manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, résumé.
La louve et le prince, tous les articles.
- Foutaises, répliqua Prince, cela fait déjà entre dix minutes et une heure qu'ils nous suivent et tous étaient parfaitement éveillés lorsque nous sommes arrivés.
Diable, ces deux-là s'y connaissaient en affaires. Mais déjà, Yule avait repris son examen minutieux. Elle leur regardait les dents, à présent.
- Ces trois-là, il leur reste moins de vingt ans à vivre, dont moins de dix ans à pouvoir vous porter. Je te conseille de prendre un jeune, de cinq ans en moyenne, plutôt.
- Bien chef, opinai-je, obéissante. Autre chose ?
Elle ne sourit qu'une seconde, concentrée sur son but.
- Non. Il te reste trois femelles et deux mâles... Ils sont castrés. C'est bien si tu n'aimes pas les animaux nerveux. Moi je les préfère moins édulcorés. Je ne veux pas influer sur toi, mais je pense que tu préférerais aussi.
Je hochai la tête, impressionnée.
- Les juments sont-elles opérées ? Demanda-t-elle ensuite.
- Ces deux-là oui, pas celle-ci parce qu'elle est encore jeune, elle a deux ans.
- Mêmes remarques pour les juments, dit Yule à mon attention.
- Bon, fis-je songeuse. Je peux l'essayer ?
L'homme se précipita pour me la seller. Je plaçai mes aides pour partir au galop : bras, jambes, poids du corps. La jument fit une figure biscornue. Je fis signe à Yule d'approcher et lui glissai à l'oreille :
- Comment fait-on pour partir au galop dans votre monde étrange ?
Elle me décrivit ce que je venais tout juste d'exécuter.
- A-t-elle au moins été dressée ? Demandai-je donc à l'homme.
- Bien sûr, se targua-t-il.
Bon, songeai-je, essayons d'éperonner tout bêtement. Mollement, elle finit tout juste par partir au grand trot. Je m'appliquai pour gagner le galop. Je n'avais jamais vu un animal aussi lent.
- Non, je suis désolée mais cela n'ira pas, lâchai-je en descendant de selle.
Voilà pourquoi Yule avait prévu de faire plusieurs ranchs. Dieu merci il y en avait un autre non loin de là, c'était comme les bijouteries dans mon monde, elles se serraient toujours les unes contre les autres comme si elles avaient eu froid.
Cette fois, je demandai l'avis de Yule au fur et à mesure de mes premiers choix. Nous arrivâmes au manège avec deux animaux chacune. J'avais fini par comprendre ce qu'elle attendait de sa monture en compagnie de ses semblables : de l'intérêt, ce qui éliminait ceux qui étaient amorphes ou agressifs. Je m'étais rangée à son critère car cela prouvait que le cheval serait intéressé donc intéressant. J'assistai d'abord à ses essais et en attendant l'un des deux animaux que j'avais choisis me fit des papouilles du bout du nez. J'indiquai aux vendeurs que je rendais l'autre. Yule rendit aussi les deux siens, l'un n'était pas assez concentré sur ce qu'elle demandait, or ce n'était pas faute de lui avoir laissé le temps. De son côté, l'autre était un peu lent.
Ce fut alors à mon tour. J'avais un étalon albinos : d'un blanc qui devenait noir à partir des genoux, mais avec de troublants yeux rouges. Il s'appelait Rubis. Le vendeur dut m'aider à me hisser, il était immense. Par ailleurs, il affichait seulement trois ans au compteur. Le vendeur m'avait expliqué qu'il était une perle mais que personne ne l'avait jamais essayé, à cause de ses yeux vermeille.
Du pas il partit au galop sans difficulté, souple et aussi rapide qu'agréable. Je vérifiai encore deux ou trois allures et figures, sans oublier le saut, mais je sus dès le début que Rubis serait le bon.
- Je le prends souris-je sans le quitter de mes prunelles brunes.
Il frotta son museau contre mon bras, puis je posai un baiser sur son front. Je n'avais pas écouté le prix, mais Yule me sortit brutalement de ma transe :
- Veuillez répéter, je ne suis pas certaine d'avoir bien compris.
Le vendeur obtempéra, mais je ne pus comprendre la rage de mon amie, les prix elfiques étaient sans rapport avec ceux que je connaissais.
- J'avais bien entendu. Vous savez que c'est sans rapport aucun avec la charte des prix de votre branche, mon gars ? Questionna-t-elle sèchement.
- Oh, je vois que j'ai devant moi une connaisseuse. Et bien c'est ainsi. Si vous n'avez pas assez pour faire plaisir à sœurette, fichez le camp, je le vendrai à la boucherie.
Yule l'empoigna par le col de sa tunique.