manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Le chasseur était dissimulé dans le couloir quand il la vit arriver. La veille il avait pu la contempler de tout son saoul lorsqu’il l’avait dessinée sur le mur de sa chambre. L’idée venait de l’autre. La déception laissée par le précédent cadavre les avait découragés jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de leur erreur à la lueur de l'aube. Ce n’était pas la princesse, voilà pourquoi le sort n’avait pas marché : ils s’étaient trompés de proie. De frustration, ils avaient massacré le visage de l'usurpatrice, cela les soulagea. Ils avaient bien failli tout compromettre en se précipitant comme ils l’avaient fait, il ne fallait pas la gâcher, c’était un morceau de roi. Quand le tueur eut l’idée de s’introduire dans sa chambre pour laisser la lettre sur les murs, le chasseur n’avait pas été conquis, c’était trop risqué. Mais il ne pouvait pas le refuser à son compagnon, après tout c’était bien lui qui avait failli tout ruiner. Ils mirent des semaines pour trouver un plan satisfaisant. Le stratagème s’était déroulé comme prévu. Droguée, la princesse avait dormi d’un sommeil profond et ils avaient pu tranquillement écrire sans l’éveiller. Il avait pris un immense plaisir à la croquer et avait même envisagé un instant de la manger réellement, après tout elle était intoxiquée, c’était donc sans danger. Mais il s’était retenu, il y avait le roi ça l’aurait réveillé même si les effets du somnifère devaient agir sur les deux, il ne pouvait pas prendre ce risque. Il avait déjà failli faire tout échouer une fois, il devait contenir ses pulsions. Son ami ne tolèrerait pas un autre impair. Il avait fini en premier et regarda donc le tueur mettre le point final à sa lettre au prince, mais quand son comparse l‘eut terminé le rôdeur n’était pas satisfait. Sur une impulsion il lui glissa à l’oreille "finis par attrape moi si tu peux." Il vit le sourire malsain du tueur se découper sur son visage en réponse à son idée, puis ils étaient partis. Le lendemain ils avaient attendu le réveil de la jeune femme, ses cris les avaient remplis d’une joie immense, ils avaient pu savourer l’effroi qu’ils avaient fait naître tandis que le chasseur se joignait aux badauds dans la chambre. Il avait vu le prince la faire taire brusquement encore engourdi par l’effet des médicaments et sa colère à la lecture de la lettre. Il allait partir de peur que son exaltation se voit quand il entendit le prince dire