc ne vous découragez pas. Derrière vous se trouvent cinq dragons, choisissez en un et faites la queue. Vous essayerez de monter sur leurs dos grâce à l’échelle qui pend le long de leur flan, si vous êtes mis à terre ne faîtes pas votre tête de bonne femme et n’essayez pas sur une autre monture, cela est inutile ! Pour ceux qui auront la chance d’être élu vous aurez une semaine d’entraînement, les autres retrouveront leur douillettes vacances. Allez tous à son dragons !
- Oui chef !»
Kiera prit son temps pour choisir son animal, elle porta finalement son attention sur celui où la queue était la moins importante, qui était aussi le plus gros. Ces hommes ne sont pas si stupides, se dit elle en se plaçant au bout de la file. Seuls les vantards certains de leurs qualités avaient pris place devant elle, cette enfilades de prétentieux menait à un Grand Dragon Vert, un dragon de terre. Les dragons se divisaient en cinq familles, les verts étaient les protecteurs de la terre, peu intelligents leur force brute était leur principal atout. Leurs cousins bleus, gardiens de l’eau, n’étaient guère plus futés mais ils crachaient aussi bien des jets de flammes que de glaces, ce qui en faisaient de redoutables adversaires. Les rouges et les argents étaient les plus malins, protecteurs respectifs du ciel et de l’air il fallait se surtout se méfier de leur intelligence retors. Enfin la famille des renégats ne portait aucune couleur en particulier, elle se composait des dragons métisses rejetés par leurs clans ainsi que des dragons qui avaient désobéi au chef de famille. Cette race était la plus difficile à cerner car ces dragons avait une volonté propre, nul ne savait ce qui les guidait réellement. Un seul défaut transcendait toutes ces différences : la vanité. Kiera savait depuis longtemps les raisons qui poussaient un dragon à repousser un humain : la vanité. Si l’homme ne plaisait pas à la bête, s’il ne s’accordait pas à la couleur de ses écailles, si sa démarche n’était pas assez gracieuse ou que son odeur l’indisposait alors le verdict était sans appel. Lorsqu’un dragon rejetait un humain il déposait sur lui une hormone qui signifiait pour tous les autres créatures : cet humain n’est pas assez bien pour moi. Par orgueil les autres créatures suivraient cet avis et l’homme perdait toute chance de se faire accepter. Cependant cette sentence n’était pas irrévocable, il est fort possible qu’un autre dragon trouve cet être à son goût et à force de persévérance le rejeté pouvait finalement être admis, mais les hommes avaient perdu cette patience.