manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Seule la famille divine le sait, Aliénor, tu n'as pas à t'en faire.
Sa voix réellement apaisante fut comme un baume à mon esprit, ce dont je m'inquiétai un peu.
- Parfait. D'où se fait-il que tu possèdes tout un vestiaire de vêtements pour femmes?Ne manquai-je pas de l'interroger en lorgnant le cache-cœur dans mes mains hésitantes.
Il eut un sourire suggestif, mais seulement dans le but de jouer avec moi :
- Nous avions prévu ton arrivée, Aliénor.
Je battis plusieurs fois des cils. Puis je décidai de ne pas y réfléchir plus avant. Un pallier après l'autre. Je me penchai sur le petit vêtement, que je tournai prudemment en tous sens afin d'en saisir le système de fermeture, qui me parut juste suffisamment savant pour pouvoir en déduire que l'on ne tenait surtout pas à m'inciter à me vêtir. Probablement à cause de la mine dépitée qui gagnait mon visage, le rire léger de Gareth monta lentement dans la pièce. Il était communicatif et lorsque la porte s'ouvrit un incontrôlable sourire naissait à mes lèvres frémissantes à cause de la fatigue.
- J'y retourne, dit Liam en tournant les talons aussi sec, repartant aussi vite qu'il était venu.
J'écarquillai les yeux et me précipitai à sa suite. Dieu... Enfin, par les dieux, je ne devais pas me concentrer sur ce que je faisais, ou bien j'allais encore m'étaler. Quelle idée d'avoir fichu quatre pattes à la centaure que j'étais ?! Assez vite je me retrouvai tout de même à sa hauteur :
- N'espère même pas me laisser là pendant que tu sors risquer ta vie, m'exclamai-je. Je viens d'arriver, tu es responsable de moi à présent. Je ne sais rien de ce que je fais là, j'ai besoin de toi !
A mesure que j'ajoutai les mots, je me sentis aussi pitoyable qu'illogique, même à mes propres yeux. Je ne le connaissais pas ! Ces paroles n'avaient aucun lieu d'être. Seulement pour le moment j'étais bloquée dans un futur déprimant, où je ne possédais que deux alliés. Je ne voulais en perdre aucun !
- Je ne risque rien, je te l'ai déjà dit.
Non. Je sentais que c'était faux au plus profond de moi.
- Alors pourquoi as-tu supprimé la créature tout-à-l'heure ? Si ni toi ni moi ne pouvons tomber malades, tu aurais pu la laisser en vie.
Il roula des yeux, gonfla les joues, mais ne parvint visiblement pas à se mettre en colère contre moi. Ce qui me parut une excellente nouvelle.
- Parce que j'aime couper des têtes, fin de la discussion, retourne avec Gareth. Tout le monde l'adore, pourquoi pas toi, Aliénor ?
Je voulus répondre quelque chose d'irréfléchi, mais je sentis qu'il ne fallait surtout pas à ce propos. Comment un dieu guerrier monté sur une créature de toute évidence mythique pouvait-il demeurer jaloux de son frère héritier ? Je faillis me frapper le front : la réponse était dans la question.
- Ce n'est pas le problème, d'un, commençai-je prudemment. De deux, laisse-moi te mettre face à quelque-chose. Tu dis que je devais être là, mais je ne sais pas pourquoi, tu refuses de l'expliquer. Maintenant tu refuses encore de mettre les choses à plat. Tu ne peux pas continuer ainsi, si je suis si importante, j'ai le droit d'avoir des réponses ! Je ne veux pas connaître mon destin, je veux que tu me dises quel danger nous guette toi et moi quand nous allons de l'autre côté du mur. Commençons par là.