manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Lien Le péché pour leur vie 66.- Merci, fit Ceara. Je vais rentrer, maintenant. Sois certaine que je ferai circuler la nouvelle que les nouvelles anges ont la trempe des héroïnes.
- Attends, répliquai-je, je vais te raccompagner chez toi. Il y a une sacrée distance à pied.
- Tu peux prendre la licorne, proposa le blond jeune homme.
- Et ensuite qu'en fera-t-elle, répliquai-je? Sous le lit, tu crois qu'elle dormira docilement? Ne soyez pas bêtes. Je te ramène, ainsi je pourrai m'assurer que tout va bien chez toi et fêter notre victoire. Tes amis font de délicieux cocktails.
- Je sais, sourit-elle, mais tu es blessées, soigne ça, je vais y aller au pas de course, je n'ai ai pas pour longtemps.
- Tu ne sais même pas par où ça se situe !
Mon regard se reporta sur ma plaie. Ça saignait, et ça me lançait, certes. Mais c'était superficiel.
- Je vais mettre un bandage et j'arrive. Donne moi une minute, conclus-je.
- Non, je vais te dire, je suis morte de faim. C'est à grand effort que je maintiens la façade que tu vois sur mes traits. Je vais chercher une proie, en route, donc il vaut mieux que je sois seule. Que je ne saignerai pas à blanc, acheva-t-elle sous mon regard inquisiteur.
J'écoutai Aiden lui expliquer froidement par où était sa demeure, et le souffle coupé je pris conscience du regard de la vampire sur son cou, et du sien sur les prunelles noires de Ceara. Alors je choisis de leur céder. Je retournerais les voir avant la fin de mes heures de travail. Il était quatre heures du matin.
En silence le bel homme m'accompagna chez moi. Il banda mon bras et soudain je me remémorai la raison pour laquelle j'étais partie seule dans la gueule du loup :
- Comment va Claire? Le joli blond leva les yeux sur moi pour la première fois depuis le départ de la créature de la nuit.
- Aussi bien que peut aller une personne percée à l'épaule par une flèche lancée à vive allure. Elle pourra reprendre le travail dans deux jours même si elle souffrira encore quelques jours supplémentaires.
- Alors pour tous ceux que nous avons blessés ce soir, il en sera de même. Je crois que nous n'avons rien à craindre d'ici là.
- Je suppose. Qu'est ce que tu en penses? Ce n'est pas trop serré?
J'étudiai mon bras bandé.
- Parfait. Merci. Parle moi, ça suffit maintenant! Il sursauta. Il avait peut être cru que par pudeur je le laisseras faire seul le travail sur lui qui avait commencé lorsqu'il avait revu celle dont il était prisonnier.
- Est ce que je dois absolument te parler avant de t'embrasser ou m'accordes tu...
Je me saisis de son torse à pleines mains et cherchai impatiemment la peau sous les vêtements. Pendant ce temps nos bouches s'unirent en un long baisé passionné. Je rouvris les yeux, j'avais oublié! Trouver les siens, à demi clos, m'apaisa immédiatement. Ce regard là n'était pas celui de la culpabilité ou du malaise. C'était celui du plaisir et du soulagement, à défaut d'être celui de l'amour.
- Je vais même te dispenser de me parler le temps de passer voir Claire et d'aller boire ce foutu verre dont je rêve depuis des heures. Tu viens chez Claire avec moi?
- Tu n'es donc jamais fatiguée, questionna-t-il en baillant?
- Je suis debout depuis le tombée de la nuit seulement. Comme eux, rappelle toi. Alors non, je n'ai pas envie d'aller dormir. Même si ce bras me fatigue. Sans compter les émotions.
- Laisse Claire tranquille, en tous cas, à cette heure elle doit dormir profondément.