manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Tout ira bien, assura-t-il en passant un bras dans mon dos. Nous comprendrons au fur et à mesure.
En marchant vers le vaisseau nous décidâmes de parler de tout cela à Saphir. Rendez-vous fut pris chez lui, aussi découvris-je ses appartements pour la première fois. Ils n'étaient pas différents des nôtres, m'étonnai-je : les Dieux au pouvoir se fichaient donc d'être plus à l'aise que leurs enfants et leurs amantes. Rebecca fondit en larmes lorsque Liam répéta la prophétie alors qu'une lueur de vie s'épanouit dans le regard de son père.
Liam et son père parlèrent peu, mais une poignée de secondes leur suffit pour établir un plan. La première étape était de réunir les femmes pour savoir laquelle était la plus jeune. Bien sûr les difficultés furent relevées aussitôt. Nous ignorions s'il fallait identifier la plus jeune aujourd'hui, ou celle qui était la plus jeune à l'époque ? Il fut donc décidé de réunir toutes les femmes qui pouvaient être celle que nous cherchions, selon le sens que l'on donnait à la prophétie.
Saphir appela tout son peuple à nous rejoindre sur le seuil du vaisseau le soir-même. En attendant nous entrâmes chez le prince pour récupérer Miel, le chat du gamin dont il avait pris soin à sa mort, et je ne compris qu'alors que le griffon Joyce avait disparu de la circulation contrairement à la petite boule de poils qui élit domicile au creux de l'épaule de Liam. En silence je me dis que Lara devait avoir trouvé un bébé griffon à l'heure qu'il était, qu'elle avait dû appeler Gareth. Le cœur gros j'acceptai d'accompagner le Guerrier voir son défunt frère. L'après-midi était bien avancé et le cadavre avait déjà été préparé. Le voir me ramena à la réalité. En proie au hoquet, je me maudis de toutes mes forces. J'en avais tellement assez de cette faiblesse ridicule ! Liam me fit passer mon hoquet, trois fois. A la quatrième il soupira et me prit par la main pour m'attirer hors de la pièce. Je n'avais même pas pu correctement observer le corps.
- Non, m'affolai-je, je veux rester, je veux le toucher et lui parler en silence, s'il te plaît.
Il m'adressa un pâle sourire et se rassit près du corps de Gareth. C'était saisissant comme les xivians prenaient soin de leurs morts. Il n'était pas pâle, par exemple. Il était beau. Ses cheveux noirs, mi longs, paraissaient soyeux comme de son vivant. Ses sourcils si bien dessinés surplombaient ses paupières closes. Une envie oppressante d'appeler le prince pour qu'il les ouvre me fut difficile à réprimer. Je me demandai si on pourrait voir ses grands yeux noisette.
- Pourquoi est-il bronzé ainsi ? Reniflai-je.
- Une manipulation chimique.
Je hochai la tête. Il était vêtu de blanc, c'était magnifique. Je tendis une main tremblante vers son front, agitée d'un nouveau hoquet.
- Attends, fit tendrement le dauphin.
Il plaça ses mains sur mon cou et cela passa immédiatement. Gênée, je sentis son regard sur moi tandis que je caressais le front, puis les cheveux soyeux, la joue et l'épaule de l'homme que nous aimions. Un flot de larmes coulait en continu sur le visage de Liam et finalement je le serrai contre moi de toutes mes forces.
- Saphir veut te parler, Aliénor/Liam.
C'étaient nos téléphones, un appel groupé depuis celui du Dieu.
- Oui, fit son fils pour nous deux ?
- C'est l'heure, les enfants.
- Oui, acquiesça le guerrier.