manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Le destin des immortels - nouvelle publication
- On pose les enfants, chuchota-t-elle, tu vas assez loin par la route qu'on a prise et je sonne.
Il hésita, les sourcils froncés.
- Vas-y, ordonna-t-elle. Fais-moi confiance.
Il lui obéit et elle patienta assez longtemps pour qu'il soit largement hors de vue. Elle sonna mais grâce à ses forces de vampire elle fut bien cachée lorsque la porte s'ouvrit. Elle écouta la famille s'affoler puis chercher ; aplatie sur leur propre toit, jamais ils ne la trouvèrent. Elle s'échappa dès que possible, toutefois, car il ne fallait pas que Sloan s'éternise trop près. Il n'y avait pas un chat dans les parages. Si on les voyait dans la rue on les soupçonnerait forcément. La stratégie fonctionna mais de retour auprès de la meute le jeune homme était visiblement épuisé. Ils avaient beaucoup marché, il avait sans doute eu son lot d'émotions pour ce soir-là.
- Jennylyn et Clarence vont prendre le relai, ordonna Sofiane dès qu'ils arrivèrent. Vous allez simplement leur prêter vos vêtements, j'ai l'impression que ça leur ira.
Sloan soupira, crispé ; elle ébouriffa sa chevelure d'ébène.
- Comment ça, cela ne te dit rien de te retrouver nu devant une armée de vampires ? Chuchota-t-elle amusée.
Il lui glissa un regard venimeux. Néanmoins il ne se fit pas prier pour donner Jean et T shirt à Clarence. Il ne se voyait probablement pas refaire le chemin en sens inverse.
- On est allés à l'Est, lança-t-elle, peut-être que les gens sont en ville à chercher les parents. On les a laissés devant le perron de la première maison. Evitez de faire la même chose, cette fois ils seront rapides pour ouvrir la porte.
Ils partirent puis Shalimar tint compagnie à son humain qui tentait désespérément de se cacher aux loups qui le trouvaient ridicule. Sofiane avait gardé forme humaine. Il s'assit près de lui pour lui donner une accolade :
- Comment ça va, toi ?
- Ça ira. Ce qui est assez effrayant en soi.
La vampire comprit qu'il se méprisait lui-même. Elle ferma les yeux. Sofiane avait pris le relai. Elle allait accepter cette pause.
- Ce n'est pas toujours le cas, nota le vampire. J'ai vu plus d'un humain hurler, vomir et s'enfuir dans ce genre de circonstances. Dans cet ordre, sourit-il encore.
- Mais Sloan a confiance en nous et il nous aime, contra-t-elle un peu sèchement.
Elle se désola de ne pas être capable de simplement laisser son chef de meute s'occuper de Sloan. Le vampire voulut se moquer mais garda le silence, puisque le jeune homme ne répliquait pas.
- Que dit la meute ? S'inquiéta la vampire.
Le jeune homme tendit le cou, regrettant de ne plus entendre ce qu'ils se disaient.
- Beaucoup de bruits courent, répondit l'immortel. Certains parlent de mauvais présage. D'autres plus terre à terre sont heureux d'avoir pris le temps de se nourrir un peu.
- Je croyais que tu avais ordonné de ne pas le faire ? Se souvint la vampire.
- Je suis revenu sur mes positions. Ils étaient tous morts, il ne servait à rien de se précipiter. Cela étant j'ai prévenu qu'on n'a pas intérêt de solliciter une pause avant notre arrivée.
Shalimar se sentit soulagée. Le sang calmerait la meute.
- Cela signifie-t-il que nous avons parcouru le plus gros du chemin ?
La vampire avait parlé normalement pour distraire Sloan. Elle n'aimait pas le voir se renfermer, après tout ce qui venait d'arriver.
- Non, sept jours, à mon avis, mais là tout le monde a vraiment bien mangé. Si vraiment on saigne une personne ne serait ce qu'à demi on peut tenir jusque là. En principe on boit un litre environ et on tient cinq jours.
- C'est précis, s'étonna l'humain.
- Quand tu es vampire c'est le genre de choses dont tu t'inquiètes assez vite, expliqua Shalimar, parce que si tu te rates, la déchéance est très, très rapide.
- On sent le vécu, s'inquiéta Sofiane.
- L'essentiel est que je sois toujours là pour en parler.
Elle s'ébroua, ce n'était pas un bon souvenir. La beauté était la première chose qui fichait le camp lorsque vous aviez trop attendu. Alors cela devenait compliqué d'attirer les humains pour se nourrir et le cercle vicieux commençait.