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Centaure d'un dieu, tous les articles.
Mon hoquet était passé. Mon assurance revenue me convenait mieux, même si elle paraissait la rendre mal à l'aise. Elle opina, peu convaincue, mais je m'échappai tout de même.
Endurcie par cette épreuve, je trouvai mon dieu chez moi, occupé à faire entrer le dîner. Le souffle court, dès que les serveurs furent sortis, il me donna un baiser qui me fit vaciller. Je dus m'arracher à lui moi-même, il avait oublié la puissance de ses lèvres sur moi. J'en profitai pour tâcher de reprendre mes esprits, mais mon ventre se tordit bruyamment. Il eut un rire nerveux et m'attira au salon maladroitement.
Nous mangeâmes sans un mot. Nous nous dévorions du regard. Au début du repas il eut tout de même la présence d'esprit de lâcher un court :
- Nous devons faire attention à la prophétie.
Un grognement insaisissable sortit du fond de ma gorge. J'avais abandonné, en réalité. Nous finîmes par laisser en plan le dessert : je tirai Liam vers la chambre. Il m'y suivit en posant de chaudes caresses sur ma robe chevaline. Quelques caresses intimes suffirent à le rendre centaure. Mon bas ventre l'appelait de toutes ses forces. Ses yeux étaient ceux d'un aveugle. Au bout de quelques frissons provoqués par de simples gestes du bout des doigts il m'attira doucement au centre de la pièce. Je le regardai faire le tour de ma personne, mon cœur prêt à exploser. C'était de l'appréhension, cette fois...
- Hips !
Il rit nerveusement et refit le tour pour faire passer mon hoquet. Il parcourut mon visage du bout des doigts et je dégageai sa frange pour me sentir encouragée par ses yeux emplis d'un désir d'un blanc laiteux.
- Veux-tu attendre une autre fois ? Haleta-t-il.
- Non, non !
Ces mots provenaient des mes entrailles, rauques et frémissants. Il eut un sourire épanoui et sans cesser de me donner de courts baisers il fit de nouveau le tour de mon être. Je le regardais bien en face, mon torse humain souplement tourné vers lui. Il évaluait ma hauteur, maintenant, et de nervosité il passa la main dans ses cheveux. Comme j'aimais le voir ainsi ! Je lui tendis une main tremblante, il la saisit et comprit. Il prit appui dessus et son corps chevalin reposa sur mon dos, en appui sur le sol par ses seuls postérieurs. Tout mon corps l'appelait lorsqu'il entra en moi. Le torse humain tourné vers lui, il put voir les effets de la jouissance sur mon visage moite. Une main sur mon sein, l'autre crispée sur mon épaule, la première glissa ensuite dans mes cheveux et l'autre s'agrippa à mes propres doigts. Il ne retenait pas ses halètement de stupeur et de plaisir. Pour ma part, je gémissais bruyamment, rien n'aurait pu accéder à mon esprit à cet instant sauf la satisfaction d'un acte délicieux que j'avais trop attendu.
Pourquoi se retirait-il déjà ? Je retins ses mains, le faisant prisonnier de mon corps. Il gémit quelque chose, se reprit, et finit par prononcer presque distinctement :
- Gareth...
Bon sang ! Bon sang ! Pour le coup je me dégageai si vite que le centaure s'affala au sol en un grand rire de soulagement. Il se libéra sur le sol et je me confondis en excuses. Mais il m'arrêta soudain un peu grave :
- Prends-moi dans tes bras au lieu de parler inutilement.
Le cœur serré je lui offris mes mains pour l'aider à se lever, mais il m'attira doucement au sol. Je m'abîmai dans la contemplation de ses yeux qui reprenaient peu à peu leur couleur noire.
- Je veux parler à Gareth, demanda-t-il à son bracelet sans ébaucher un geste.