manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Je ne peux pas me relever, lui murmurai-je. J’ai les jambes en coton.
D’un geste sûr ils nous éleva et nous reconduisit à la maison. Le bal continuerait sans nous, il se prolongea une bonne partie de la nuit. Cependant la danse ne fut pus à l’honneur, les femmes préférant commenter notre performance plutôt que valser.
A peine rentré Noa me posa délicatement sur le sofa et alla directement à la chambre, nous n‘avions même pas eu le temps de parler. Je ne pouvais pas abandonner la situation comme ça, elle risquait de s’envenimer. Si l’expérience m’avait appris une chose c’est qu’entre cet homme et moi les non-dits n’étaient pas une bonne chose. Je me levai donc et allai le rejoindre.
- Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris, fis je.
- Ne t’en fais pas, c’est ma faute. Je savais pourtant que certains rythmes font entrer en transe. Je n’aurais jamais du faire cela.
- Une transe ?
Il hocha la tête.
- Hum, hum, c’est ce qui nous est arrivé, c’est pour ça que plus la musique s’accélérait plus notre échange s’intensifiait. Cette méthode est très utilisée par les chamans. J’aurais dû m’apercevoir du problème dès le début. Je suis désolé fillette, l’expérience est troublante.
- Mais tu l’avais déjà fait ? Tu as été voir les indiens ?
Il éclata de rire :
- Bien sûr que non, je le sais c’est tout.
- On t’en a parlé pendant tes études de curé ?
- Je ne sais plus si on m’en a parlé lors de mon séminaire, mais il me semble que c’est connu. Pourquoi toutes ces questions fillette ?
- Tu parles combien de langues padre?
- Je ne sais pas, une dizaine, peut être plus. Ça ne répond pas à ma question.
- Tu parles plus de dix langues et tu as réponse à tout, sans pour autant percevoir d’où te viens cette connaissance. Tu savais que l’omniscience est une qualité divine ?
Son rire inonda la pièce, d’un geste tendre il m’ébouriffa les cheveux :
- Il n’existe qu’un seul Dieu mon ange, et il est au ciel.
- Non il y en a un deuxième sur terre.
- Brad Pitt ? Fit-il l’œil pétillant de malice.
L’éclat de joie fut le mien cette fois ci :
- Oublie et allons nous coucher. Tant qu’il n’y a pas de mal entendu entre nous, l’affaire est sans conséquences.
Il existait en effet un second Dieu sur terre, c’était soit disant mon partenaire, celui qui m’était promis par le pacte, un cadeau en guise de consolation. Cependant si mon prince s’avérait être un curé soumis à obligation de chasteté je détruirai le contrat pour vice de forme.
Le temps filait agréable. Je m’adaptai à mon nouveau travail, songeant même à une reconversion. J’aimais créer, c’est gratifiant de voir naître quelque chose de mes mains. Le tableau pour la chambre était fini. Le curé avait représenté une cascade s’écoulant sur les trois parties de l’œuvre. C’était magnifique, je m‘étais empressée de l‘accrocher et dans le même temps j’en avais commandé un pour mon bureau. De mon coté j’avais fini le château de notre client excentrique.