manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Je vais rentrer chercher un maillot ; on ira manger ensuite, sourit-il avant de dégainer les clefs de la maison vide.
Une fois à l'intérieur une bouffée de manque le happa, lui sciant les jambes. La tristesse l'enveloppa un instant, comme un dangereux linceul. Mais la seconde suivante, il était ressorti avec ses affaires. La louve mit son maillot dans son sac à main en coupant court à toute parole de sa part :
- Les hommes n'ont jamais de sac, et les femmes ont toujours de la place pour trois hippopotames dans le leur. Le monde est fait pour qu'elles transportent le tout, c'est ainsi.
Il rit et ça lui fit du bien. C'est ainsi qu'il se dirigea vers l'immeuble pour déjeuner là-bas pour la première fois de son existence. Elle hésita devant l'ascenseur. C'était charmant, il aurait pu rester là à la regarder pendant un temps fou.
- Qu'est-ce qu'il y a ? La questionna-t-il.
- Spontanément j'allais partir chercher Céleste pour qu'elle se joigne à nous, mais depuis qu'elle est menottée à Antoiiiiiiine (ils rirent), je devrais peut-être perdre cette petite manie.
Il prit soin de ne rien laisser transparaître de son opinion, figeant ses traits, se contentant d'étudier le délicat visage féminin.
- Comme tu le sens, fit-il en s'appuyant au mur tout en continuant de l'étudier.
Une drôle d'expression passa sur les traits de la rouquine, tandis qu'elle le détaillait également. Il fut de nouveau tenté de lui demander ce qu'il y avait mais la réponse qui lui vint ne lui plut pas tellement. Donc il se tut puis amorça un pas vers la salle à manger :
- Offre-toi des vacances, tu reprendras la bataille contre Antoiiiiine (elle se détendit) dès ce soir une fois satisfaite d'avoir passé un bon moment à la piscine.
Le repas avait été agréable, Sloan devait se l'avouer. Il avait même fait un effort pour discuter avec un garçon et une fille qui se trouvaient là et qui s'étaient avérés sympathiques. Cette fois c'était même lui qui avait amusé la galerie avec des aspects divertissants de la psychologie humaine. Mais maintenant il venait d'enfiler son maillot, se demandant ce qui lui avait pris de demander à une jolie fille de venir à la piscine, alors que celle qu'il aimait lui manquait cruellement, de l'autre côté de la mer Méditerranée. En fait c'était exactement pour cela, et cela le rendait mal à l'aise. Depuis la veille au soir il s'étourdissait d'activités pour ne plus penser comme son amour lui échappait au bras d'un autre. Un vampire des plus charismatiques de surcroît. Pour couronner le tout il ne parvenait pas à en vouloir à Sofiane, encore moins à le détester. Il aimait cet être comme s'il était un protecteur quelconque. Il lui faisait confiance, remettant confusément sa propre sécurité et son bien-être entre ses mains depuis des mois. Ce qui était beaucoup trop pour revenir en arrière. On frappa énergiquement à la porte :
- Tu es prêt ? Lança Kaileen à travers le battant.
- J'arrive, répliqua-t-il un peu trop gravement, encore plongé dans ces réflexions compliquées.
- Ça va ? Demanda-t-elle alors qu'il tirait la porte. Tu m'as fait peur, dit-elle en découvrant son sourire éblouissant.
Un mensonge créé de toutes pièces, songea-t-il en se forçant à le maintenir encore un moment. Il repoussa tout sentiment qui aurait impliqué des scrupules de sa part. Même quand elle glissa une mèche rousse derrière son oreille, concentrée sur ses traits à lui, à l'évidence suspicieuse.
- Parfaitement. Tu as réussi à résister à l'appel de l'appartement d'en face ?
Son expression s'assombrit. Il aurait dû lui épargner cela.
- Je n'ai vraiment aucune envie de récolter des sarcasmes sur ma cellulite, merci. Tant qu'on en parle, je te défends d'y poser les yeux, d'accord ? Je te fais confiance, ajouta-t-elle faussement sérieuse.
Aussitôt, une complicité s'instaura entre eux, comme s'ils étaient les gardiens d'une pierre précieuse, euphorisante.
- Ce sera compliqué, mais si tu préfères tu peux rester au petit bassin, pendant que j'irai à l'autre. Comme ça évidemment tout sera arrangé.
- Idiot, soupira-t-elle.
Un gloussement sortit de la gorge de Sloan. C'était donc cela, de la cellulite ? Il n'avait jamais rien vu de tel, réalisa-t-il. Il n'avait juste étudié aucune femme, ni même Claudia, avec une attention particulière. Il ne s'était intéressé qu'à Shalimar, qui n'était pas humaine. Sa peau était aussi lisse et ferme que si elle avait été sculptée dans une pierre précieuse. Kaitleen était le premier être féminin d'apparence humaine qu'il regardait avec cette acuité. Il avait pensé que la graisse sous-cutanée dont elle s'était plainte la rendrait très imparfaite à ses yeux. Il avait imaginé le même résultat que dans ces publicités qui montrent l'avant/après de crèmes aux soi-disant effets miraculeux. Cela n'avait rien à voir. Quand on regardait Kaitleen, on tombait d'abord en arrêt devant l'effet que donnait sa chevelure auburn lorsqu'elle cascadait sur son corps presque nu. Ensuite on tentait de remonter à ses yeux pour cesser de l'épier sans même se cacher. Alors on était englouti par ses prunelles d'un vert trop foncé. Puis on redescendait : son nez étroit, sa bouche agréable, son cou gracieux, sa poitrine... réelle. Shalimar avait des seins issus d'un rêve de garçon. La louve avait une poitrine voluptueuse à l'aspect plus naturel, moins oppressant, jolie sans vous couper le souffle. Ce qui était somme toute agréable. Puis vous tombiez sur la taille un peu marquée, et sur les discrètes poignées d'amour que vous aviez instantanément envie de saisir pour l'attirer à vous. Il inspira à fond avant de chercher où il avait vu de la cellulite. Ah oui, ce devait être cela, à l'intérieur de ses cuisses. L'intérieur de... Assez !
- Tu as fini, on va pouvoir aller se rafraîchir ? Râla-t-elle.
Le destin des immortels - nouvelle publication 115 :
http://fantastique.roman.over-blog.fr/2014/06/le-destin-des-immortels-nouvelle-publication-115.html