manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
lien de Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.Je passai à l'animal le filet qu'il me tendit. J'observai en silence que l'objet était magnifique, serti de pierres précieuses, certainement des rubis. Le cuir était tressé et plus ou moins large selon la zone. Mistral m'avait laissée faire, ses yeux rouges toujours plantés sur les miens. Mais lorsque je fis le tour de son imposant poitrail, elle m'avait suivie de la tête et s'écarta lorsque je tentai de prendre appui pour monter.
- D'accord, lui dis-je. Je vais t'expliquer : je suis paraît il ta maîtresse. On dit que j'ai une monte agréable, et je te promets, je ne suis pas du genre à toujours garder mes guides tendues à te limer les dents. Sois gentille, je te jure, on va bien s'amuser toutes les deux.
Château, dit Aiden, si tu lui dis ça elle reviendra ici, avec ou sans toi. Et tiens, je te donne officiellement ceci. Si tu siffles elle viendra, où qu'elle soit. Le son est bien plus puissant à leurs oreilles qu'aux nôtres, c'est un genre d'ultrasons. Mais il faudra que tu vérifies tout cela, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour faire son éducation.
J'acceptai le petit sifflet blanc nacré comme les écailles de la jolie créature. Je sifflai et un son cristallin s'éleva. Rien de bien impressionnant mais je faisais confiance au jeune homme.
Bien. Mistral, mademoiselle, l'interpellai-je. Laisse moi monter. D'accord?
Je tentai de nouveau l'opération. Et l'animal se déroba encore. La scène était assez comique, avec cette tête étrange toujours à quelques centimètres de moi, je me sentais plus qu'épiée. Mon bel ange gardien s'assit dans l'herbe, aussi devinai-je qu'il s'était attendu à ce que ce soit long.
Ne me regarde pas comme ça, sourit-il, je n'ai aucun conseil à te prodiguer.
Comment as tu réussi, en ton temps, vieux singe?
Hé! Évite ce genre de choses en public. La sincérité de ces paroles me déconcerta mais il enchaîna déjà. Je... j'ai lutté, exactement comme tu es en train de le faire. Pendant six heures. Je crois qu'elle a fini par accepter parce que j'étais tellement ridicule qu'il était évident que je ne pourrais pas lui faire de mal.
Ou alors...
Je fis mine de monter, elle se déroba, et sans me départir de mon sourire, je retentai immédiatement. Bientôt ce fut une danse joyeuse entre Mistral et moi, et encore plus tard, je commençai spontanément à émettre des onomatopées, comme si on jouait au chat et à la souris. Finalement notre attitude prit des airs de jeu entre un chien et son maître, le dragon lui même émettant de courts couinements et agitant la tête en tous sens. Hop, je sautai et elle ne fit rien pour m'éviter, cette fois. Mais elle fit un brusque écart je chus lamentablement. Mort de rire, Aiden s'amusait beaucoup, autant qu'elle en fait. Je bondis de nouveau et cette fois, accrochée à la large épine devant laquelle j'avais atterri, l'écart de Mistral ne me précipita pas au sol. Alors elle décolla. Au premier looping je me retrouvai dans le gazon.
Lorsque je m'éveillai je sus que j'avais eu une absence.
- Non, asséna la présidente.
Allez, quoi, elles jouaient, la dragonne ne l'a pas fait exprès, et tu vois comme moi qu'elle est ennuyée de ce qu'elle a fait, disait Aiden... Tiens, salut toi.
Salut. J'ai beaucoup dormi?
Dormi? Alors moi je m'inquiète pour toi, feinta le jeune homme, et toi tu fais juste un petit somme?
Présidente, l'interpellai-je d'une faible voix alors qu'elle tournait les talons, je vais y arriver, laissez moi une chance.
Assez ! Cet animal est dégénéré, les autres ne sont pas comme ça, on créera un autre dragon, voilà tout.
Je me redressai stupéfaire dans le gazon, quoiqu'une migraine affreuse me vrillait le crane, lorsque Mistral émit un long gémissement en baissant vers nous sa jolie tête.
Tu vas rester avec moi, ma belle, lui dis-je droit dans les yeux. Mais il faut être un peu sérieuse quand on travaille. Là, on essaie de travailler, et promis ensuite on jouera. Je me levai comme un seul homme mais j'étais une femme, et au surplus, une femme qui venait d'avoir un malaise. Un vertige me prit, et je vérifiai qu'effectivement je saignais du nez.
Allez viens, dit doucement Aiden, tu vas boire un peu d'eau, nettoyer ce sang et on reprend dans un moment.