manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
Tout le monde avait oublié ma présence, si les gardes n'occultaient pas cette satanée porte, j'aurais déjà tenté une évasion depuis belle lurette. Non, me repris-je, Prince ne pouvait peut-être pas se changer en chauve-souris pour braver comme moi les rayons du soleil.
A la fin du repas la jeune femme avait échoué à son but, mais je n'avais pas fait mieux : je ne rentrerais pas chez moi avant d'avoir fait le don au roi. Ni une ni deux, je fus jetée dans un cachot pour que le monarque puisse vaquer à ses occupations sans avoir à veiller sur moi.
Il venait me voir à chaque repas, il m'accompagnait aux toilettes, il nous donnait à manger, à Prince et moi, enfin il me demandait de lui faire le don. Je refusais, aussi repartait-il sans se mettre en colère.
Une semaine plus tard je n'en pouvais plus. Tout ce que j'avais gagné était d'apprendre à Prince de se changer en chauve-souris et en loup. Lorsque le roi arriva ce soir-là, je tentai l'impossible. Je tentai de l'hypnotiser pour qu'il nous laisse sortir. Mais j'échouai, je ne pouvais pas hypnotiser un loup-garou ! Maintenant j'étais dévoilée et il me criait dessus. Mais il finit par partir. Or même en chauves-souris nous étions trop volumineux pour passer les barreaux. Je passai des heures à me maudire de ne pas avoir fui directement au lieu de chercher à l'hypnotiser. Mais j'avais eu peur que nous fûmes piégés si je ne le faisais pas. J'avais été idiote. Le lendemain la folie me guetta : je devais sortir, à tous prix ! Lorsqu'il entra je bondis, le mis à terre et courus, Prince à mes côtés, Dieu merci l'ombre régnait dans les couloirs. Je me changeai en chauve souris... Et me heurtai à la porte. Foutue manie de toujours avoir trente-six portes à
la suite et d'avoir orné toutes le fenêtres de grillages serrés ! Telle fut la dernière pensée que j'eus avant de perdre connaissance à cause du choc.
Je m'éveillai mais ne parvins pas à ouvrir les yeux. Cela étant, le Roi était en forme. Il chuchotait, mais la colère rendait sa voix sourde.
- Qu'est-ce que je peux faire ? Elle ne veut pas, je ne vais pas la tuer pour que personne d'autre ne l'attrape, si ?
- Elle ne veut pas, cela c'est un fait, réfléchissait sa fille avec lui. Non, c'est certain, père, je ne vous vois pas la tuer pour empêcher les traitres de l'avoir. Peut-être pourrions-nous la renvoyer chez elle et poster des soldats pour la protéger ?
- De quoi parlez... Aïe, m'interrompis-je.
Ma tête me lançait affreusement. La jeune femme me tendit un cachet ainsi qu'un verre d'eau.
- Prenez ça, dit-elle, c'est pour la douleur.
Je le fis en me préparant à demander de quoi il retournait, mais le roi m'expliqua de lui-même :
- Il y a un traître dans le château. Il a révélé votre existence à mon peuple, j'ai reçu plusieurs propositions de mes ennemis. Je pourrais vous vendre très, très cher, Callista.
- Fabuleux, Altesse, et pourquoi Altesse n'a-t-il pas accepté, Altesse ?
- Kenzo, sourit-il.
- Non, je ne porte pas de parfum, rageai-je, je veux juste..
- C'est mon prénom, s'amusa-t-il, mais les gens s'en étonnent toujours ; avant que vous le demandiez, oui la marque était déjà connue à ma naissance, mais non, mais parents ne m'en voulaient pas.
Je ne pus m'empêcher de glousser mais assurai :
- C'est un joli prénom. Dites-moi, Kenzo, d'après ce que j'ai compris vous êtes résigné à abandonner vos rêves d'immortalité ?
- Pas du tout. Mais maintenant on en veut à votre peau, donc j'ai une proposition à vous faire, est-ce que...
- Pardon? Peut-on rembobiner un peu ? M'écriai-je. Il y a une différence entre vouloir m'acheter et vouloir ma peau !
- Comme Père refusait, les mots suivants promettaient un assaut au château pour vous ravir, morte ou vive.
Sous le choc je cherchai Prince des yeux, pour obtenir du réconfort. D'abord les chevaliers, maintenant des loups garous, je voyais ma fin se précipiter.