- Tu t’es bien battue mais tu n’étais pas de taille
- J’aurais gagné si tu t’étais battu à la loyale ! Lui crachai-je au visage.
Il enfonça un peu plus sa lame faisant couler mon sang. Dans mon dos je sentais les vampires rager, ils ne pouvaient rien faire, moi si. Puisque les règles du combat équitable n’étaient pas respectées plus rien ne m'empêchait de me servir de mes pouvoirs. Certes je ne pouvais l’enflammer, cela risquerait de le tuer et lui n’était pas déjà mort. Mais je pouvais lui faire mal, très mal. Je plaquai ma main sur son armure. "Brûle" lui lançai-je alors que je chauffai à blanc le fer. Si le fer protége, il est aussi extrêmement conducteur. Le fantassin hurla de douleur, les autres ne comprenant pas la situation ne surent pas comment réagir. Lorsque l’homme fut à terre évanoui je relâchai mon étreinte.
- J'ai gagné ramassez votre supérieur et partez, il est inutile de verser plus de sang.
cependant à voir l’air déterminé des soldats je sus qu’ils n’allaient pas respecter leur parole. Y avait-il eu à un moment une autre solution ? Je l'ignore, tout ce que je sais c’est que les trois vampires se mirent à mes cotés alors que je me gorgeais de pouvoir.
- Essayez un peu, pavanai-je. Je vais tous vous griller, vous mourrez dans d’atroces souffrances alors que je me délecterai de vos hurlements de douleur (tant qu’à fanfaronner autant le faire jusqu’au bout.)
Croyez vous qu’ils aient eu peur ? Et non. Même aidée j’avais peu de chance de réussir, mais je ne laisserais pas ces hommes s’approcher de Louise ou de Fanny sans combattre. Qui commença en premier, je ne m'en souviens plus, tout ce dont je me rappelle ce sont les coups incessants qui parvenaient de toute part. Un à un j’abattais mes ennemis, mais ils étaient toujours remplacés par un nouveau, plus frais que moi, plus fort que moi, mieux armé que moi. Je n’avais aucune chance. J’entendais à coté mes amis qui subissaient le même sort mais je ne pouvais m’interrésser à leurs combats, débordée par le mien. Tout d’un coup j’entendis un retentissant :
- ASSEZ.
Les soldats se rassemblèrent laissant les bléssés à nos pieds et se figèrent au garde à vous devant le nouvel arrivant. Avant de regarder celui à qui je devais la trêve, je fis le tour des troupes. Lucien avait l’air enragé, il était prêt à repartir dans la bataille. À ses cotés se trouvaient les filles qui s'étaient précipitées dans ses bras cherchant apaisement et sécurité. Plus loin je vis Paul, il était blessé, il essuyait le sang qui maculait son visage mais il semblait se porter bien. Un soulagement me saisit, j’avais eu peur pour lui. Puis je me mis à chercher Trist. Rien. Je ne le voyais nul part. Mince, où il est ? Était-il parti chercher de l’aide ? Je baissai mon regard et le trouvai à terre. Une épée lui sortait du ventre.
Divin témoin 84