manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Tu n'arrives pas à redevenir humain, n'est-ce pas ?
La créature émit un genre de grognement dépité.
- Rappelle-toi tes propres traits, conseilla Sofiane, tourne toute ta volonté vers eux sans paniquer. Ne force pas tes chairs, visualise simplement ce que tu veux devenir.
- Si tu n'y arrives pas rentrons, tu réessaieras de temps à autre et tu finiras par...
Le lycaon se mit à se distordre en tous sens. Elle grimaça. Cela semblait douloureux.
- C'est tellement effrayant ! Fit-il, encore en détresse.
Il tremblait de tous ses membres, vidé et souffrant de la transformation trop rapide et malhabile.
- Allez, rhabille-toi et allons-y, fit doucement le vampire.
Ils rentrèrent à la maison mais le temps de garer la voiture un comité d'accueil les attendait déjà.
- Les sept sans leur chef, se moqua le blond vampire, car effectivement c'étaient ceux qui avaient surpris Sloan et Shalimar il y avait quelques jours de cela.
- Il demande à vous voir, conscients ou pas, annonça Enora, venez sans discuter.
- Non, refusa calmement Shalimar. A trois contre six vous n'avez aucune chance de nous emmener de force.
Déjà un loup se jeta à sa gorge. Mais elle s'était bien concentrée : il retomba dans le vide ; bientôt elle fut son égale, prête à se battre. Elle fondit sur un assaillant mais décida de le laisser fuir : d'un coup d'œil elle avait noté que le lycanthrope avait sérieusement amoché l'un des loups qui gisait devant eux, tandis que les autres affolés couraient vers leurs voitures.
- Ho, les interpella Sofiane, emmenez Fabien avec vous, tout de même.
Une voiture s'enfuit pourtant, mais le second conducteur laissa venir Sofiane, qui portait le loup inconscient.
- Le bonjour à votre chef, fit-il chaleureusement.
Ils partirent sans demander leur reste ; Malik partait mal, décidément. La présence du lycanthrope faussait la bataille : plus grand que les loups qu'ils pouvaient devenir, doté de la même force, ils allaient devenir difficiles à atteindre, d'autant que le chef n'avait pas l'appui de l'intégralité de la meute.
Ils s'assirent devant un verre une fois rafraîchis puis contre toute attente, d'autant que les vampires pensaient surtout aux événements de la soirée, Sloan déclara, calme mais sûr de lui :
- Je ne peux pas partir en Corse maintenant. Mais allez-y, vous.
Shalimar fronça les sourcils et glissa un regard à Sofiane, qui paraissait serein, dans l'attente d'explications.
- Je voudrais retrouver mes semblables pour en savoir plus sur ma nouvelle fichue condition. Savoir quels sont mes nouveaux besoins, mes nouvelles forces, mes nouvelles faiblesses.
Sloan avait voulu rester humain, plus jamais il ne pourrait recouvrer cette nature qu'il avait tant chérie. Un silence de plomb s'étira un moment, puis Sofiane assura :
- On va t'attendre. Voyons déjà ce que nous pouvons trouver sur Internet.
Il tapa « lycanthropes » et « Lyon » sur la toile ; Shalimar fut soufflée et déçue que tant de sites existent. Un blog était accessible, mais il fallait un mot de passe. Cela leur donna à penser qu'il était plus sérieux que les autres adresses. Le blond en tenta de nombreux : croc, lune, force, gris, loup, nuit, étoile, chasse, griffe, meute, clan, puis l'inspiration leur manqua. Soudain le principal intéressé fut inspiré : il tapa « secret » puis le site se déverrouilla. Il y avait des photos, d'abord, rassemblées en un arbre généalogique. Ce n'étaient pas les parentés qui étaient recensées, mais les engendrements. Si un lycanthrope vous mordait, vous deveniez lycanthrope à votre tour. L'intérieur d'un immeuble se dessinait au fil d'autres clichés. C'était un endroit excentrique mais où il semblait faire bon vivre. Les gens souriaient, ils avaient l'air heureux, mais on ne pleure pas sur un cliché. Le lycanthrope imprima beaucoup d'images, puis ils lurent les messages. Certains n'avaient rien de surnaturel : ici on reparlait d'une soirée agréable, là on se remémorait un voyage, plus loin, on émettait des hypothèses sur un cadeau d'anniversaire. D'autres passages étaient nettement plus caractéristiques de leur nature : des commentaires sur la dernière chasse, des déceptions d'avoir dû rater telle soirée avec des amis humains, à cause de la pleine lune. Puis ils tombèrent sur un écrit qui leur coupa le souffle : « Hier allez savoir comment j'ai dévié de la chasse. Les empereurs m'ont retrouvée avant que je tue quelqu'un, mais ils disent que j'ai transformé un jeune homme. Les empereurs iront le chercher à la prochaine pleine lune, juste avant sa levée. J'appréhende. Et s'il m'en voulait de l'avoir changé en monstre ? ».