Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

Publicité

Le péché pour leur vie 29.

Lien vers Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.
Lien vers Le péché pour leur vie 28.

Mon entraîneur assura que je manquais de force, mais que j'étais une femme, alors il fallait s'y faire. J'eus envie de rire mais me retins. Décidément cet homme m'aidait considérablement et faisait preuve d'une intelligence extrême. Question technique puisque je m'en sortais bien question vitesse je devrais davantage encore tourner autour de mon adversaire pour le désorganiser. Je me promis de m'en souvenir pour les autres épreuves.

Pour le moment je rentrai me coucher et me retournai désespérément dans mes draps des heures durant. En position fœtale je finis par gémir tout ce que j'avais espéré qu'Aiden fut revenu lors de ces épreuves finales. Tout ce qu'il me manquait. Je dus finir par sombrer puisque mon entraîneur m'éveilla à dix heures du matin en jetant simplement « arbalète ». Parfait, me dis-je, il allait voir de quel bois je me chauffais.

L'exercice se déroula dans une grande salle que je n'avais jamais vue et qui ne devait servir que pour cela. Une pièce de miroirs. Les miroirs semblaient fichés n'importe où au hasard. Plus ou moins inclinés, plus ou moins déformants, et ils étaient étourdissants à cause de lumières violentes qui s'y reflétaient, mais allez savoir par quel miracle, globalement la salle était plongée dans la pénombre. On nous laissa trente minutes pour y déambuler mais on sentait bien que c'était plus pour que nous soyons tous habitués à la pénombre à égalité que pour que nous connaissions la pièce. Car cela c'était impossible.

Enfin les hostilités commencèrent. Nous étions tous groupés près de la porte d'entrée, donc je ne vis rien des premiers duels. Les recrues s'enchaînèrent, d'après ce que je compris personne ne se maintenait bien longtemps comme vainqueur. Les deux filles avaient un bon niveau, la première échoua à trois personnes d'être la meilleure, et l'autre juste après. Un homme fut envoyé pour se battre avec elle et je soufflai. Je serais la dernière. J'étais donc classée première en arbalète. J'écoutai en frémissant les miroirs se briser sous les flèches perdues des combattants. Après une éternité j'attendis avec impatience de voir qui était éliminé. C'était la fille.

Avant que le combat ne commence tous les miroirs furent remis en place et le sol, minutieusement débarrassé des bris de verre, comme à toutes les fins de combats. On nous ordonna à mon adversaire et moi d'aller de part et d'autre de la pièce. Puis le coup d'envoi fut donné. Je ne bougeai pas mais lui non plus. J'avançai et je l'entendis venir à ma rencontre. Je contournai miroir après miroir et enfin je le sentis tout près. Un coup d'œil vers les miroirs alentour ne put pas m'aider à le débusquer. Un brut furtif me fit comprendre qu'il était de l'autre côté du miroir devant lequel je me tenais. Un miroir se brisa sous son tir. J'étudiai celui qui nous séparait. C'était possible. Un autre miroir se brisa près de moi. Je bondis. Je tirai. Je retombai. Je l'avais raté, alors je courus pour me replier. Un miroir se brisa devant moi, je fis demi tour, un autre bris de verre m'alerta juste derrière moi, je bondis et me retrouvai protégée par un autre. Je visai, et attendis patiemment. Le miroir devant moi se brisa et je tirai sans vérifier si j'avais vu juste. Il ragea. Je hurlai de joie. J'étais première!

Je rejoignis mon entraîneur qui revenait de la salle au dessus où des écrans avaient retransmis le combat. Son air neutre me donna envie de le gifler, Aiden aurait fêté mon succès avec moi !

- Très bien, dit-il d'un ton monocorde, simplement le coup du bond aurait dû marcher, lors d'un vrai combat, prends le temps de décider avant de bondir où tu viseras, tu peux parfaitement ressentir la position de ton adversaire, je l'ai bien vu en t'observant.

