manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Lien Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.
Je bondis comme elle et sous notre poids la vitre se brisa. On débarqua dans la pièce d'où je venais. Je ramassai un bout de verre pour menacer les hommes mais une vision d'horreur m'attendait. La vampire lacérait de ses ongles le plus âgé des chevaliers, tandis que l'autre rassemblait son courage, un pieu à la main.
- Derrière toi, criai-je!
En un seul mouvement elle balança sa main au travers du visage du jeune homme qui lâcha son arme et ramassa un gros bout de verre. Le président était parti en courant et je la suppliai tandis qu'elle prenait un air amusé et gourmand :
- S'il te plaît, allons nous en sans leur faire plus de mal, en quoi serions nous différentes d'eux sinon?
- Nous le sommes. C'est pour ça que c'est lui que je vais saigner à blanc, déclara-t-elle en se rapprochant de sa proie que je tenais contre moi, le verre devant sa gorge.
- Je t'en empêcherai. Ce n'est pas comme ça que je travaille, et c'est à moi qui tu dois d'être en vie. S'il te plaît, Ceara, ne leur donne pas raison. N'importe qui mais pas l'un d'eux. Et pas à blanc ! La vengeance arrivera, mais pas comme ça.
- Tu parles bien, soupira-t-elle. Je ne suis pas surprise que tu aies séduit Aiden. Allons en parler devant un verre de sang. Je récupérai mes affaires sans cesser de menacer l'homme.
On sortit dos à dos, mais personne ne nous arrêta. Ils étaient sûrement sous le choc, compris-je. Il n'y avait plus que des blessés au château de l'ennemi. Arrivées dehors l'air frais de la nuit sur mes épaules me donna un plaisir démesuré. Jusqu'à ce que la jolie blonde reprenne :
- Voilà la relève. Ils sortent leurs arbalètes. Tu as un bouclier?
- Oui, haletai-je en me retournant pour me placer à côté d'elle.
- Passe le moi.
Elle me laissa le temps de peser ma confiance envers elle qui avait fait mine de me vouloir tant de mal quelques instants auparavant. Je le lui donnai en la regardant bien en face. Mais je hurlai sous la surprise lorsqu'elle vint se coller derrière moi, le bouclier devant moi.
- Astucieux, souris-je, mais déjà, avec la rapidité de ceux de son espèce, elle le maniait pour parer au mieux les flèches qui pleuvaient sur nous.
Ils n'étaient pourtant que deux. Je me saisis de ma propre arbalète et avec un sourire d'aise touchai un premier homme au pied.
- Facile, murmurai-je. Alors quoi, vous n'approchez plus?
Les hommes tentèrent de riposter, les flèches volèrent un instant en tous sens de chaque côté. L'adrénaline montait, j'adorais combattre maintenant que c'était pour de vrai. A présent j'étais enfin devant des gens qui défendaient une cause adverse et détestable. Je défendais mes idées et ma vie. Hargneuse je vis enfin qu'ils se repliaient précautionneusement en tirant toujours. Un large sourire me monta encore lorsque mon téléphone sonna. Cela faisait du bien de savoir que les miens s'inquiétaient.
- Tu ne vas pas décrocher, s'indigna Ceara ?!
Je dégainai non pas l'appareil mais mon sifflet.
Mistral était tout près dans les arbres. Elle essuya plusieurs attaques des hommes mais ses écailles y résistèrent parfaitement. Je profitai de cette imprudence pour toucher le deuxième homme qui jura rageusement. Je continuai d'attaquer en montant sur son dos pour que les chevaliers ne puissent pas profiter de la faiblesse que provoquait la nécessité de s'appuyer sur l'animal.
- Amie, dis-je à l'animal, elle est une amie, et même une protégée. Laisse la monter, ma belle. Elle dansa un peu tandis que la morte vivante faisait de son mieux pour garder patience. Allez, Mistral, on va être blessées si... Bon sang!
Je venais d'échapper de peu à une flèche qui écorcha largement mon bras au passage. Enfin la vampire put monter et rester sur son dos. Bel animal, elle me faisait quand même confiance, m'attendris-je. Le voyage se passa dans un flou opaque, car mon bras me lançait violemment. Mais soudain la voix forte de la jeune femme me sortit de ma torpeur.
- Cristal, tu as de la visite !
Elle avait crié pour couvrir le bruit du vent. Le surplus de décibels me réveilla totalement et je vis d'abord Goliath près de nous. Puis mon regard passa à son passager. Et mon cœur s'affola.
- Aiden, murmurai-je.
Ce devait être lui qui m'avait téléphoné avant de partir à ma rescousse puisque je ne répondais pas. Alors que ce n'était pas tellement son travail. Mais il était là pour moi, pas pour les vampires, me dis-je alors que mon ventre se contractait. Son regard était dur sur moi, puis il passa à la vampire et devint troublé. Je retins mes larmes. C'était moi qu'il voulait près de lui. Je devais y croire. Bientôt on se posa dans le parc. Cela me fit du bien de rentrer au bercail. Mes idées s'éclaircirent.