manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- C’est arrivé une fois, fit Naël dans un sourire, l’homme a disparu, nul ne sait ce qu’il est devenu, c’est quand même fâcheux. Regardez ça commence. »
Les victimes avaient préféré tirer elles mêmes. Lentement la première lui face, elle lui hurla sa haine, puis jeta sa pierre qui ne fit pas mouche. La seconde la remplaça immédiatement, elle lui raconta comment il avait abîmé sa vie, elle lui parla longuement de son quotidien brisé, puis elle lança sa pierre et le loupa. La troisième lui narra ses sentiments, de ce qu’elle avait ressenti et de ce qu’elle ressentait maintenant, puis rata une fois de plus l’homme. Charles Rics commençait à se détendre, finalement les mots faisaient plus mal que les pierres. Puis arriva une femme mince qu’il ne reconnut pas, ses yeux étaient amplis de larmes, sa bouche tremblait, elle ne dit pas un mot, elle leva sa main puis fit jaillir sa sentence qui le heurta de plein fouet. « Pour ma fille » dit-elle simplement. Les autres se succédèrent en silence trois autres pierres touchèrent le violeur.
« La mort est donc la sentence de Dieu, et elle est sans appel. Le peuple décidera de la manière dont vous devez mourir. Je rappelle que la culpabilité n’est établie qu’au second degrés, il vous est donc impossible de l’envoyer comme cobaye dans les laboratoires de Dix. Cependant trois morts restent possibles, la mort par électrocution, celle par pluies acides et celle par torture. Que le vote commence. »
La salle ne mit que quelques minutes à se décider pour la mort par électrocution, la moins pénible. L’exécution fut fixée au lendemain à midi. Le condamné demanda une exécution privée, le juge lui accorda, Kiera sortit de cette mascarade écœurée. Le peuple se nourrissait plus que de violence et de mort, où était la justice ?
« Cela peut être perturbant, fit le night, je me souviens encore de mon premier procès. Les questions qui tournent dans votre tête vont continuer leur ronde cette nuit puis les nuits suivantes jusqu’à ce qu’un dossier nous soit confié. Après vous apprendrez à être dégoûtés de cette mascarade, mais la c’est la fin du film, votre travail est de livrer des destins en pâture à des néophytes décérébrés. Pour l’instant vous vous demandez juste où est la justice, ils vous faudra quelques années pour découvrir qu’elle est morte étouffée par la populace.
- Vous êtes bien défaitiste, fit le cyborg. La sentence du juge me paraissait juste et la peine de mort accordée par la salle fut la plus douce. Je ne pense pas que le peuple se repaît de la souffrance de cet homme. Ils l’ont plutôt épargné. Et puis sa mise à prix reste honorable, pour 100 000 Ullic peut être que quelqu’un va le racheter.
- Ça nous le serons jamais, les dossiers doivent être détruit en cas de rachat d’un meurtrier, l’argent du bienfaiteur est censé laver le passé et l’âme de la personne qui bénéficie de sa générosité.
- Foutaises ! Éclata soudain la louve, C’est comme ça que les mafieux bénéficient d’une immunité, quelque soit la somme leur organisation paye à chaque fois, la justice s'enrichit alors que ces malfaiteurs retournent hanter nos rues ! Et d’ailleurs comment sait-on que les votes ne sont pas achetés ? Il suffit pour l’avocat de sortir est de convaincre suffisamment de gens pour sauver une cause perdue. Comment sait-on qu’ils ne le font pas ?
- Ils le font, le procès de Charles Rics n’était pas assez important pour que vous assistiez à cela, mais lors des procès des grands riches les avocats de la défense organisent de somptueux galas où ils invitent tout le gratin. Ces hommes et femmes sont déjà convaincus de leur vote, la soirée est juste une récompense de leur fidélité. Cependant il faut relativiser, tout le royaume peut prendre part au vote et aucun riche ne l’est assez pour corrompre la moitié d’Anahed, il reste toujours une place pour la justice. Je vais vous laissez vous tourmenter avec vos incertitudes le reste de la journée, mais demain entraînement ! Je vous attends tous dès neuf heures dans le salon. »