manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
- Nous manifestions, tout simplement...
Le roi fit signe à un homme qui attendait à la porte. Il fit jouer son épée dans son étui mais je ne m'émus pas. Qu'on me blesse et je me changerais en chauve souris pour fuir... Non... Il y avait Prince, je ne le laisserais pas là.
- Dites-moi la vérité ; le temps de vérifier, vous serez libre et indemne. Taisez-vous ou mentez-moi et je demanderai à mes soldats de vous arracher ces informations. Vous êtes bien jolie, il serait dommage d'abîmer ce beau minois, ou pire, que vos traits et vos formes inspirent l'envie à mes soldats.
- Je ne sais pas, affirmai-je. On m'a payé pour mentir à l'administration. Je n'en sais pas davantage.
- Bien, fit le monarque, égorgez la panthère.
- Bien, dit l'homme à l'épée.
Parfait, me dis-je. Bientôt je serais dehors. Je me levai, m'apprêtant à me changer en loup pour défendre sa peau. Mais un flot de monstres gris passa lentement la porte. Il y en avait partout, le couloir en était rempli. Jamais je ne pourrais sauver Prince.
- Attendez ! Hurlai-je lorsque la meute adverse se rua sur nous, assez rapidement pour que je sois certaine qu'ils étaient aussi puissants qu'ils étaient laids.
- Je savais que vous deviendriez raisonnable, jubila le roi. Asseyez-vous et dites-moi ce qui se passait ce soir-là.
Je couvris mon visage de mes mains pour réfléchir en paix. Je ne pouvais pas continuer à mentir, ils ne me croyaient pas. Je ne pouvais pas m'échapper, car alors Prince serait tué, d'autant qu'il faisait jour dehors. Je me maudis de ne jamais avoir appris à ma panthère comment se métamorphoser.
Ce qui acheva de me décider fut que eux aussi étaient des êtres étranges. Ils garderaient mon secret parce-qu'ils étaient habitués à garder ce genre de choses pour eux. Ainsi me lançai-je finalement :
- Nous sommes des vampires ; ce soir-là nous voulions la peau de ceux qui nous traquent, les chevaliers blancs en question.
Les hommes sourirent, se regardèrent puis éclatèrent d'un rire sonore. Parfait. On allait s'amuser, s'ils avaient envie de rire. Je visualisai la chauve souris ; mon corps répondit aussitôt. En quelques secondes j'en fus une puis me posai sur le bureau. Je récupérai forme humaine pour pouvoir me rasseoir et rire à mon tour de leur air hébété. Mais bientôt leur regard sur moi changea. Précipitamment je me rhabillai. Je repris ma place pour lancer :
- Je peux rentrer chez moi, à présent ?
Les hommes s'étudièrent longuement ; enfin le garde déclara :
- Vous pourriez nous être utile.
Le levai les yeux au ciel.
- Non, sifflai-je, non et non, je ne veux rien avoir à faire avec vous, je veux rentrer chez moi, je tairai votre existence comme vous tairez la notre, et tout ira bien.
Le roi réfléchit. Bien trop longtemps.
- Parlez-moi des vôtres.
- Alors faîtes de même.
- Donnant donnant, proposa-t-il. Vous commencez.
Je regardai le plafond, mais avais-je le choix ?
- Je m'appelle Callista. Qu'est-ce que vous êtes ?
- Répondez à ma question, sinon je vais perdre patience. Dois-je vous rappeler ce que j'ai fait à ma propre épouse ce matin-même ?
- Vous n'êtes pas drôle, souris-je. Posez-moi des questions explicites, si vous voulez des réponses plus précises.
- Quels sont vos pouvoirs ? Ne vous avisez pas d'en omettre, parce-que si un jour j'en découvre d'inconnus je vous enchaîne dehors à midi.
- Nous pouvons nous changer en loups. Qu'est-ce que vous êtes ? N'oubliez pas le marché.
- Des lycanthropes, mais on dit lycans entre nous.
Il se recula sur la chaise tandis que je me laissais plutôt choir sur mon dossier, ce qui fut beaucoup moins élégant.