manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
Elle enlaça son fils avec exubérance. Je le vis lever les bras par saccades pour lui rendre la pareille et compris que c'était fort rare de sa part.
La d
éesse nota de façon exubérante comme cela tombait bien, car Safir avait déjà organisé notre mariage pour la semaine suivante. D'ici-là notre palais devait être prêt et la cérémonie devait s'y dérouler, dans notre cour principale. D'ailleurs, ajouta le dieu son mari en déboulant dans la pièce, c'était à la base une surprise, maintenant l'effet serait quelque peu amoché. Rébecca se défendit en avançant que j'étais enceinte, qu'il était temps que je sache ce genre de choses. Safir nous enlaça rapidement et sobrement. Je me sentis mal à l'aise, face à tant d'exubérance. Je tentai de le cacher soigneusement. Finalement le prince appela pour nous proposer de déjeuner ensemble.
Nous descendîmes tous, puis la nouvelle donna les larmes aux yeux à Lara. Gareth m'enlaça ainsi que son frère, ému. Nous bûmes en trinquant bruyamment à tout cela. Il me tardait de me sentir moins exposée. Pourtant, cela ne cessa de s'aggraver. Les gens venaient nous féliciter en entendant la nouvelle et il ne me fallut pas une demi heure pour me sentir tanguer un peu. Cela provenait de ce balai incessant autour de moi, qui m'obligeait à jouer un rôle fatiguant. Pour autant, je me demandai si je l'aurais vécu de la même manière avec quelques kilos en plus.
Je commençai par le cacher mais au moment où je tendais laborieusement le bras vers la première fournée de canapés, je chus lamentablement. Je sentis les bras puissants du Guerrier tenter de me soulever mais j'étais une centaure ; même frêle une créature comme moi était trop lourde pour lui.
- Laisse-moi là, murmurai-je.
- Pardon? S'enquit il en se penchant sur moi.
- Laisse-moi là, donne moi un sucre et dans cinq minutes je serai de nouveau sur mes pieds.
- Oh, tu..? Bon sang, je vais commencer à t'imposer des rations, grommela-t-il.
Effectivement quelques minutes plus tard je me retrouvai agenouillée, toute la famille près de moi. J'aurais donné beaucoup pour qu'on me laisse seule, juste une petite heure.
Safir s'enquit de savoir quelle maladie je couvais, sachant que ma grossesse était beaucoup trop récente pour être la cause de malaise. Liam expliqua ce qui se passait pour moi, sans trop en faire. Son père n'insista guère, mais cela ne me rassura pas. A présent que toute la famille divine connaissait mon problème d'alimentation, je supposai qu'on ne me laisserait pas en paix.
Les jours suivants furent lents. Moi qui étais habituée à l'action, je me retrouvai en semaine de repos décrétée par Liam. Je devais avouer que de jour en jour j'appréciais de mieux en mieux ma convalescence. Les repas au lit, la lecture à deux, le sommeil, surtout. La veille de mon mariage je commençais à avoir peur d'être devenue une créature fainéante. Mais Rébécca me fit envoyer ma robe de mariée par son époux et cela me réveilla. N'avaient ils pas remarqué que je n'étais pas humaine ? Si, sourit le Dieu en me la laissant pudiquement dans un coffret. Je regardai Liam, l'air de dire, «je ne connais rien aux mariages mais il me semble que tu en dois pas voir l'essayage ».
- Qu'est ce qu'il y a, demanda-t-il craintif ? Si tu as changé d'avis, dis le, Aliénor. Tu n'es obligée à rien.
Je l'étudiai de mes yeux d'ébène. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux clairs. J'y passai le bout des doigts à mon tour.
- Mais non, Liam, répondis-je doucement. La barbe, j'oublie toujours que ne nous n'avons pas les mêmes coutumes !
- Oh, c'est un problème culturel, comprit Safir. Parle nous, nous respecterons tes souhaits.
Surprendre son soulagement dans le ton de sa voix me donna envie de sourire, ce dont je me retins.
- Non, c'est une habitude idiote.
Je filai me changer à ma salle d'eau et lorsque je revins Liam était vêtu d'une tenue improbable mais fort sexy au demeurant. Il portait un pantalon blanc, fort large. Il était assorti à un genre de veston, attaché avec des pierres précieuses couleur nacre. Un large col lui cachait le cou, c'était très élégant, et très seyant, car l'étroitesse du tissu cintré montrait comme son torse était sculptural.