manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Le péché pour leur vie, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
- Nous n'avons pas réellement fait ce que tu crois, expliqua la panthère de lune. J'ai bu ton sang et ton esprit a tissé ce qui correspondait aux sensations que tu as ressenties, car j'en ai décidé ainsi, pour ne pas te faire mal. Je suis désolé, Tarah, j'aurais dû te demander la permission. Je suis mort de faim depuis des heures, je ne me suis pas posé de question. Je n'y ai jamais été habitué.
Prince était aussi un vampire. Il m'avait mordue et mon esprit avait composé de toutes pièces tout ce que je venais de vivre.
- Où la vérité s'est elle arrêtée ? Voulus-je savoir, car pour mon équilibre mental, bon sang, il me fallait savoir !
- Je t'ai embrassée, j'ai posé les mains sur tes hanches et j'ai déposé un chapelet de baisers depuis ta bouche jusqu'à ton cou. C'est tout.
Je frissonnai violemment, tandis que les larmes me montaient aux yeux. Comment continuer en ayant eu de telles visions ? Je tâchai de trouver des solutions, même provisoires, pour garder la face. C'était de sa faute. Voilà une excellente solution. A présent, accrochée à elle de toutes mes forces, je me concoctai une façade avenante.
- Aucun souci, tu as bien fait, est ce que ça va mieux ? Je me sens bien, tu n'as pas beaucoup bu, si ?
- Non, mais cela me suffira pour quelques jours. Merci beaucoup, Tarah.
A en juger par sa mine hésitante, il ne me croyait pas. Pourtant il me laissa le pousser vers la salle de bain. Je m'étendis sur le lit avec un roman que je venais de trouver dans la table de chevet. Une histoire policière donc il fallait se concentrer, en serais-je capable ? J'avais réussi et lorsque Prince sortit de la pièce attenante dans un nuage de vapeur, une serviette passée autour de la taille, je ne lui lançai qu'un regard chaleureux en me replongeant bien vite dans ma lecture.
Yule était invitée à dîner et après le sort qu'ils jetteraient ensuite, Prince et moi rentrerions chez elle – chez lui aussi, pour qu'il puisse voir ses parents adoptifs le lendemain dès le petit déjeuner.
- Dis-moi, questionnai-je la panthère de lune, tu disais ne pas avoir de chez toi, pourtant la maison de Yule n'est elle pas aussi ta maison ?
- Je n'y suis jamais resté assez longtemps pour ressentir ce genre de choses. Dès que j'ai été en âge de comprendre et d'agir, c'est à dire à six ans, j'ai commencé à vadrouiller partout et à accepter l'hospitalité des gens.
- Mon Dieu mais c'est très tôt, n'était-ce pas dangereux ?
- Les gens savent qui je suis, ils craignent les foudres des Dieux s'ils s'attaquent à moi, du moins tous sauf les gnomes, visiblement.
Le dîner se passa en une suite de remémorations de notre périple et en mises au point de la formule dont les elfes se serviraient. Yule avait amené la potion qu'elle avait eu le temps de préparer.
Nous y étions. Le repas avait fait du bien à chacun, nous avions des traits plus détendus, même si je savais que Prince était agité sous son masque chaleureux. Plus nous nous rapprochions de ses parents, plus son malaise enflait. Nous nous rendîmes dans une pièce presque vide, qui ne contenait que des fioles et autres contenants amplis de substances étranges. Une pièce exprès pour la pratique pour la magie, expliqua le couple, même s'ils ne s'en servaient presque jamais. Ils nous assirent au milieu, Prince, Yule et moi. Luna et Zéphir, restés debout, se mirent à tourner autour de nous. Nous avions tous bu un peu de la potion, une mixture absolument répugnante, allez savoir ce qu'il y avait là dedans. Prince et moi nous concentrions sur la panthère, pourtant la formule scandée par les trois elfes résonna à mes oreilles comme une rengaine impossible à écarter d'un esprit malade.
- Panthère de ténèbres, nous t'en prions,
Viens à nous, livre-toi pour de bon,
C'est important, nous sommes perdus,
Et tu connais l'issue, nous en sommes convaincus,
Alors pour l'amour des dieux, des esprits,
Par notre volonté, qu'il en soit ainsi.