manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Puisque tu ne veux ni t'asseoir ni boire, réponds aux questions, cracha la vampire. Un : tu n'es pas un vampire : comment m'as tu transformée ?
Il écarquilla les yeux un long moment puis poussa un rire strident, qui évoquait le début de la folie.
- Allons calmez vous, l'implorai-je. Nous sommes là pour qu'aucun mal ne vous soit fait, la rousse et moi. Et la vampire veut juste comprendre ce qui lui est arrivé. C'est important pour elle. Imaginez si vous....
- C'est pas moi, réussit-il enfin à glapir. Comment voulez vous, demanda-t-il à la jeune femme, que j'aie pu vous faire cela ? Enfin je suppose que quand on est déjà un buveur de sang soi même on est prêt à tout imaginer. Mais je vous le jure sur tout ce qui m'est le plus cher, sur mon épouse... Mais pitié ne lui faites pas de mal! Je jure, se reprit, il que ce n'est pas moi qui vous ai transformée.
Nous lui laissâmes le temps de se reprendre, son visage de blond aux yeux émeraudes caché dans ses mains. Puis plus calme il narra :
- Je me suis renseigné après. J'ai appris le peu que l'on sait à votre sujet, et encore, ce sont des mythes...
Il secoua la tête.
- Mais vous devez savoir qu'un humain comme moi ne peut pas vous avoir fait ça.
- Mais je me souviens de vous, ragea-t-elle. Je vois vôtre visage trop près de mien cette nuit là.
- J'ai espéré avoir eu une hallucination...
Il fit encore un effort pour se reprendre.
- Je veux bien un peu d'eau en fait.
Claire alla lui donner ce qu'il voulait, et nous échangeâmes toutes les deux un regard soulagé. Il n'allait pas perdre la raison et la panique du départ avait laissé place à l'espoir qu'aucun mal ne lui serait fait comme on le lui avait promis. Il reprit :
- Mais ce n'était pas un cauchemar éveillé, apparemment.
- Pas vraiment, railla Marianne. Continuez.
- Je rentrais du travail. J'ai fait un détour pour prendre de l'essence et... vous avez crié.
Le visage de la jeune femme se décomposa.
- Il m'a fait souffrir, en plus, rugit-elle !
- Non, s'empressa de contester l'homme. J'ai entendu... comme si vous aviez fait l'amour. J'ai...
Son visage exprima le dépit alors que celui de la vampire évoquait la surprise et l'incrédulité. - J'ai gloussé, mais comment aurais-je pu savoir...
- Ce n'était pas moi, ragea-t-elle, je m'en souviendrais.
- J'ai... terminé ce que j'étais venu faire, et j'allais rentrer dans la voiture quand le type est sorti des buissons. Il a dû traverser la station pour s'éloigner. Et le sang... sur sa joue... Sa joue en était maculée. Je me suis engouffré dans la voiture et je me suis échappé à tombeau ouvert.
- Le lâche, cria Marianne !
- C'est ce que je me suis dit, narra-t-il avec un sourire triste. Alors j'ai fait un tour du pâté de maison et comme l'homme ne m'avait pas suivi je suis revenu. J'ai tergiversé : fallait il appeler tout de suite la police ? Je me suis dit que non, que je devais vérifier d'abord que vous étiez blessée. Ça aurait pu être une pratique bizarre.
- Il a été courageux de revenir, dit Claire pour apaiser Marianne. Tu sais tout le monde n'est pas Superman. Les humains sont faibles et craintifs. Rappelle toi.
- Continuez, trancha la demoiselle, la gorge serrée.
- Je suis désolé. Je... viens de comprendre... Vous regrettez ce qui vous est arrivé. Je suis désolé.
- Continuez, répéta-t-elle un sanglot dans la voix. Claire attira Marianne à elle et son bras ne quitta plus ses épaules.
- Je vais essayer de faire vite. Je suis donc allé vérifier. Et vous étiez bien là. Je pensais vous trouver couverte de sang, vue la joue du type. Mais non. Vous étiez nue. Vos vêtements éparpillés autour de vous. Je me suis penché pour écouter si votre cœur battait, comme vous n'aviez pas l'air blessée j'avais bon espoir que vous soyez juste endormie.
Il fit une nouvelle pause.
- Il ne battait pas.
L'homme leva les yeux sur les prunelles dorées de la vampire.
- Parce que vous étiez morte. Mais soudain vos yeux se sont rouverts. J'ai hurlé et j'ai couru jusqu'à la voiture.
Voilà pourquoi elle se rappelait de lui, me dis-je.