Furent les derniers mots que j’entendis avant de tomber dans un état comateux. Un sommeil artificiel plus tard j’ouvris les yeux pour découvrir les garçons penchés sur moi. Ils m’avaient déposée dans le salon sur le canapé et depuis ils me surveillaient :
-Hum, fis-je en m’étirant (je n’avais pas encore réalisé que j’étais en sous vêtements ça viendra plus tard. Pour l’instant je détendis mes muscles engourdis par des mouvements de chat). Que s'est-il passé ?

- Qu’est ce qui s’est passé hurla Erwan, qu’est ce qui s’est passé ? Il s’est passé que tu as choisi de t’endormir en plein milieu de la piscine ! Si je n’avais pas été là tu serais morte ! Voila ce qui s’est passé !
Il était furieux, et mouillé :
- Si tu étais fatiguée à ce point pourquoi ne t’es-tu couchée ?
Je fis une rapide reconstitution des faits :
- J’ai séché mon dernier cours (quoi cria l’homme furieux et mouillé). J’ai donc séché mon dernier cours pour aller nager (Ce n’était pas la meilleure des idées ! Au moins dormir en cours est sans danger. D'un regard noir je fis taire le perturbateur ). Donc, repris-je, je suis rentrée. Tout allait bien, j’étais en forme, je ne comprends pas. Lorsque j’ai vu que vous alliez arriver, j’ai décidé de faire trois longueurs et de sortir. C’est là que j’ai commencé à délirer. Je voyais une foule de spectateurs. Je ne sais pas, c’est arrivé d’un coup. J’ai du me faire mal en plongeant, mais je n’ai rien senti.
Doc se pencha sur moi pour examiner ma tête.
- Non tu n'as rien, ni bosse ni hématome. Et puis ça serait arrivé avant, tu as beaucoup nagé entre ton plogeon et ta perte de conscience.
- Non, je parle du second plongeon, celui que j’ai fait après avoir bu.
- Tu as bu ?
- Quoi ! ne me dis pas qu’en plus tu t’es enivrée au point de faire un coma éthylique dans la piscine ! rugit Erwan.
- Mais non, pour qui me prends tu ? J’ai bu un verre d’eau qui traînait au bord de la piscine.
Tout d’un coup Célian pâlit.
- Le verre sur la table d’exterieur ?
- Oui, c’était le tien ? Désolée je t’offrirai un autre verre d’eau
- Pardon, c’est ma faute. Jamais je n’aurais pas dû le laisser traîner, mais comment j’aurais pu penser ?
Erwan était déjà prêt à lui sauter dessus.
- Explique, murmura-t-il dangereusement.
- Comme j’ai du mal à dormir Mélodie a pris l’habitude de m’offrir un somnifère très puissant chaque soir. En général je ne le bois pas et le laisse là où elle le pose c’est-à-dire près de la piscine.
Un rugissement d'Erwan l'interrompit.
- QUOI !
- C’est un accident, le défendis-je, ça peut arriver !
Toujours en rage le curé se retira tandis que je rassurai l‘ange. L'intervention de Mélodie dans cette mésaventure me troubla. Certes c’était un accident, élaborer un plan à ce stade devenait machiavélique, mais c’était encore elle. Toujours elle. D’ailleurs lorsque je le revis son aura me parut plus foncée.
Erwan ne décolérait pas, et Célian culpabilisait. L’ambiance à la maison se détériorait à vu d'œil, alors la Mélodie proposa :
- Ce soir on va tous en boîte ! Et personne n'a le droit de dire non, ça nous fera du bien de s'amuser.
Divin témoin 96