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manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

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Les crocs de la justice 61

 

demon-7.jpg- C’est maintenant l’heure de la sentence, annonça le juge. Je rendrai mon verdict dans trois heures, le temps que les interviews des enquêteurs libres se fassent et que le vote s’accomplisse.

- C’est l’heure d’aller à la buvette, déclara Naël, à moins que vous préfériez rester ici pour regarder les citoyens donner leur avis en attendant l’ouvreuse avec ses friandises ?

- Je reste, fit Dries.

Tous le suivirent.

- Les votes sont ouverts, les votants déterminent la culpabilité de l’accusé, le juge fixe la nature de la peine et la salle les modalités d’exécution quand il y en a. Cette répartition évite les abus de pouvoirs, toute liberté de décision n’est pas rassemblée dans les mains d’un seul homme. Elle évite aussi la corruption trop présente dans l’ancien système ».

Pendant trois heures des auditeurs montèrent à la barre de l’accusation ou de la défense pour exprimer leur opinion sur écran géant. Leur discours ne dépassait jamais les cinq minutes la durée était réglementée pour éviter les excès. Certains de ces investigateurs étaient apparemment célèbres, ils pouvaient en quelques instants retourner la salle dans un sens ou dans l’autre. C’est criminel, songea Kiera en observant une vielle femme devant, celle-ci avait sorti son téléphone pour voter et avait entre temps changé d’avis trois fois se laissant guider par l’orateur le plus habile et non par la vérité. Finalement elle fit son choix en murmurant  « Elles sont cuites, leur avocat n’est pas cru ». La justice était devenue un jeu. Au bout de trois heures le juge accompagné des avocats revinrent. Les victimes reprirent leur place alors que l’accusé menotté attendait la sentence. Le juge prit son temps, faisant durer le suspens avec un professionnalisme digne d’un film d’horreur. Il déchira enfin l’enveloppe apportée par l’huissier libérant ainsi la pensée du public « Coupable au second degrés » hurla-t-il rompant violemment la paix éphémère qui régnait. Puis il se calma, et le silence reprit, un silence studieux accroché aux lèvres du magistrat. Coupable au second degrés, la mort n’était donc pas envisageable mais la prison à perpétuité oui.

« Charles Rics levez-vous. Êtes vous près à recevoir votre sentence ?

- Oui.

- Pour les viols de ces quinze femmes je vous condamne à la castration physique ou à quinze ans de travaux forcés dans la décharge nucléaire de Palm, une année par femme. »

La foule soupira d’extase. Chacun savait que la castration elle n’était pas envisageable pour une créature sexuelle, cela revenait à emprisonner leur vie dans un enfer de douleur et frustration. Leur nature leur commandait l’amour physique, et ne plus s’y soumettre revenait à un suicide par torture. Quant à la décharge l’homme sortirait certes vivant mais certainement très malade. C’ était la pire de toute, seuls des condamnés y travaillaient. Une victime hurla sa joie, lui aussi sera rongé pour le reste de son existence, le cancer le tuera aussi certainement que son crime l’assassinait chaque jour. Les journalistes bondirent sur les parties civiles afin de recueillir leur avis. Le prisonnier, blême, restait debout attendant la prochaine question du juge.

« Quel est votre choix ?

- Aucun !

- Vous refusez cette sentence ?

- Sans aucun doute! Je fais appel de la justice des hommes.

- C’est votre droit, Huissier apportez l’urne à ordalie, à partir de maintenant votre sort ne dépend plus de nous. Vous avez rejeté la sentence des hommes, vous devez vous soumettre à celle d’Abbal ! Piochez votre épreuve. »

Une urne noire et or était apparue portée par l’officier. Le condamné plongea sa main dedans, murmura une rapide prière, puis sortit un papier qu’il remit à l’huissier.

« Si c’est un combat alors l’accusé aura l’avantage car son avocat est redoutable en ce domaine, quelque soit le champion que les victimes aient choisi. Par contre s’il écope de cinq minutes de torture alors il est mort, j’ai vu l’avocat de l’accusation tuer un homme avec un tison en moins de deux minutes, expliqua le night. 

- Lapidation, annonça sobrement l’officier.

- Là ça va être intéressant. Je ne pense pas que Thierry Freu prendra la place de son client par contre j’ignore la volonté de la partie civile, je n’ai jamais vu leur défenseur dans cette ordalie. Les victimes vont se succéder une à une face à leur bourreau. Elles auront droit de lui dire tout ce qu’elles souhaitent car Abbal écoute, et si elles le convainquent du bien fondé de leur cause alors leur pierre touchera le coupable. Si Charles Rics reçoit un seul projectile il sera condamné à mort. La justice divine n’a jamais fait dans la dentelle.

- Et si la pierre touche une personne du public ?

- C’est arrivé une fois, fit Naël dans un sourire, l’homme a disparu, nul ne sait ce qu’il est devenu, c’est quand même fâcheux. Regardez ça commence. »

 

Les crocs de la justice 62

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L
<br /> Waouh, c'est assez particulier comme justice quand même. La suite stp^^.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> En effet ça ne fait pas vraiment envie.<br /> <br /> <br /> <br />