manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Non, je vais aller dire à Vulcan que ce n'est pas sa faute et que je vais bien.
Je hochai la tête et nous nous quittâmes en haut des escaliers. J'entrai comme dans un cocon dans mes appartements. Mon mari me fut d'abord invisible, dans le noir de la chambre. Il alluma la lumière pour m'aider à me diriger vers le lit, il ne dormait donc pas encore. Je le regardai avec émotion en quittant mes vêtements lentement, pour ne rien perdre de sa réaction à la vue de ma nudité, chose que je n'avais pas faite depuis des années. Étonné de mon regard attentif il ne put s'empêcher de me demander de sa jolie voix grave :
- Qu'y a-t-il, Aliénor ?
- Je voulais regarder tes yeux courir sur mes seins, simplement.
Son sourire monta lentement, petite chose merveilleuse.
- Je vois que la présence de ta fille dans ton esprit réveille certains aspects de ta personnalité que je n'avais pas vus depuis quelque temps.
J'avais craint sa réaction, je ne le compris qu'alors. J'avais eu peur de quelque chose de plus blessant. Je n'avais pas écarté l'hypothèse selon laquelle nous faisions moins l'amour parce qu'il ne me désirait plus. Mais Liam m'aimait, il m'aimait telle que j'étais, même si je n'étais plus la même depuis la naissance de notre fille.
- Kiara n'est plus en moi, elle est retournée dans son corps.
Il s'agita grandement dans le lit qu'il quitta en deux trois mouvements brusques. Mais lorsqu'il posa de nouveau les yeux sur moi je le vis se creuser la tête. Je ne pus m'empêcher de sourire : sa mémoire lui servait d'empathie, il était en train de chercher un souvenir qui l'aidât à déterminer si c'était gênant de me laisser là, nue avec mon regard lubrique, alors qu'il irait prendre sa fille dans ses bras.
- Elle parle avec Vulcan, normalement, indiquai-je parce que cela suffisait.
- Oh.
Il demeura debout et posa sans gêne les mains sur mes seins sensibles en effleurant mon ventre humain de ses lèvres chaudes. Il devint centaure dans la seconde, cela faisait des années qu'il savait le faire quasiment à la demande. Maintenant il était plus grand que moi, avec son corps puissant. Ses mains possessives couraient sur mon torse, et mes flancs chevalins. Son nez glissait dans mes cheveux, dans mon dos. Je voulus me tourner vers lui pour lui donner du plaisir mais déjà il tendait les bras pour prendre appui sur mon dos et grimper sur moi. Je me dérobai d'un écart et me délectai de son regard perdu.
- Je veux prendre mon temps. Je n'irai pas travailler demain.
Soudain sérieux il fit le tour de mon corps pour venir me parler bien en face, tout contre moi. Mon torse frémissant entre ses bras musclés, je répondis à sa question muette :
- Je vais prendre soin de moi. Je ne suis pas qu'une pièce rapportée dans la famille divine. Je suis aussi ta femme et une personne. Tu m'encourageras dans cette voix, Liam ?
- Évidemment. Pardonne-moi, je... Oh miséricorde ! Je n'avais pas compris comme c'était grave !
- Peu importe, mon amour. Maintenant tout ira beaucoup mieux. Parfait, maintenant que tu es redevenu homme, laisse-moi te donner du plaisir.
Je le fis, ô combien. Il se transforma même de façon intempestive, depuis quand n'était-ce pas arrivé ? Ensuite de nouveau en quelques caresses il me fit frémir et je goûtai de nouveau le plaisir de l'accueillir en moi, trop puissant ; pourtant ce fut tellement bon !
J'étais dans ses bras lorsque je m'éveillai le lendemain, comme tous les autres. Depuis cette période les expéditions s'espacèrent. On fit construire une piscine intérieure accolée à la cathédrale, sous une verrière. Je m'y baignai régulièrement, mais je recommençai aussi à lire et à faire des grasses matinées.
Je ne sus jamais ce que Kiara dit à Vulcan cette nuit-là. Mais la première fois que je vis de nouveau par ses yeux, c'était ce matin-là. Désorientée je compris que ma fille s'était endormie près du jeune homme, à même le sol de la chambre de celui ci. Leur front reposait l'un contre l'autre.