manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Cependant dans cette folie de stresse et de concours je vis peu les filles toutes occupées à ses propres révisions, ce fut donc avec joie que je les rejoignis cet après-midi là.
- Ouf, c’est fini, s’exclamait Sophie.
- Oui, mais j’ai raté le civil.
- Tu aurais été plus attentive en cours ça aurait été plus simple, fit l’implacable Tiffaine.
- Tu peux parler, tu n’y allais que pour discuter.
- Moi au moins j’y allais !
Je surpris le sourire amusé de Sophie.
Les filles se découpaient pleine de vie sur la pelouse qui commençait à verdir. Les arbres reprenaient enfin leur feuillage, la nature s’éveillaient parmi le bruitages incessant des étudiants. À quelque pas des filles, derrière Sophie, se tenait un bosquet. J’avais repéré cet endroit dès mon arrivée, un havre de paix au centre d’une agitation incessante. La première fois que je l’avais vu j’étais perdu, plus d’ami, plus de repère, je me rappelle qu’à sa vue une pensée m’avait traversée. « que serais-je devenue quand il sera en fleures, serais je encore en vie ? ». Aujourd’hui j’avais la réponse, tout s’était bien passé. J’étais en train d’admirer les arbres et les souvenirs qu’il contenait lorsque j’aperçus une ombre au sol, la seul ombre au monde que je pouvais reconnaître, elle avait une aura. Sans réfléchir plus je me mis à fuir, je ne pouvais risquer un combat au milieu d’innocents, si prés de mes amies. J’entendis au loin une des filles m’appeler en vain, je courrais. Les garçons avaient-ils compris qu’il se passaient quelque chose ? Je ne le sais pas mais aucun d’entre eux ne se manifesta alors que j’entreprenais un marathon dans les rues de Régina. Combien de temps dura ma fuite ? Ça aussi je l’ignore, jusqu’à ce que mon cœur ne batte plus que sous le coup de l’effort et non la peur, des minutes, des heures, tout cela n’avait aucune importance. Le jour resplendissait toujours lorsque je cessa, j’étais en plein milieu d’une rue inconnue, les passants me dévisageaient sans me vouloir plus de mal qu’une simple curiosité. Au bout de la rue je distinguais un café, idéal pour faire le point. Une fois calmée, ce qui me pris la moitié de ma limonade, j’établis un mauvais plan car fondée sur trop de doute. La stratège en moi me soufflais que j’allais à l’échec, mais je la fis taire, je n’avais pas le choix. J’étais en proie à plusieurs incertitudes, la première, la plus fondamentale, était avais-je réellement été poursuivie ? Après tout je n’avais vu qu’une ombre se dessiner dans les bosquets. Je me remémorais les temps où la peur me tenaillait le ventre, peut alliée à la fatigue cette vielle angoisse avait engendré ma course. Dans le cas contraire pourquoi l’homme ne m’avait-il pas pourchassée ? Quelque soit la réponse à ces questions je devais informer les Angels de mes inquiétudes. Ici s’imposait mon second désarroi, est ce que les garçons répondront à mon appel ? Je devais tenté. S’ils répondaient alors nous aviserons ensemble de la suite, sinon je rentrerai chez moi. Je pris le temps de déguster le reste de ma boisson laissant sa fraîcheur engourdir mes angoisses, puis je sortis, trouvas une rue déserte et hurlais le noms de mes protecteurs, une fois, deux fois, vingt fois, inutile. Seul le silence me fit échos, je ne comprenais pas pourquoi cet abandon.
Arrivée chez moi, on m’attendais.