manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Comme il s’y attendait rien ne fut trouvé, les enquêteurs précédents, les passants et la pluie avaient nettoyé les scènes aussi sûrement qu’une femme de ménage enragée. En arrivant dans la rue, Kiera eut une impression déplaisante, la haine avait marqué ce lieu. C’est étrange, se dit-elle, pourtant il était inscris dans le dossier que la rue ne portait aucun signe de violence. Je me fais certainement des idées songea-t-elle. L’endroit était calme, étrangement les passants se groupaient sur la rive d’en face, seuls quelques inconscients encombraient encore le passage, mais ils étaient rares.
« Tu as remarqué comment les badauds évitent ce trottoir.
- Il ont certainement vu ce qui s’était passé aux informations et maintenant ils fuient ce lieu par superstition.
- Oui, tu dois avoir raison »
Pourtant Kiera était persuadée qu’eux aussi le sentait. Ils rejoignirent les autres, puis partirent pour les autres places consignées dans le dossier. La pluie commençait à tomber quand ils arrivèrent sur l’embarcadère désert. Aucune des scènes de crime n’était peuplée, Kiera fit de nouveau la réflexion mais personne n’avait ne trouva de raison autre que celle avancée par le cyborg. Pourtant il y a quelque chose, se répétait-elle. Dans les yeux du Night elle vit qu’il avait noté sa remarque.
« On se dépêche, fit Naël, on regarde et on part vite, nous n’avons plus le temps de nous attarder. Ce n’est pas grave si vous n’avez pas une vision détaillée de cet endroit nous avons des photos ».
Kiera jeta un coup d’œil distrait aux lieux. Ils étaient près du fleuve baptisé Sylvain il y a bien longtemps en l‘honneur d‘un sultan aujourd‘hui défunt, cependant la population avait vite pris l’habitude de le surnommer le sultan et maintenant seul ce pompeux nom était utilisé. Le long de ses flans courraient de larges quais où les flâneurs aimaient se perdre les jours de repos. De temps en temps une aiguille perçait la chair du roi liquide, permettant aux marins de s’amarrer quelques jours. L’équipe se trouvait sur une de ces échardes de bois, regardant royal fleuve se déchaîner à leurs pieds. En face se tenaient des géants de pierres, des immeubles d’au moins cinq étages formaient un rempare protégeant la ville des manants qui voudraient y entrer. Au centre de cette masse s’ouvrait pourtant une sombre ruelle, vivante le jour, sinistre la nuit, songea Kiera. Un coup de vent effleura son visage qu’elle avait pris soin de protéger par la capuche de son uniforme. Elle offrit bien volontiers sa peau à cette tendre morsure, la fine bruine ne pouvait pas encore lui causer de mal. Mais alors qu’elle savourait le moment une flagrance lui chatouilla les narines. De la chair, de la chair mêlée de terreur, un cœur qui bat trop vite, une victime.
« Je n’ai jamais compris comment il est possible de construire des pontons en bois artificiel. Cette matière est pourtant sensible à l’acide, fit le cyborg en se penchant pour admirer les piliers
- Comme toutes les matières, mais la ville les traite régulièrement et ils sont renforcés en leur centre par une barre en titane. Ce matériau aurait suffit en lui seul, il est capable de rester des années au contact de l’acide sans en subir les outrages, mais le roi a trouvé qu’il serait plus joli et plus pittoresque de construire les jetées en bois. Cette coquetterie coûte des milliers d’Ulic à la ville chaque année mais il faut reconnaître qu’elle égaye le quartier, et il en a bien besoin ajouta-t-il plus bas. J’espère avoir résolu tous les mystères de ce lieu car maintenant nous partons»
Kiera ne les écoutait pas, elle suivait sa piste laissant l’animal la guider elle traversa la rue s’engouffrant dans la ruelle.
« Hé Kier tu n’as pas entendu ? C’est fini on y va !
- J’ai flairé quelque chose. »