manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
- Callista m'a dit comme une confidence, qu'elle avait souvent fait l'amour devant toi, elle était gênée maintenant qu'elle savait que tu étais humain.
Il rougit. Mais je devais savoir, aussi avançai-je pied à pied, d'autant que cela me permettait
d'acquérir une contenance. Il m'avait complètement perdue en route, je ne comprenais rien à ce qu'il faisait avec moi. S'il me croyait assez forte pour jouer avec moi sur ce terrain, qui pourtant n'était à mon avis pas le meilleur, alors oui, j'allais être assez forte. Mais à ses dépens, et c'était de bonne guerre.
- Alors quoi, fis-je narquoise, tu fermais les yeux pendant ce temps-là ?
Maintenant il était d'un écarlate profond, aussi un sourire incontrôlable s'empara-t-il de mes lèvres pâles.
- Et bien... Non, en fait, mais je n'ai jamais su si c'était sa façon de faire à elle ou si c'était normal.
Un « montre moi » faillit franchir mes lèvres mais je me ressaisis à temps. Tarah, me dis-je, il ne t'aime pas, tu regretterais.
- Pourquoi ce changement d'expression ? S'inquiéta-t-il. Tu viens de réaliser que c'est dégoûtant ?
- Mais non, Prince, fis-je avec un très grand sérieux, après un court silence.
Alerte rouge, tu devrais trouver ça dégoûtant, compris-je, mais du moment que c'est lui ton jugement s'altère.
- Je peux te dire si c'étaient des pratiques étranges si tu veux.
Hop, petit clin d'œil qui va bien, songeai-je en lui adressant ce signe de fraternité. Je me sentais nettement mieux. J'avais repris le contrôle de la situation, de mes ressentis. Il se ressaisit, de son côté, de nouveau beau, assuré. A cet instant je compris que ce n'était qu'une façade. Le jour où je m'en convaincrais, je me sentirais bien mieux à propos de notre relation étrange.
- Ils... commençaient par beaucoup d'attouchements, commença-t-il, à la fois grave et avenant.
- Normal, assurai-je d'un ton à la fois tranchant et léger, pour cacher que c'était une conversation des plus gênantes.
Penser que lui aussi le savait, mais que ce minois détendu était des plus factices, me rassura grandement.
- Bon... Et ensuite, ils continuaient...
Il eut un large sourire. Il plongea le regard plus profondément dans le brun du mien. J'eus l'impression qu'il aspirait mon esprit, sans me laisser une chance de m'échapper pour reprendre le contrôle.
- Détends-toi, lycan, souffla-t-il, mais sa voix me parut si lointaine que ma peur redoubla.
Soudain je compris ce qu'il se passait : il cherchait à m'hypnotiser, mais ma nature me permettait de beaucoup mieux lutter que le commun des mortels. Il m'adressa un clin d'œil à son tour. Alors je lui fis confiance. Dès que je décidai de lâcher prise, le vampire créa des images à mon esprit. Je n'aurais jamais dû voir Callista faire ce genre de choses. Même dans l'ambiance romantique, tamisée, enjolivée par l'affection que Prince lui portait, et qu'il me transmettait par l'hypnose, les images me mirent mal à l'aise. C'était un peu violent, et complètement débridé. Mais ce n'était pas sanglant. J'avais entendu, par des bruits de couloir, que les lycans, avaient des relations beaucoup plus violentes, entre eux. Les vampires partageaient probablement cette caractéristique avec les loups-garous. Seulement Prince avait vu l'immortelle avec des humains. Or ceux-ci étaient beaucoup plus fragiles que nous, on les brisait d'un seul geste malheureux.
- C'étaient des relations à peu près normales, conclus-je lorsqu'il libéra lentement mon esprit, comme une vague se retire pour rejoindre la mer.
Finalement il n'y eut plus que ses yeux dorés, puis son visage entier. Nous étions troublés tous deux, les images s'attardaient à notre esprit embrumé. Prince serra les mâchoires. En inspirant à fond pour calmer les sensations dans mon corps de gamine, je me rapprochai à quatre pattes vers son visage si troublé. Lorsque je joignis nos lèvres en m'installant contre son torse, les jambes par-dessus les siennes, il se pressa contre moi. Il leva les mains sans trop savoir quoi en faire, tremblant. Enfin elles se refermèrent sur mes cuisses et des miennes, suivant un instinct ancestral, je les invitai à monter doucement. Mon gémissement mourut sur ses lèvres, qui sourirent sur les miennes. Heureux de cette première expérience, il appuya son front contre le mien, radieux, le souffle court.