manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
Mais cet homme si fort ce soir-là avait commencé par me réclamer un soutien. Alors que toutes les autres femmes, d'après ce que je savais, ne lui avaient jamais montré que leur caractère vénal. Je ne pouvais pas lui faire de mal. J'avais faim.
Il ouvrit la bouche pour demander pourquoi je ne bougeais plus, mais je posai un doigt sur ses lèvres. Je promenai mes doigts sur sa peau moite. Ses muscles étaient contractés à outrance, il était mort de trouille. Je posai un léger baiser sur ses lèvres. Je voulus rester pudique et passer au cou mais ses deux mains s'agrippèrent à mes cheveux soyeux. Il me donna un baiser plus franc, écrasant ses lèvres charnues sur les miennes. Il les embrassa deux fois puis me libéra, visiblement désireux de se maîtriser, de ne pas oublier que je n'avais fait cela que pour le détendre.
Je posai de légers baisers sur le chemin jusqu'au cou. Mais lorsque j'arrivai là où le pouls battait, la proie s'affola, bien-sûr, je n'étais pas allée assez vite. Il s'envola hors du lit, et s'immobilisa à quelques pas, la respiration rapide.
- Pardon, bredouilla-t-il.
- Ce n'est rien, c'est de ma faute, j'aurais dû me dépêcher.
Ma voix était sifflante, mes yeux avaient sans doute une teinte vermeille. J'avais faim.
- Bon sang, s'emporta-t-il, je suis quand même capable de te donner un peu de sang sans trembler !
- Tout le monde réagirait sans doute comme toi, toute les proies de la terre fuient devant tous les fauves du monde.
- Mais tu es une femme, dit-il une fois revenu à sa place. Une très belle femme, alors rien ne justifie mon geste. Donne-moi une autre chance.
A vrai dire je n'avais plus le choix. Peu à peu le vampire en moi prenait le contrôle. Déjà mes sentiments n'étaient plus là pour me barrer la route. Je voulais son sang. Je décidai de procéder directement à la morsure, mais il commença à trembler violemment, ce qui ramena l'humaine au premier plan de mon esprit dual. Je décidai de laisser le vampire en moi prendre les commandes, parce-que sinon nous n'allions pas nous en sortir. Tant pis pour les conséquences.
Je sentis mes lèvres se retousser et m'assis à califourchon sur lui. Cet homme était désirable, trouvait la vampire, pourquoi accélérer les choses ? Je caressai les muscles, ce torse tellement chaud, et qui frémissait sans arrêt, ce serait un délice. Le fauve se régalait, de sa peau salée, de ses lèvres, de son effroi mêlé de désir. La vampire attrapa ses deux mains pour les glisser le long des propres jambes athlétiques. Pour donner du courage à la proie, le fauve l'embrassa furieusement. La vampire voulait les mains de l'homme sur elle, aussi défit-elle les deux premiers nœuds de sa robe, sur sa poitrine nue. Elle s'éleva un peu pour croiser le regard de la proie en lui ordonnant des yeux de goûter à sa peau.
Mais la proie hésitait, c'est alors que tout me revint. Le roi des loups, les sentiments, tout ça. J'avais faim, j'étais en danger de mort. Je soupirai puis fis ce qui restait à faire, sinon tout cela n'allait rien donner du tout, en plus de ne rien donner de bon.
- Kenzo, murmurai-je langoureusement, tout ira bien, je te le promets, tout ira bien...
Le son produit n'était pas en français, mais en langue vampirique. Pourtant il comprit sans doute au ton que c'étaient presque des mots d'amour. Il inspira fort et se laissa aller. Enfin ses mains s'agrippèrent à ma peau, tandis qu'il remontant le menton pour m'offrir son cou où palpitait son sang, par transparence. Je mordis. Sa tête entre mes deux mains, il respira de plus en plus fort, son torse contre moi se soulevait à une vitesse précipitée. Une gorgée, deux, trois... Prince feula quelques secondes après. Il m'en fallait davantage, qu'on me laisse en paix ! La panthère mordit mes doigts pour tirer vivement dessus.
- Arrête, gronda-t-il en langage vampirique. Tu vas le tuer, Callista.
Pantelante, je m'écartai du lycan. Puis je recueillis au creux de ma paume, le sang qui coulait toujours. Prince lapa avec avidité, lui aussi avait eu grand besoin d'hémoglobine. Lorsqu'il revint de sa transe, Kenzo arborait ce visage décomposé qu'ont les hommes après l'amour, celui-là même que je n'avais pas voulu voir. J'avais refusé de le mordre depuis le début pour que ce genre de détails n'interviennent pas dans nos rapports, que je désirais vrais, et non créés à cause des fantasmes produits par les proies lorsque le vampire ne souhaitait pas qu'il souffre de la morsure. Tant pis. Je me penchai pour lui offrir un dernier baiser, qu'il reçut avec langueur. Quelque-chose passa dans son regard lorsqu'il comprit dans le mien qu'il n'y avait rien de plus entre nous.
Il se relevait déjà, se rhabillait...