manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Ce premier soir, ils mangèrent ensemble pour commenter à nouveau leurs performances sur un ton plus léger, Dries fut la cible préférée de leur bonne humeur. Quand Christiano se leva il trouva son maître plaisantant dans la cuisine où ils mangeaient bruyamment. Il vit son ami lever les yeux vers lui, toute angoisse avait disparu, Naël avait enfin foi en son équipe.
« Tant mieux mon ami, lui murmura mentalement le vampire.
- Viens t'assoir, ta place est parmi nous. Je t’ai mis du sang au frais.
- Pas du sang de harpie cette fois j’espère !
- Non j’ai fait décapiter l’homme qui avait osé te faire cette mauvaise blague ! C’est d’ailleurs son sang, régale toi.
- J’aurais préféré du sang de loup, dit-il en s’emparant de la bouteille. »
Ainsi s’organisa le quotidien de l’équipe. Pendant la première semaine les journées furent rythmées par l’entraînement et la volonté de se connaître. Kiera avait décidé de rester à distance de son époux, gênée par sa présence elle avait tout simplement choisit de l’ignorer.
« Qu’est ce que je fais là,? » se demandait-elle en attendant le night en retard. Elle revit l'inspecteur lui glisser à l’oreille, « ce soir rendez-vous sur le toit. Viens seul ». Depuis Kiera patientait, « qu’est ce qu’il me veux ? A-t-il percé mon secret ? ». A cette pensée l’angoisse la saisie entièrement, c’était impossible mais dans ces heures sombres la jeune femme n’était plus rationnelle.
« C’est magnifique, non ? L’interrogea-t-il alors qu’il prenait place à ses cotés. D’ici on peut croire que tout est calme en bas, on peut juste apprécier la beauté de la ville en oubliant notre quotidien. Je crois que c’est cette vue qui me donne envie de me battre chaque jour.
Un silence accueillit cette déclaration, il le laissa planer quelques instants avant de reprendre.
- Nous avons clairement un problème, je ne sais pas ce que tu me reproches et j’avoue que je m’en moque. Cependant un jour il faudra qu’on ait une discussion tous les deux, mais ce jour n’est pas encore arrivé, ce qui m’amène ici ce soir est une autre interrogation : comment vois tu nos futurs combats à l’épée ?
- Je ne sais pas, je ne me suis jamais posée la question.
- Et bien pose là toi.
- J’imagine que nous foncerons sur le délinquant pendant que les autres resterons en arrière.
- En effet c’est aussi comme ça que je les imagine, cela signifie que nous allons devoir coordonner nos attaques. Le rôle de bretteur est le plus dur, tu devras à la fois protéger ton partenaire et tenir compte de l’autre combattant. Les flingueurs n’ont pas ce soucis, ils se mettent loin et ils tirent qu’importe les mouvements de l’autre, de plus s’ils échouent alors ils pourront recommencer, ce n’est pas notre cas. Pour ce soir je vais te poser une seule et unique question, mais ce sera certainement la question la plus importante de notre collaboration : te sens tu capable de tenir ce rôle ? Je viens chercher ta réponse demain. Si elle négative tu pourras être muté dans l’équipe de ton choix, tu pourras aussi retourner à la vie civile, comme dirait Dries il te sera facile d’y monnayer ton savoir faire. Si la réponse est positive alors j’espère que tu auras pris en compte ton animosité et décidé de la mettre de coté, mais méfie toi il est difficile d’abandonner ses préjugés, ne te surestime pas ! »
Sur cette tirade il reprit l’ascenseur, laissant la jeune femme méditer devant les lumières du ciel et de la cité. « Pour qui la prenait-il ? Il la pensait donc incapable de relever ce défi ? Il allait voir ! » Le lendemain c’est plus enragée que jamais qu’elle reprit son entraînement.
«J’accepte, lui glissa-t-elle lors de l’observation d’un combat.
- En es tu sur ?
- Oui !
- Alors reste à voir si de mon coté je consens à mettre ma vie entre tes mains. Entraînement ce soir même heure, même endroit.
- Pardon ? On ne peut pas se battre sur le toit !
- Pourquoi ?
- Si on tombe…
- Ne t’en fais pas je ne te laisserais pas tomber, fit-il dans un sourire. Parfait, combat suivant. Kier tu prends Arcadius. »