manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
- Estimez-vous heureuse si personne ne vous hait de vous être opposée à nous demain matin. Il y a eu quelques morts. Avez-vous oublié vos belles intentions ?
- Bon sang, hurlai-je de rage, si vous aviez tous respecté ma volonté, personne ne serait mort ce soir ! Portez cette parole, crachai-je ! Tremblante de rage.
C'est alors qu'une flèche me frôla. Levant les yeux je vis qu'un chevalier était arrivé par les cieux.
- Courez à l'intérieur, dis-je aux miens, et si je meurs ce soir, rappelez vous bien que c'était pour vous sauver
Je montai lestement sur le dos de Mistral puis n'eus plus d'yeux que pour mon adversaire. La dragonne esquivait comme une reine, tandis que je me saisissais du contenu de la sacoche qu'elle ne quittait jamais. L'arbalète au poing, je visai, mais Mistral fit un écart pour esquiver une autre flèche aussi la mienne manqua-t-elle sa cible. Je bénis l'animal. Je lâchai les rênes, formant le pari qu'il saurait mieux que moi manœuvrer pour que nous sauver la vie. De nombreuses flèches furent encore perdues de part et d'autre. Comme moi le chevalier finit par se pencher pour en chercher d'autres dans son carquois, puis la lutte reprit. La nausée finit par me monter, tandis que Mistral louvoyait
pour éviter les flèches. Enfin ni l'homme ni moi n'eûmes plus de quoi tirer. Il dégaina son épée, et moi ma dague. Mais le Ciel envoya une flèche dans l'épaule de l'homme. Je fonçai lorsqu'il chuta de sa licorne. Effrayée par l'attaque qui avait failli la blesser aussi, elle s'échappa à tire d'ailes. Ils étaient mauvais dresseurs, songeai-je avant de hurlai, hystérique :
- Vite, Mistral, plus vite !
J'attrapai in extremis la main du chevalier. Je le hissai devant moi, puis retirai la flèche qu'il avait reçue. Goliath et Claire apparurent dans mon champ de vision. C'était elle et non le Ciel qui avait donc tiré. Elle leva le pouce avant de retourner sagement à mon poste. L'homme commença à se débattre pour me faire choir de Mistral, aussi hurlai-je pour me faire entendre :
- D'un, si je tombe, je t'entraine avec moi, de deux, quand nous chuterons, si par chance tu survis, tu seras tué de mort lente par les miens, crétin ! Il ne te sera fait aucun mal si tu me laisses te ramener... Attends... Non, nous allons rester ici, tu ne seras en meilleure sécurité nulle part ailleurs.
Un ange passa, il se tenait figé devant moi. Il était brun, doté d'un corps musclé. Il tourna enfin vers moi de magnifiques yeux bleus, étudiant mes traits lui aussi. Un nouveau temps fut marqué.
- Vous allez me dire que vous voulez me garder hors d'atteinte des vampires, vous, une ange ?
- Affirmatif, souris-je.
- Vous êtes déserteur ?
- Du tout. Décidément... Simplement, je ne veux pas de sang. J'estime que nous sommes du bon côté, or si nous versons le sang, je ne pourrai plus le dire. Il hocha lentement la tête. Puis gêné de se rendre compte qu'il me détaillait ostensiblement, il finit par se retourner.
Une éternité passa ainsi.
- Où est ta licorne ? Le questionnai-je finalement.
- Aux écuries, si elle se souvient du dressage. Si vous cherchez à lui faire du mal..! Gronda-t-il
- Du tout, mais rappelez-la pour qu'elle reste en l'air. Je ne veux pas qu'un vampire s'en empare.
Après une hésitation il s'exécuta ; l'animal se mit à décrire des cercles autour de nous. Lorsqu'il suivit son mouvement, loin sur sa droite, je pus découvrir que la présence de l'animal près de nous l'apaisait. Il avait un visage d'enfant. Il devait être à peine pus âgé que moi, s'il avait vingt cinq ans c'était le bout du monde.
- Je comprends. Moi aussi sa présence me fait du bien, lâchai-je plutôt pour moi-même qu'autre chose.
Mais il avait entendu et observa mon geste d'affection, sur le flanc de Mistral.
- Vous êtes des êtres humains, s'étonna-t-il après un temps. Ce n'est pas ce qu'on nous apprend.
- Je vois. Nous sommes quoi selon votre président ?
- Ce n'est pas ce que vous ne soyez pas nos semblables physiquement. Mais je croyais que vous étiez sans cœur, des esclaves des vampires, sans autre motivation qu'une paye gargantuesque.
- Et bien vous vous êtes trompés. Nous ne sommes pas si bien payés que ça, au demeurant, mais de toute façon, personnellement, je n'aurais pas le temps d'utiliser mon argent. Nous nous battons pour la vie, et vous pour la mort.
- C'est faux ! Nous luttons pour la vie, et c'est vous qui vous battez pour la mort.
Comme je ne comprenais visiblement pas il précisa :
- Les vampires sont la mort, tant par leur état que par ce qu'ils peuvent engendrer. Nous, leurs victimes, c'est nous qui sommes la vie.
J'allais répliquer mais un voile passa devant ses yeux. Sa blessure à l'épaule, je l'avais oubliée.
- Vous souffrez, dis-je bêtement. Vous devez tenir ! Vous tiendrez ?
Il rit jaune. Devais-je planter là mes amis et l'emmener chez moi pour le soigner ? Quelle heure pouvait il bien être ? Trois heures du matin. C'était trop tôt. Il restait cinq heures avant l'aube, donc quatre à tenir, car les vampires rebrousseraient chemin avant de se laisser surprendre.
- Je vous emmène aux urgences, conclus-je.
- Dieu soit loué.
Je crois qu'il ne comptait pas le dire à haute voix, mais cette petite phrase éveilla la fierté au fond de mon âme indécise.