Je ne lui accordai pas un regard et me dis simplement qu'il ne restait que quatre jours. On nous laissa nous reposer le temps de prendre un déjeuner gargantuesque, il était quatorze heures et j'avais raté le petit déjeuner! Je fis même la sieste ensuite, tombant de sommeil je réalisai que je dormais mal, si on m'eût dit que je pleurais dans mon sommeil je n'eus pas été surprise. Après la sieste je survolai plusieurs œuvres de Shakespeare, en croisant avec des commentaires. Je dînai tôt, persuadée, si mes calculs étaient bons, qu'on serait appelés ce soir là pour travailler je ne savais quelles épreuves. Je me couchai à vingt deux heures et lorsque peu après mon entraîneur vint m'appeler pour la natation , je ne dormais pas encore.

On commença par l'endurance, qui pour une fois fut commune. Je me réglai sur ma vitesse habituelle car accélérer ne ferait que m'épuiser pour l'épreuve suivante. Mon classement ne fut pas mauvais : j'étais la dernière du trio gagnant.

Mais le sprint me poserait plus d'ennuis, je le savais. Un premier duo partit et arriva ex æquo, mais l'un des hommes avait été plus régulier que l'autre, alors il l'emporta. C'était déjà à moi. Dès le départ je me calai sur une vitesse que je décidai devoir rester stable. Je respirais tous les quatre mouvements et ne sus jamais où était mon adversaire. Concentrée je comptais les longueurs. Neuf. Dix. Je me découvris hors d'haleine et le temps que j'en fis le constat, l'autre toucha le mur. J'avais gagné!

On me laissa cinq minutes et je repartis contre un autre homme. Je me réglai sur une vitesse moindre, sachant que je ne supporterais pas d'aller aussi vite cette fois. Dès la cinquième longueur mes membres manifestèrent leur détresse. Je ralentis et tâchai de me maintenir à cette allure. Lorsque proche du malaise je touchai le mur le bassin était vide. Hagarde je cherchai dans la foule mon adversaire, et le trouvai avec son entraîneur, on se croisa peu après, il retournait au bassin puisqu'il avait gagné.

- Tu es juste au milieu du classement, me dit mon coach. Tu devrais t'asseoir. C'est bien je vois que tu es allée jusqu'au bout de tes forces. Tu m'entends?

Je hochai la tête parce que je ne pouvais pas parler.

 

Lien Le péché pour leur vie 30.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
« Je me promis de m'en souvenir pour les autre(s) épreuves. »<br /> <br /> « dit(-)il d'un ton monocorde »
Répondre
C
<br /> <br /> merci<br /> <br /> <br /> <br />
U
<br /> "Un pièce" -> "Une pièce"<br /> <br /> "touts" -> "tous"<br /> <br /> Bon, vivement la fin des épreuves, parce que j'irai bien dormir un poil là mais pas avant de savoir en quoi consistera leur mission !<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> patience, petit scarabée^^<br /> <br /> Merci pr les fautes.<br /> <br /> <br />
P
Un sprint sur 10 longueurs?! Ilsont intérêt a etreentrainepour épiler les pâtes poilues des dragons... Mais dit moi, ce n'est pas très juste ce mode d'evaluation: pourquoi ne commencent-ils pas par les nuls le gagnant affronte le niveau au dessus ect... Un peu comme les système de poule de l'equipe de France... Et puis ça ne favorise pas les nuls: la France doit affronter les barrages ;)<br /> enfin pour en revenir au roman j'aimerais que tu m'expliques pourquoi tu as choisis ce mode d'evaluation et quel est son intérêt, à moins qu'on ne le découvre au fil du récit?<br /> J'attaque la suite, bisous<br /> ps n'ouvre pas tes volets le temps est pourri...
Répondre
C
<br /> Parce qu'ils ne savent pas qui sont les nuls et qui sont les meilleurs ! Tu sais dans ce chateau de fous tu es tellement poussé à réussir qu'il peut y avoir des surprises. Regarde cristal,<br /> elleirait jusqu'à l'évanouissement.<br /> <br /> <br />