manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Aliénor, ragea-t-il, reviens ici !
Non, je galopais. Les créatures nous avaient suivies mais j'allais plus vite qu'elles. Arrivée près de la porte je vis avec horreur le petit animal poilu gratter à la jambe d'une créature qui se retourna mollement pour le détailler d'un regard vide. Elle se pencha vers lui avec une lenteur effrayante. Je rassemblai mon courage pour me saisir de l'animal avant elle mais hurlai, le chat entre les doigts, alors qu'on s'agrippait à ma jambe arrière droite. Je tirai mais la poigne de la créature était solide. Je sautillais hystérique quand la tête de l'humanoïde chuta lourdement. Liam couvrait mes arrières – mon cœur s'affola à cette idée miraculeuse. Mais déjà d'autres mains se tendaient vers moi. Je ne risquais rien, me rappelai-je. Les créatures avaient faim, je devais juste m'en tirer en un seul morceau, mais je ne pouvais pas être contaminée et elles n'étaient pas armés. Le chat dans les bras (les Dieux soient loués, il était calme et câlin), je fonçai dans le tas.
- Super, m'encouragea Liam, suis-moi par ici.
Je m'en étais débarrassée ! Je n'osais même pas y croire ! Je levai le nez pour voir d'où venait la voix mais trébuchai de ce fait. Je me retrouvai le nez dans la substance verte. Poussant un cri de dégoût je patinai pour me relever. Par les Dieux, pourquoi était-ce toujours si difficile ?
- Donne-moi la main ! Cria le Guerrier.
Je la levai mais vis qu'elle était toute tachée de la matière gluante.
- Non, hips, tu risquerais de toucher le gamin avec tes doigts couverts de cette matière.
Une tête tombait après l'autre devant moi, l'une d'elle finit par me tomber dessus. Je hurlai de dépit.
- Replie tes jambes sous toi, ragea Liam, et relève ce fichu corps équin !
- Hips !
Je fis ce qu'il disait puis me retrouvai enfin debout. Je ruai largement pour me débarrasser des mains qui s'agrippaient à ma queue et mes membres.
- Fie-toi à ma voix et regarde où tu marches ! Ordonna encore Liam.
C'est ainsi qu'avec des « par ici » et des « de ce côté », je pus galoper loin des créatures à la suite du griffon et de son divin passager. Enfin plus aucun humanoïde ne fut en vue. Liam s'était tu, je me dirigeais grâce à son ombre sur le sol et à la musique régulière que produisaient les battements d'ailes de sa monture féerique. Finalement il m'annonça en ralentissant :
- C'est terminé.
Il se posa et ouvrit la porte du mur. Je me retournai : plus aucune créature n'était en vue, elles avaient perdu notre race, trop lentes pour nous suivre. J'avais pris garde de ne pas étouffer le chaton que je tenais entre mes mains, car j'avais plusieurs fois noté que je le serrais trop fort.
Le Guerrier prit mille précautions pour ôter la serviette du corps de l'enfant sans que la matière le touche à aucun moment. Puis lui et moi gagnâmes les douches, où je me débattis pour garder l'animal sous l'eau désinfectante du portique. Ensuite,confiant à Liam le chat en colère, je pus enfin me laver moi-même, ce qui fut un délice. Lorsque je fis un pas en avant un tableau déplaisant s'offrit à moi : le petit pleurait silencieusement, son chaton dans les bras. Je m'approchai et lui relevai le menton :
- Comment tu t'appelles, mon garçon ?
- Joyce, murmura la tête brune.