Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

Publicité

le prisonnier de l'ange 106

Etanne déposa délicatement sa femme sur le lit mais comme elle persistait à s’accrocher à lui il tomba à ses cotés. Avec un soupir il essaya de s’éloigner sans succès.
- Sil lâche moi.
Au lieu de lui obéir la jeune femme se mit à l’embrasser. Ses baisers étaient profonds, graves. En vain il essaya de calmer son ardeur par de la tendresse, mais déjà leurs corps s’unissaient et se répondaient. Elle l’embrassait comme si chacun de ces instants était unique, comme si chacun de ces baisers était le premier. Etanne sentit le désir monter alors que l’ange resserrait
son étreinte. Il réussit à l’arrêter cependant sa compagne lui chuchota.
- Fais moi l’amour, tu avais dit que si je te le demandais tu le ferais.
- Non petit ange pas dans ces conditions, pas comme ça.
- Pourquoi ?
- Chut, apaise toi, tout va bien.
- Je ne te plais pas ?
- Plus que tu ne le crois.
- Alors, où est le problème.
Doucement il lui caressa le visage. Dors mon cœur je vais régler le problème
Quand il partit il entendit sa femme l’appeler
- Maître…….. Etanne
C’était la première fois qu’elle utilisait son nom. 
Lentement il sortit, il avait besoin de déchaîner sa rage sur quelques soldats. Vue l’état du garde aucun n’osa lui poser de questions sur sa relation avec l’ange. Le soleil était en train de tomber lorsqu'il revint dans la chambre. Siléa était toujours allongée, elle n’avait pas bougé depuis tout à l’heure. Elle se tourna vers lui et murmura avec des grands yeux emplis d’eau.
- Je suis désolée.
Etanne la regarda prononcer ces simples mots. Depuis quelques semaines il sentait quelque chose au fond de lui bouger, lentement d’abord, mais ces derniers temps ça s’accélérait. Il ne savait pas ce que c’était, ni à quoi c’était dû mais il le ressentait. Le garde imaginait cela comme un gravillon qui dévalait une pente sans fin, le gravillon grossissait et gagnait en vitesse devant Etanne impuissant. Encore une fois cette image s’imposa à lui alors que sa femme était en pleurs dans son lit. Bon on réagit, se dit il. Par la fenêtre il pouvait voir le soleil poursuivre inlassablement sa chute. C’était un de ses moments favoris, surtout quand il pouvait l’admirer du haut de son repère. Sans réfléchir plus, il s’empara de sa femme et la plaça sur son dos. Il entreprit de descendre par la façade, il devait aller vite si il voulait voir la fin du couché sur la cime des arbres. Quand il était petit il était souvent puni dans sa chambre. Il n’y a rien de plus bête que de consigner un vampire dans sa chambre, c'est à cette époque qu'il avait pris l’habitude de descendre par la façade qu’il connaissait maintenant par cœur. Une fois à terre il se mit à courir le plus rapidement possible. Sur son épaule il entendait l’ange rire, grisée par la vitesse. Enfin il arriva au grand chêne, sans hésitation il l’escalada et installa Siléa sur la plus haute branche capable de supporter leurs poids. Il attira sa femme dans ses bras pour la mettre au chaud sous sa cape et ensemble sans un mot il contemplèrent le soleil plonger dans le village en dessous. Etanne avait découvert ce lieu tout petit et avait pris l’habitude d’y venir quand il voulait être seul. Il en n’avait jamais parlé à personne, il se demandait souvent si Lucas et Brice avaient eux aussi ce genre de refuge. Certainement. C’était la première fois qu’il y emmenait quelqu’un mais il fut content d’être là avec elle. Encore une fois l’image de la pierre apparut, il la repoussa et se contenta d’apprécier le moment. Lorsqu’il fit nuit il se leva et s’étira souplement. La jeune femme s’accrocha à lui et ils rentrèrent, cet instant leur avait fait du bien et aucune tension ne persistait entre eux. Demain ils en parleraient peut être, mais ce soir ils s’endormirent réconfortés.

le prisonnier de l'ange 107
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
<br /> Je suis triste, je vais devoir attendre d'être rentrée du travail demain pour pouvoir lire la suite. La journée a intérêt à passer vite!<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> mdr<br /> Merci beaucoup<br /> <br /> <br />