manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- A mon avis nous ne ferons que retarder notre retour ici-même, mais oui, c'est ce que nous allons tenter. Es-tu certaine qu'il va se réveiller ?
- Comment le serais-je? Murmura-t-elle d'une voix brisée. J'espère qu'il sortira de son coma.
Une première larme glissa sur la joue de Shalimar. Une seconde suivit. Soudain elle ne put plus s'arrêter.
- Viens ici, murmura Sofiane.
aAussi s'échoua-t-elle à califourchon sur lui et la chaise à laquelle il était enchaîné. Elle le serra à l'étouffer, puis le but de ses lèvres, ne prenant pas la peine de former les baisers sur sa peau meurtrie.
- Embrasse-moi, murmura-t-il, j'ai eu tellement peur...
En lui offrant ses lèvres et en serrant ses doigts immobilisés, elle comprit qu'il avait cru qu'on la torturerait comme lui l'avait été. Non, songea-t-elle avec colère, Sloan et elle n'étaint là que pour le faire céder.
Forte de sa colère, elle frappa vigoureusement à la porte close. La promesse fut donnée puis ils furent reconduits chez eux dans une fourgonnette aveugle. Fébrile elle coucha son humain sur son lit et lava sa gorge ensanglantée. Le vampire vint lui prendre une main :
- C'est inutile, Shalimar.
Elle se pétrifia. Certes, ses soins étaient inutiles à ramener Sloan de là où il s'était perdu.
-J'ai appelé Alexandre, Jennylyn et Nathalie, chacun de son côté va propager le bruit de ce qui se passe, l'informa le chef de meute.
Un long moment, elle continua d'observer les traits du jeune homme, parfaitement immobiles, comme s'il était apaisé. La colère ressurgit. Alors elle put de nouveau réfléchir.
- Il faudrait tous les rassembler, mais tu ne sais pas où ? Supposa-t-elle d'une voix claire.
- C'est cela. A Paris, aucun lieu ne permet d'accueillir dans la discrétion tout une meute de vampires ; mais je vais passer le plus d'appels possibles.
Effectivement son mobile ne cessait de sonner, mais il avait visiblement décidé de discuter d'abord avec Shalimar.
- Deux choses, souffla-t-elle. Un : nous pourrions choisir un terrain de sport. Changés en chauves-souris nous pourrions tous y aller pour nous y rassembler. Deux : as-tu songé à manquer à ta parole ? Après tout pourquoi ne pourrions-nous pas nous imposer par la force ? Si nous vainquons les chefs de cette meute, je suppose que...
- La question étant : avons-nous envie de lancer une guerre des meutes alors que nous pourrions simplement partir plus loin et éviter les morts ?
Ce serait donc selon la réaction de la meute. Sofiane s'assit devant l'ordinateur et peu après passa quelques coups de fil. C'était bon, rendez-vous était fixé dans une heure, le temps que le bouche-à-oreille fonctionne, à tel stade que chacun trouverait comme lui-même venait de le faire. Pendant ce temps, elle caressait machinalement le front de Sloan, tandis que ses pensées tournaient en rond piteusement. Le vampire les libéra en lui posant cette question, tandis qu'il s'asseyait près d'elle :
- Il ne se relèvera peut-être jamais du coma. As-tu jamais songé à lui faire le don, Shalimar ?
- Il ne le voulait pas. Il m'a dit clairement qu'il voulait rester humain.
- Donc tu crois que là tout de suite, s'il avait le choix, il camperait sur cette position ?
- Voilà la question qui voltige sous ce foutu crâne, fit-elle en pointant celui-ci, depuis que nous sommes revenus ici. Mais je crois malheureusement que lui faire le don, ce serait nous faire plaisir à nous-mêmes, sans tenir compte de son propre avis. S'il avait décidé de me laisser à toi une fois sa vie passée, je crois que rien n'aurait pu le déterminer à devenir comme nous.
Un silence tendu s'instaura. Elle leva les yeux sur l'immortel.
- Pardon ? L'interrogea-t-il.
Elle ne le quitta pas des yeux. Réellement, il avait l'air sonné par l'information. Aussi le jeune homme s'était il trompé en croyant qu'il existait un pacte tacite entre le vampire et lui.
- Comment voyais-tu la chose, toi, Sofiane ?
- Joker, répliqua-t-il, bourru.
- C'est assez, maintenant, lâcha-t-elle déterminée. Je suis la première intéressée, tu me dois cette réponse.
Il eut un rire mauvais qui la glaça toute entière.
- C'est toi qui n'arrives pas à choisir. C'est donc nous qui avons des choses à exiger, et non l'inverse. Continue de jouer avec ma patience si cela te chante, mais épargne-moi ton idiotie.