manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
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- Je... oui, mon roi, soyez-en certain, au revoir, mon roi, merci de votre miséricorde, s'affola le jeune homme en quittant la pièce sur l'ordre du monarque.
Lorsqu'il fut parti j'observai encore Kenzo. Il avait un air sombre. Lorsqu'il se leva pour quitter la pièce je m'interposai, chauve souris silencieuse, avant de reprendre ma forme humaine.
- Tu es très belle, sourit il devant ma nudité.
- Oh... Peux-tu me prêter...
- Va t'habiller et reviens ensuite, de toute façon c'est l'heure du dîner.
Je le fis et lorsque j'arrivai en retard au salon, le bel homme aux cheveux clairs et aux yeux mordorés achevait de raconter la rencontre à son épouse :
- …. donc il n'a pas eu le courage de saisir l'occasion d'officialiser ce baiser, alors que je lui ai tendu trente-six perches, et que je lui ai assuré qu'il ne lui arriverait rien...
- Ne vous fatiguez pas, renifla Tarah. C'est qu'il ne m'aime pas.
Kenzo soupira de soulagement. Il avait sans doute craint qu'elle ne se l'avoue pas. Parce qu'il aurait fallu un très solide amour à Fabian pour se dévoiler, plus solide qu'il n'était légitimement après un seul baiser. Mais la situation était assez grave pour que l'on exige plus que la normale. En tout état de cause l'attente reprit. A présent je menais de front mille choses. L'entraînement de Léila pour son concours, d'abord, ce qui m'obligeait non seulement à lui donner des cours, et à corriger ses copies, mais aussi à me renseigner avec précision sur la teneur du concours. A présent vous pouviez me poser les questions que vous voulez, je savais tout sur les différentes méthodes pour chacune des épreuves. Mais ce n'était pas tout. J'étais devenue la seconde conseillère de Kenzo, puisque sa fille n'avais plus le temps de s'intéresser d'aussi près aux affaires du royaume des loups, à cause de ses révisions.
Donc vous voyez j'avais du pain sur la planche, et je ne voyais pas passer mes journées. Les repas entre nous quatre étaient donc des bouffées d'oxygène, pour tout le monde. Depuis que Tarah était occupée elle aussi, la bonne humeur était même de mise. Oui, Léila avait eu l'excellente idée de lui faire mener une vie presque normale puisque le roi ne voulait pas l'inclure dans les affaires du royaume, sauf évidemment pour quelques signatures et les apparitions publiques. Depuis cette décision, la jeune femme faisait de l'équitation, du piano, elle revoyait des amis, dans et hors du château. Elle faisait ainsi du shopping, allait au cinéma et aux concerts, aux expositions, toujours entourée de deux amies qui lui redonnaient goût à la vie. Ce groupe enfla au fur et à mesure qu'elle évoluait dans ses activités : les copains de piano et d'équitation vinrent accroitre le clan. Mais ceux-là ne pouvaient bien-sûr pas venir au château, qu'auraient ils pensé en y voyant les gardes ? Aussi sortait-elle souvent à l'extérieur, mais toujours sous la surveillance de l'un des soldats de roi qui suivait de loin sous la forme la plus opportune : l'humain ou le loup.
Léila et moi avions à ce propos un petit jeu : non parions sur le temps que durerait ce garde. Je m'explique. Non que la reine fût mauvaise avec ses gardes du corps, pas du tout. Mais, comment dire. Elle s'amusait bien, quoi ! Avec elle la journée paraissait en durer trois, voilà ce que finissaient toujours par annoncer les gardes en implorant au roi l'autorisation de se faire remplacer. Kenzo avait fini par donner l'autorisation par principe, les soldats devaient seulement laisser une note sur son bureau quand ils se remplaçaient.
Mais voilà : c'était moi qui ouvrais le courrier et par conséquent qui faisais les papiers, du moins ceux qui ne nécessitaient pas de réflexion particulière. Autant vous dire que j'avais fini par prendre un sacré retard. J'aurais été incapable de dire qui prenait soin de Tarah ce soir-là.
Cela n'avait aucune importance, au demeurant, tant qu'elle était en sécurité, or chacun en ces murs connaissait le châtiment du garde qui aurait laissé quelque chose arriver à la petite blonde, que désormais tout le monde aimait bien. Moi aussi, si vous vous posez la question, même si, oui, elle m'empêchait d'aimer Kenzo comme je l'entendais. Ce n'était pas de sa faute. Mais pourquoi alors est ce que je vous parle de ce soir-là ? Très simple. Je passais devant la porte de sa chambre avant d'aller dîner, quand je l'entendis rire.
Ce n'est pas qu'elle fût spécialement morose, depuis que nous nous étions entendus ce soir-là dans ma chambre. Mais je savais que ses deux copines louves étaient occupées ce soir, et qu'elles ne se voyaient pas, elle l'avait regretté ce midi-là. C'est très mal, mais je me demandai si cet éclat de rire signifiait qu'elle avait invité un humain au château. Et ce qui est encore plus mal c'est que je collai mon oreille à la porte pour savoir qui était avec elle. Ben quoi, il fallait bien vérifier !