manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
- Bonne nuit, fit-il.
- A vous aussi, répliqua-t-elle.
- Attendez, Altesse, fis-je sans réfléchir. Prince aimerait venir dormir avec vous. Aimeriez-vous qu'il réchauffe vos draps ? Je vous préviens, il ronfle un peu. C'est vrai, souris-je à son air vexé !
L'animal avait vivement tourné a tête vers moi. Je coulai un regard à ses yeux, genre tu es un type bien, rappelle toi, amour. Après un temps il inclina la tête, comme pour dire pourquoi pas, et se coula vers elle.
- Oui, sourit-elle, c'est un très bel animal, je suis très flattée qu'il m'aime bien.
Elle lui fit une longue caresse ; il lui lécha les doigts. Tu es un amour, Prince, envoyai-je en pensée. Il se retourna pour me faire un clin d'œil. Cela étant ne vous méprenez pas, s'il ne l'avait pas aimée il aurait refusé, ce n'était pas un nounours, mais une panthère vampire. Pas de commentaire !
- Tu devrais y aller aussi, dis-je à Kenzo.
- J'attends la réponse à ma question de tout à l'heure.
Pourquoi je refusais d'admettre que je l'aimais. Misère !
- Tant pis pour toi, grognai-je. Je peux être sincère ? Ce n'est pas très joli, tu sais.
- Vas-y, de toute façon je viens de signer mon arrêt de mort sexuelle pour peut-être plusieurs années, alors rien ne peut être pire.
- Oh que si. Mais je vais te le dire pour que tu arrêtes de te poser la question. Après tout si ensuite tu me détestes la question sera réglée. J'y vais. Ai-je dit que ce n'était pas du joli ?
Il hocha la tête avec un grand sourire. Il allait bientôt quitter sa bonne humeur, c'était évident.
- Top départ, fis-je. J'ai peur de regretter ma vie d'avant. Le temps où je pouvais m'amuser à la plage, mais pour cela d'après ce qui s'est passé ce soir finalement je n'ai plus à m'en faire. Mais il y a autre chose. Le temps, aussi, où je m'envoyais en l'air avec tout beau jeune homme qui passait ma porte. Et je pèse mes mots. Jeune, homme. D'accord, j'avoue, aujourd'hui je te trouve irrésistible à tous points de vue. Et je n'aurais aucun mal à me satisfaire de toi tout seul. Mais qu'en sera-t-il quand tu auras les cheveux blancs tandis que moi je serai fraiche comme aujourd'hui ? Voilà, c'est tout. Je préfère ne jamais t'avoir que de te voler tes jeunes années en te laissant tomber quand le temps fera son œuvre sur tes traits d'Apollon.
Ses yeux étaient écarquillés. J'eus peur un instant que ses paupières se déchirent, mais chassai cette idée idiote de mon esprit. Puis il fronça les sourcils. La colère prit le pas sur la stupéfaction. Je crus qu'il en resterait là et qu'il passerait la porte pour ne plus jamais revenir. Puis il gloussa. J'avais mal entendu, c'était impossible. Ah si. Il riait maintenant. Il se tenait les genoux, plié en deux. Enfin il me fit signe de lui faire une place sur le lit ; je me poussai un peu. Il reprit son sérieux.
- Alors il te reste un choix, ma jolie. T'éloigner de moi à jamais, car si tu m'aimes comme je t'aime, tu ne pourras pas rester ici sans jamais me toucher ou te retenir de dire un mot tendre. Ou alors effectivement, te laisser aller et me jeter comme une vielle chaussette quand les rides gâcheront mon joli minois. Ce serait normal, je veux dire, quelle belle femme comme toi aurait envie d'un vieillard à ses côtés ?
- Une femme qui t'aimerait assez pour cela ?
- Foutaises ! Je ne crois pas à ces salades, moi non plus, rassure toi, le physique compte, bien sûr qu'il es important ! Pourquoi se le cacher ?
- C'est vrai. Heureuse que tu le comprennes.
- Évidemment. Dernière option, tu fais de moi ton égal. Mais comme je n'ai pas l'âme pure, c'est impossible.
Bien sûr qu'il avait l'âme pure, autant qu'un loup garou puisse... Hé !
- D'un on ne sait pas ce que ça donnerait sur un homme de ton espèce.
- C'est vrai, mais qui ne tente rien n'a rien.
- Exact. Mais de deux, ce n'est pas anodin, Kenzo ! C'est renoncer au soleil, c'est être damné, si tu crois en Dieu...
- A mon avis je suis déjà damné depuis des lustres, je suis complice de meurtre tous les mois ! Je pense que les lycans aussi, sont damnés, du reste. Ce qui postule contre l'idée de l'âme pure, je le sais parfaitement.
- Et sinon tu te ficherais de ne plus jamais sentir le soleil sur ta peau et de boire du sang humain ? Réfléchis, enfin !
Il se pencha sur moi et ses lèvres furent très, très tentantes, mais il s'était engagé, nous ne pouvions pas nous embrasser. Alors je fis glisser le bout de mes doigts sur son visage. Le front, les paupières, le nez, la bouche, le menton.
- Tu es ma lumière, peu m'importe celle du soleil. Et je mords déjà dans de la chair fraiche, à l'occasion. En plus ça fait mal, contrairement aux morsures de tes semblables. Pour peu qu'on le désire, ajouta-t-il avant que je le fasse. Mais bon, comme tu ne veux pas je m'assois dessus et je vais me coucher seul comme une âme en peine. Tu crois que je peux lui demander demain matin l'autorisation de t'embrasser ?
- Non, tonnai-je !
Il rit à gorge déployée, plié en deux, avant de gagner la porte à regret, mais toujours souriant. Maintenant c'était moi qui étais plus seule qu'à l'accoutumée, car Prince aussi était parti. Pourtant je m'endormis comme une masse. La soirée avait été épuisante, surtout psychologiquement.