manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- T'as qu'à demander, princesse (comme disait Uriel), je te dirai comment est ma pierre.
Elle s'accorda le plaisir de lire le bonheur sur les traits de sa fille, qui en avait au moins autant besoin qu'elle. C'était la première fois qu'elle entendait la jeune femme parler de cette façon, qu'elle affectionnait tant. Elles rirent ensemble. Lorsqu'elles se calmèrent, presque rendues à la maison, sans un mot la brune aux yeux sombres tendit la main vers la pierre de lune, au cou de sa fille qui se s'écarta pas. Elle était lourde comme une ancre. Elle l'interrogea d'un air sincèrement inquiet.
- Tu vas t'habituer, lui promit Clio, toujours légère malgré tout.
Saisie d'une impulsion, la brune aux yeux sombres proposa à sa fille :
- J'ai envie d'aller chez Mallo. Je te pose chez Lison ou ailleurs ?
La jeune femme pouffa de rire, avant de lui faire remarquer d'un ton joueur :
- J'ai fac, demain. On n'est pas en week-end, maman.
Alors que celle-ci cherchait la manière de formuler que peu importait, elle se tut, pressentant qu'elle était à côté de la plaque. Elle interrogea donc la jeune femme du regard, prenant la direction de chez elle pour l'y déposer avant de repartir.
- Je ne sors pas avec papa à l'hôpital, lâcha-t-elle simplement.
Se calant mieux dans son fauteuil, elle expliqua, le regard très rêveur :
- Je sais que chaque soir, qu'il travaille ou non, il va jeter un œil sur moi à un moment, entre le coucher et le lever du soleil.
Hiléria se demanda vaguement comment faisait-il pour savoir où elles se trouvaient, mais décida de passer sur ce détail. Après tout sa fille avait un portable, peut-être le lui disait-elle tout simplement.
- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose, que tu aies peur de sortir si tu sais qu'il ne peut pas te surveiller.
Clio eut un sourire mélancolique.
- Je sais que ça n'en est pas une. Mais c'est ainsi, je n'ai aucune envie que cela change. Je ne rentre jamais seule, voilà tout, maman.
Celle-ci songea à lui proposer de passer la reprendre au retour, mais il lui sembla que c'était une façon de parler. En saluant sa fille, elle se demanda jusqu'à quel point l'impression d'avoir été de bons parents était illusoire pour Uriel et elle-même.
Mallaurie se demanda bien qui viendrait le voir à des heures pareilles. Mais qui que ce fût, il faisait trop de bruit pour que le rouquin décide de l'ignorer dans l'espoir qu'il reparte. Il ouvrit la porte en cachant sa quasi nudité derrière.
Hiléria se sentit conquise par cette tenue et sa mine décoiffée ainsi qu'ensommeillée et passablement en colère. A présent il semblait surpris, mais pas particulièrement heureux de la trouver là. Elle lui donna un long baiser, auquel il finit par répondre.
Mallaurie aurait voulu avoir la force de la renvoyer d'où elle venait. Il en avait tellement assez d'être aux petits soins avec elle pendant qu'elle prenait son temps pour lui accorder une chance éventuelle ! Elle glissa ses doigts glacés sur son torse nu, ses flancs, ses fesses fermes qu'elle n'avait jamais touchées. Elle émit un grognement, en signe qu'elle les appréciait. Il décida qu'il allait prendre ce qu'elle était venue lui offrir, qu'il déciderait ensuite du devenir de leur relation étrange. Il défit sa veste, la petite robe qu'elle avait prévu de porter au vernissage. Il dégrafa son soutien-gorge, fit glisser sa culotte, la plaqua au mur et entra en elle en regardant bien ses grands yeux sombres. Elle eut une mimique qui prouvait qu'elle aurait préféré prendre son temps, mais que somme toute cela la faisait rire. En se haussant sur la pointe des pieds, elle se débarrassa de lui avec un air moqueur. Il eut un moment de flottement.
- Tu as du vin ou quelque chose ? Questionna-t-elle en gagnant la cuisine nue en se contorsionnant pour quand-même le regarder dans les yeux pour le lui demander.