manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
Je m'amusai follement avec ma complice, à vérifier qu'il faisait ce que j'avais dit, ainsi qu'à observer les conséquences, fâcheuses pour lui. Sa joue fut rouge tout le reste de la soirée suite à la gifle découlant du baiser volé à la dame au physique ingrat. Puis ses amis et sa famille l'ennuyèrent un long moment, pendant que Léila et moi riions de bon cœur.
Mais bientôt nous eûmes toutes deux des prétendants pour les valses suivantes. J'aidai la demoiselle à en choisir un de prometteur. Puis je restai seule un court instant, court car je finis par céder aux demandes insistantes d'un beau jeune homme. Saviez-vous que le crâne rasé peut être du plus bel effet, pour peu que l'on aie de splendides yeux d'un bleu purement divin ? Moi je le redécouvris, me laissant tenter par l'idée d'une danse avec le beau lycan.
Il dansait bien ; surtout ses bras autour de moi étaient doux, aussi fermai-je les yeux. Trois valses après, mon menton reposait sur son épaule, et mes doigts commençaient à se balader dans son dos. Lui-même n'était pas en reste ; c'était agréable, aussi incendiai-je Kenzo du regard lorsqu'il me ravit à mon partenaire, qui évidemment n'osa pas désobéir à son roi. Bientôt je fondis entre ses bras puissants, mais ma tête, elle, ne voulait pas qu'il s'en tire ainsi. D'autant que maintenant personne ne nous empêcherait de parler librement.
- Tu es ridicule. Tu viens de te marier, pourquoi ne me laisses-tu pas en paix ?
- Tu as vomi six fois aujourd'hui. Je m'assure que tu ne fais pas de bêtise, tu n'es pas aussi forte qu'à l'accoutumée, ce soir.
- Foutaises ! Laisse-moi chasser, c'est bien clair ? J'ai faim, es-tu trop bouché pour comprendre le concept, ce soir ?
- Tu sais que je ne supporterai pas de savoir que tu... fais ça avec quelqu'un de mon clan.
Un ange passa, mais je bloquai au fond de ma gorge le « pourquoi » qui eût ouvert la porte à de grandes déclarations. Ma vie d'avant, plus je le laisserais m'enchaîner, plus je m'en éloignerais. Et puis il était marié ! J'essuyai deux larmes sur son épaule.
- Tu dois me laisser tranquille, fis-je avec un semblant de fermeté. D'un, tu n'as aucun droit sur moi, de deux, tu dois respecter ta nouvelle épouse. Dois-je te rappeler que j'ai essayé de t'empêcher de le faire ?!
- Je ne consommerai pas le mariage, fit-il comme un cheveu sur la soupe.
- Elle est trop jeune, c'est certain. Quel rapport avec ce dont nous discutions ?
- Aucun, mais j'avais besoin de te le dire.
Il me serrait trop fort, j'étouffais. Je m'échappai au milieu de la danse, et dis à la reine qu'il l'attendait, au passage. Je lançai un regard à Kenzo qui signifiait « fais ton devoir, et laisse-moi en paix! ».
Je bus encore trois coupes de champagne en refusant beaucoup de propositions ; bientôt je compris que j'étais soûle. Je m'assis à même l'herbe pour câliner Prince, en regardant Léila valser dans les bras d'un charmant jeune lycan. Mais la fatigue se fit de plus en plus envoûtante, tant et si bien que je fermai les yeux. Juste cinq minutes.
Lorsque je les rouvris j'étais sur mon lit. Qu'est-ce que...
- Kenzo ! M'emportai-je dès que je l'identifiai.
- Bon sang, ce que tu es pénible ce soir ! Bougonna-t-il. Je n'allais pas te laisser dormir dans l'herbe devant tout le monde !
- Je peux me déshabiller seule, c'est ce que je voulais dire.
Et bien oui, il était en train de tirer sur ma robe pour achever de m'en débarrasser, quand je m'étais éveillée. Celle de sa mère. J'essayai de repousser ses mains mais il esquiva à chaque fois ; finalement je réalisai que j'étais trop épuisée pour lutter.
- Laisse-moi faire, fit-il d'une voix rauque. Je ne te toucherai pas, mais laisse-moi simplement te l'enlever, d'accord ?
- Non, tu viens de te marier... ma voix trop langoureuse me donna un signal d'alerte. Mon Dieu, je crois que... Commençai-je.
Cette fois je ne tergiversai pas.
- J'ai faim, Kenzo, j'ai faim, fis-je pour l'avertir de ce qui allait se passer.
Quelque chose passa dans son regard jaune, qui prouvait qu'il avait compris.