
- Tu n’es pas obligée me dit Célian, ça peut attendre.
- Quand nous t’avons trouvé nous nous sommes occupé de toi directement. Après t’avoir bandé le torse je suis retourné dans la ruelle chercher des indices mais il n’y avait rien. Pourquoi es tu rentrée seule ? je t’avais pourtant dit de d’attendre Célian.
- Tu ne vas quand même pas la réprimander !
- C’était irresponsable de sa part ! Raconte, m’ordonna-t-il.
- Que si elle peut le faire ! Célian semblait sur le point de mordre mais le curé avait raison, plus tôt ça sera fait mieux ça sera.
- On ne t’a pas appris dans tes cours de psycho que les victimes avaient besoin de parler ?
- Parce que c’est toi qui va me donner des leçons en matière de psychologie peut être ! Tu n’es même pas capable de lui parler correctement ! Tu aurais répondu…
- ASSEZ ! Si c’est pour vous disputer sortez de ma chambre, je raconterai mon histoire à Gaëlle (mon nounours).
Ils se turent bon. D’un regard je m’assurai que ce silence allait durer avant de continuer.
Je suis rentrée seule car je l’avais décidé et c'est ainsi. Rappelez vous, hier matin nous nous étions disputé et je n’avais envie d’avoir à faire ni à l’un ni à l’autre, alors j'ai choisi de rentrer à pied. J’étais parvenue à la première ruelle quand cinq hommes m’ont abordée. Ils étaient trois avec des coteaux, un avec un fouet et le dernier possédait des chaînes. Lorsque j’ai vu ça j’ai voulu m’échapper bien sur, mais le garçon au fouet fut plus habile, il se servit de son fouet comme d'un lasso et arriva à me ceinturer. Je m'écroula et je n’eus pas d’autre choix que faire face. Au début ça allait, j’avais réussi à en mettre deux à terre mais j'ignore comment, à un moment la situation s’est inversée. J'allais me dégager du piège quand l'un d'eux me poussa, je n'arrivai pas à garder mon équilibre et tomba à genoux. Directement deux de mes agresseurs se saisirent de mes poignet alors qu'un homme armé de chaîne se plaçait dans mon dos. Inutile que je vous raconte la suite. En faisant pleuvoir leurs coups sur moi il avait une lueur malsaine dans le regard. Leurs actes les amusait, non c’était plus fort que cela. C’était de la jouissance. Mais je sentais qu’il y avait autre chose derrière. Ils tapaient pour tuer, ils auraient pu me voler mais ils n'ont même pas chercher mes richesses. Ils étaient résolus et se réjouissaient de cette mort. Je m'embrouille, mais ce sentiment, je ne sais comment l'exprimer.
A ce passage l’ange me prit dans ses bras en hochant la tête, signe d‘approbation. Je me repositionnai contre son torse et continuai mon récit. Heureusement qu’il avait eu ce geste, je me sentais désemparée, c’est plus difficile que ce que j’avais cru. Je repris:
- Au bout de quelques minutes, au comble du désespoir j'ai tiré un grand coup sur mes poignets pour les faire trébucher. Je n'y croyais pas mais l'adrénaline alliée à la surprise provoqua leur chute. Ils tombèrent sur moi et je me suis servie de leurs têtes pour les assommer mutuellement. Il ne me restait plus qu’un agresseur, j’allais l’avoir mais dans un faux mouvement j’ai marché sur un des hommes à terre et je me suis tordue la cheville. À cet instant je me suis crue perdu, mon adversaire aussi c'est ce qui provoqua sa perte, il prit quelque minutes pour savourer sa victoire, moi à tâtons je cherchais une arme. Je trouvai une barre de fer provenant d'une poubelle éventrée par le combat. Là tout devient flou, je sais seulement que lorsque mes esprits me revendrent j'étais accrochée à une échelle d'incendie la barre ensanglantée dans la mains. C'est là que j'ai décidée de m'enfuir, je me suis saisi d'un balai et j'ai marché jusqu'à la ruelle suivante.
Divin témoin 40