manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Lien Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.- D'accord, finit-il (Karl) par décréter après un long silence. Voyons comment tu t'y prendras pour me prouver qu'on peut nous faire confiance.
- Facile. Je dégainai la dague que j'avais récupéré tout à l'heure avant de prendre la voie des airs. Et je m'entaillai la paume. Viens en boire, l'invitai-je.
- Tu vas perdre ton pari, sourit-il.
- Alors pourquoi tes crocs ne sont ils pas déjà plantés dans ma gorge?
- Parce qu'ensuite tu me colleras comme de la glu, incapable de penser à autre chose qu'à moi, et cela m'ennuiera au plus haut point.
- D'accord. Ça marche, c'est une raison égoïste donc je viens de perdre la première manche. Alors approche. Approche, répétai-je en reculant vers la porte fenêtre. Il ne s'exécuta que lorsque je fus dos au vide. D'un bond je me retrouvai assise sur le rebord de la balustrade. Le mythe est il conforme à la réalité? Pouvez vous sauter dans le vide et retomber indemnes sur vos pattes comme les félins auxquels vous empruntez grâce et beauté?
- Ne flatte jamais un vampire. Ne sais tu pas que nous sommes voraces des plaisirs de la chair? Et tu es bien jolie, aussi ne t'amuse pas à éveiller mon désir. Maintenant il était contre moi. Mon cœur battait la chamade, pas tant à cause de son regard de mâle sur moi, qu'à cause de ce que je m'apprêtais à faire.
- Écarte toi, Karl. J'ai besoin de basculer, et tu bloques mes jambes. Ses yeux s'agrandirent.
- Non. C'est idiot.
- Oh. Alors je n'ai même pas à me jeter dans le vide pour te prouver qu'on peut te faire confiance, et que la vie humaine a plus de valeur pour toi que tu ne veux bien l'admettre. Et ne dis pas que c'est parce que je suis une amie, tu me connais depuis cinq minutes, et tu m'as déjà promis la mort si je m'oppose à ton plan. Je me retournai pour regarder la rue. Il n'y a pas âme qui vive, en bas, lui appris-je. Personne pour s'étonner que tu ne lèves pas le petit doigt pour m'empêcher de sauter. Alors libère mes jambes. Il ne se départit pas de son sourire pour le faire, mais j'étais sûre de moi. Je me tournai et me retrouvai face au vide. J'inspirai. Je me retins encore de lui donner quelques phrases à dire à Aiden si je mourais ce soir. Mais j'allais gagner. Je me jetai dans le vide. J'avais bien réfléchi. Je m'étais attendue à sentir mon cœur et mon estomac chavirer. J'avais même pensé perdre la vie en plein vol, il paraît que l'on meurt avant d'arriver en bas.
Mais j'étais suspendue dans les airs. Pendue à son bras.
- Saleté, va, gronda-t-il en me tirant par dessus la balustrade.
Maintenant j'étais étendue au sol, étendue sous lui, et j'étais euphorique.
- C'est une preuve assez grande, Karl ? Si je remets ma vie entre tes mains, quel degré supplémentaire dans la confiance peux tu exiger de moi? Je vis la rage passer dans ses yeux et m'apprêtai, les yeux fermés, les bras autour de mon visage, à récolter une pluie de coups.
- Je ne vais pas m'abaisser à tenter malgré tout de te prouver qu'on ne peut pas me faire confiance. Je suis bon joueur.
- Et effectivement ton honneur a une valeur certaine à tes yeux, souris je baissant les bras. Merci, Karl.