- Bien sûr, n’empêche que ce n’est pas moi qui suis venu te trouver en pleine nuit.
- Essaye un peu la prochaine fois. Ta sœur est à mon avis un garde du corps efficace, je suis percluse de bleus par sa faute !
Il me sourit :
- Allez viens, ils doivent se demander ce qu’on fait.
Dans le couloir je lui dis :
- Vas y, je te rejoins, je passe voir Fanny avant.
- Décidément tu es une vraie mère poule.
La fillette était totalement remise. Incroyable cette vitesse de cette guérison, mais là le doute n’était plus permis :
- J’ai faim, me dit elle d’une voix faible.
- D’accord, je t’apporte ça tout de suite et sans réfléchir je m’élançai à travers le couloir pour atterrir dans les bras d’Estal.
- Et bien mon enfant que t’arrive t’il ?
- C’est fini lançai-je.
Je vis le visage de la mère se décomposer alors que le pain tomba des mains de Paul. Je mis du temps à comprendre leurs réactions :
- Non, c’est la maladie qui est finie ! Elle est guérie, elle m’a réclamé de la nourriture.
Louise fut la première à comprendre le sens de mes paroles, elle se précipita dans la chambre bientôt imitée par le reste de la troupe. Je restai seule dans la cuisine, mes jambes flagellaient, cette histoire m’avait touchée plus que je ne l’aurais pensé. Je sortis prendre l’air. La pluie s’était calmée. Je levai les yeux au ciel pour remercier Dieu, sans lui je ne suis pas sûre que l’issue aurait été la même. Ce n'était pas normal, les maladies dues à l'eau ne se guérissaient pas avec une simple aspirine, même si j'avais renforcé sa puissance par mon sang. Décidément beaucoup de choses m'échappaient, était-ce réellement l'eau la responsable ? Peut être était-ce une souche éteinte à notre époque. En haut le divin me sourit envoyant un rayon de soleil pour éclairer mes pensée, c’est tout Zeus, toujours attentionné. Tout d’un coup je me rendis compte que j’avais modifié le passé, certes pas grand-chose mais sait-on jamais. Si son destin ou celui d’un de ses descendants venait à changer l’histoire telle que je la connaissais ? Je devais faire attention pour mes futurs actes, mais là il était trop tard.
- Que fais-tu dehors ? il serait dommage que tu tombes malade.
Tristan bien sûr, je le rejoignis et nous mîmes le couvert.
Divin témoin 63