manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
- Tu es ma lumière, peu m'importe celle du soleil. Et je mords déjà dans de la chair fraiche, à l'occasion. En plus ça fait mal, contrairement aux morsures de tes semblables. Pour peu qu'on le désire, ajouta-t-il avant que je le fasse. Mais bon, comme tu ne veux pas je m'assois dessus et je vais me coucher seul comme une âme en peine. Tu crois que je peux lui demander demain matin l'autorisation de t'embrasser ?
- Non, tonnai-je !
Il rit à gorge déployée, plié en deux, avant de gagner la porte à regret, mais toujours souriant. Maintenant c'était moi qui étais plus seule qu'à l'accoutumée, car Prince aussi était parti. Pourtant je m'endormis comme une masse. La soirée avait été épuisante, surtout psychologiquement.
Lorsque je m'éveillai je tentai de faire le point mais lorsque l'on frappa à la porte je compris que c'était cela qui m'avait éveillée.
- Entrez.
Léila se précipita dans mes bras. Kenzo apparut dans l'embrasure de la porte, un sourire indulgent aux lèvres.
- C'est génial, vous êtes géniaux, répétait-elle en boucle.
- J'ai essayé de lui expliquer que rien n'était encore fait, dit il. Mais c'est impossible de lui faire entendre raison.
- Ma chérie, fis je, d'un Tarah n'a pas encore accepté...
- Si, elle l'a fait, et elle vient de sortir pour aller trouver Fabian, expliqua la roi.
- Mais...
Je me tournai et ... Ah, oui il était quatorze heures, évidemment.
- Bon, conclus-je. Mais que ton père soit libre n'a aucun impact sur moi, vu ? Demandai-je à Léila.
- Et la marmotte met le chocolat dans le papier d'allu, répliqua-t-elle, certaine que je mentais.
Or je ne savais pas si je mentais ou non. J'étais perdue, en vérité. Je cherchai désespérément une raison de ne pas changer l'homme que j'aimais en vampire. Je n'en trouvai pas. Restait que la reine devait trouver l'amour avant toute chose. Je ne ferais rien sans...
- Pas avant le mariage, souris-je.
D'abord tous deux écarquillèrent les yeux. Puis la jeune femme qui avait peut-être compris se mit à crier sa joie à tue tête en dansant dans la pièce. Mais son père, lui, voulait être certain :
- Tu peux expliciter ?
- D'abord Tarah se marie, ensuite tu demanderas ma main, et si j'accepte de te la donner, alors seulement je te donnerai ce que tu veux. Tout ce que tu veux.
- Tout ce que nous voulons tous deux, plutôt, non ?
- Je ne sais pas, gémis-je.
- As-tu jamais eu à regretter d'avoir changé Prince en vampire ? Me demanda Léila.
Non, évidemment, fis-je de la tête. Je n'ajoutai plus rien, mais tous deux prirent un air heureux qui me flanqua la trouille.
Les jours passèrent difficilement. J'avais sans arrêt envie de l'embrasser, et la frustration me rendait de mauvaise humeur, d'autant que je ne m'autorisais jamais à l'extérioriser. Tarah revoyait Fabian et un beau matin, quelques mois plus tard, elle annonça qu'il l'avait embrassée. Léila hurla de joie et la reine ne s'en offusqua pas, leurs rapports s'étaient nettement améliorés depuis que la princesse avait commencé à chapeauter la souveraine dans son histoire d'amour. Mais ce qui me retint fut que Kenzo restait impassible.
- Qu'il vienne au château, préviens-moi quand il pourra accepter cette invitation.
- Qu'allez-vous faire ? S'affola-t-elle.
- Vérifier la teneur de son amour. Je vous l'ai dit, je ne veux pas que vous vous laissiez berner par quelqu'un qui n'aurait en tête que les éventuels avantages qu'il pourrait tirer de votre liaison.
C'était tout à son honneur, mais il me semblait difficile de vérifier ce genre de choses. Malheureusement j'eus l'idée de l'espionner sous le forme d'une chauve souris lors de l'entretien.
Fabian entra sous l'invitation du roi, et j'eus pitié de lui : il avait une tête de condamné à mort. Le monarque lui demanda chaleureusement de s'asseoir puis parla posément :
- Parfait, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je sais que vous avez un début de relation avec mon épouse.
- Pas du tout, Atesse, vous vous méprenez, vraiment !
- Vous n'avez même pas le cran de l'avouer ? Je ne vais pas m'en prendre à votre vie, pourtant. Je me demandais simplement si votre amour était sincère.
Fabian garda le cap :
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Oh. Alors vous ne tenterez même pas d'officialiser votre amour, alors que je viens de vous dire que votre vie n'est pas en jeu ? C'est la vérité, insista le monarque, je ne crois pas que vous imaginiez que le roi des loups aie besoin de mentir pour arriver à ses fins. J'avais simplement en tête de vous donner ma bénédiction si votre amour avait été sincère.
- Vous vous méprenez, mon roi.
- Je vais vous aider, j'ai la preuve que je dis vrai. N'allez-vous rien tenter pour officialiser votre relation ? Je ne parle pas d'une cérémonie, soyons clairs. Simplement, si vous l'aimez vous devez avoir envie de vivre votre amour au grand jour.
- Altesse, je suppose que l'on vous a dit que je l'ai embrassée. Je demande toute votre indulgence pour ce geste, j'avais un peu bu et...
- C'est que vous ne l'aimez pas. Sortez d'ici et ne vous avisez jamais de salir son honneur ou le mien, ou vous serez la prochaine proie, dimanche prochain.
- Je... oui, mon roi, soyez-en certain, au revoir, mon roi, merci de votre miséricorde, s'affola le jeune homme en quittant la pièce sur l'ordre du monarque.