manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
Désorientée je compris que ma fille s'était endormie près du jeune homme, à même le sol de la chambre de celui ci. Leur front reposait l'un contre l'autre.
- Bonjour, fit-elle, et il se réveilla précipitamment.
- On... s'est endormis, nota-t-il.
Elle gloussa.
- Merci, dit-elle soudain très sérieuse.
- De quoi? Patina-t-il.
- Merci de l'avoir bien pris, Vulcan. Tu es vraiment très courageux.
Il lui sourit très tendrement.
- C'est mieux ainsi. Je t'aurais fait souffrir, c'est certain.
Je fus de nouveau dans mon propre lit, le nez dans le cou de mon époux, à qui je contai ce que je venais d'entendre et de voir. Il m'adressa un sourire confiant. Tout s'arrangeait, tentai-je de me convaincre. Ils passeraient à autre chose.
Trois ans plus tard on fêtait leur anniversaire. Ils étaient radieux, la fête avait été sublime. Nous étions tous vautrés au milieu d'une grande salle vide et en désordre. Nous avions dansé toute la soirée avec le peuple, nous étions lessivés. Après quelques commentaires ensommeillés sur la soirée chacun rentra dans ses pénates. Je m'écroulai comme Liam dans le grand lit confortable et aussitôt mon esprit fut happé par celui de ma fille.
Troublée je me vis très près de Vulcan. Je voulus reculer mais je n'étais pas là, c'était ma fille qui lui faisait face. Je vis son visage se rapprocher de plus en plus près puis je ne vis plus rien, Kiara avait fermé les yeux. Lorsque leurs lèvres se touchèrent je voulus m'enfuir, je ne voulais pas voir ça ! Kiara recula précipitamment.
- Oh pardon, s'excusa le jeune homme, on en a déjà parlé, je suis désolé, cela ne se reproduira plus.
Kiara porta une main à ses tempes.
- Ce n'est pas ça, grommela-t-elle...
- Mère? M'appela-t-elle.
- Je suis là. Je suis désolée, je n'ai rien fait, je...
- Ne sois pas bête, sourit-elle (Vulcan n'allait rien comprendre à ses mimiques), tu n'as aucun pouvoir, tu n'es pas une déesse. C'est ma faute, bien sûr ! Attends...
- N'aie pas peur, ma fille, fis-je alors qu'elle lutta pour inverser le processus.
Elle se demanda un instant si je parlais réellement de Vulcan et elle. Lorsqu'elle comprit que c'était bien cela, elle m'expulsa facilement, non sans formuler juste avant :
- Merci, maman.
Je souris dans le cou de mon aimé. Il effleura le creux de ma taille. Oh, je ne vous ai pas dit : maintenant j'avais une taille car j'avais aussi des hanches !
Épilogue.
Le lendemain je frappai chez ma fille pour lui dire que j'allais en expédition avec son père, comme je le faisais depuis des années. Elle me demanda d'entrer, je le fis. Elle tapota la place près d'elle sur le lit. Je m'y assis à ma façon. Je remis en place l'une de ses mèches blondes, elle sortait juste du sommeil même s'il était plus de onze heures, oui les expéditions commençaient plus tard depuis trois ans, étrangement.
- Je vais essayer, expliqua-t-elle sobrement.
- Tu le désires, finalement? Souris-je.
- Je crois bien que oui. Il fait un très beau centaure, expliqua-t-elle.
- C'est fantastique, assurai-je. Ne te presse pas, fais tes choix, et je serai toujours là pour les approuver.
- Merci, mère. Tu t'en sors très bien en coutumes xivianes, conclut-elle.
Je mis longtemps à me remettre de ses paroles. Je hochai finalement la tête : les terriens avaient un bel édifice de jolies normes, une forte tour d'ivoire. Mais les xivians écoutaient simplement leur cœur. C'était un peuple beau comme le jour.
- Nous sommes magnifiques, assurai-je à mon mari.
- Nous sommes magnifiques, confirma-t-il en posant une caresse délicate sur ma joue de nouveau ronde. Nous l'avons toujours été.
Je versai une larme qu'il but sur ma joue.
Fin !
Lien vers le début de mon nouveau roman : Clio.1