manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Je t'embauche, Aliénor.
Soufflée, je pris le galop et le suivis de l'autre côté du mur. Cette fois-là et toutes les suivantes, je fus son bras droit à peu près efficace. Je crois qu'il aim
ait surtout avoir une « femme » près de lui, que ce fut pour l'aider, ou plus souvent, pour se rappeler qu'il restait des sujets sains, au-delà du carnage. Ce matin-là à l'aube, un mois plus tard, nous revînmes avec une femme miraculée qui nous remercia vivement avant d'être prise en charge par des serviteurs. Après tout ce temps, j'étais plus à l'aise dans mon nouveau corps, mais je n'en savais pas tellement davantage sur Xivia ou ses habitants. Il fallait dire que nous passions notre temps, le Guerrier et moi, à courir dans tous les sens. Il me faisait engloutir un repas consistant de temps à autre, sur le pouce, mais ce matin-là il m'annonça gravement :
- Nous allons prendre un petit déjeuner en famille.
- Pourquoi? Soupirai-je en essuyant une coulée d'eau sur mon front.
Je sortis du portique, comme pour fuir cette idée. Je ne faisais d'ordinaire que croiser de loin la déesse-mère de temps à autre, ce qui me convenait parfaitement.
Parce que c'est ce que font les gens normaux, Aliénor, l'as-tu oublié ?
Complètement, fis-je lasse, ne peut-on pas simplement aller nous coucher ?
Il me semblait que j'avais arrêté de dormir comme j'avais arrêté de réfléchir à l'instant où le dieu m'avait annoncé que nous faisions équipe. En réalité je m'effondrais de temps en temps dans la chambre de Gareth où nous rendions visite au prince et à Joyce chaque fois que Liam n'entendait aucun rescapé l'appeler, ou plus exactement lorsque par « omniscience » il n'en trouvait aucun à sauver pour un court instant.
- Tout de suite après, c'est promis, sourit-il plus tendrement que de sa voix de combattant habituelle.
Mais là où Gareth m'aurait frôlé la joue du dos de la main, Liam me poussa vers les marches du palais. Il s'affala dans une grande pièce sertie de cheminées, dans un fauteuil en bois rare.
Mon enfant ! Hurla en entrant sa mère ensommeillée.
Elle se jeta sur lui et à l'instant où elle s'apprêtait à l'agripper de ses mains aux ongles trop longs, il nota bien distinctement alors que du coin de l'œil je voyais quelqu'un d'autre entrer :
- M'man, tu sens les oignons pourris, épargne moi cela, dès l'aube, je t'en prie.
Je pouffai : chaque fois qu'il rentrait, c'était la même comédie, mais comme toujours, il venait de trouver le moyen de la vexer et de la faire se détourner avec désespoir de son enfant indigne. Je me tournai vers la voix qui comme moi avait émis une moquerie discrète : le père du Guerrier, sans doute. Whaou, quel « homme » ! Calme comme la force tranquille, le roi était grand, fort, élégant. Ses cheveux blancs plaqués en arrière alliés à ses petits yeux noirs abyssaux lui donnaient l'air d'être hors du temps. Il aurait pu avoir cinquante ou quatre-vingts ans, je n'aurais pas été surprise.
- Bonjour, Aliénor, me lança-t-il. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais ce que l'on murmure est bien réel : vous êtes bien la seule créature sur Xivia...
- A avoir quatre pattes et un torse de femme, je sais, terminai-je pour lui.
Je bloquai un premier hoquet dans ma gorge. J'aurais tout donné pour me débarrasser de ce réflexe stupide, qui me poussait toujours à parler lorsque je me sentais nerveuse.
- Cela aussi, sourit-il un peu, mais surtout, qui ne se fend d'aucune révérence devant la famille divine.
Cette fois, je ne parvins pas à retenir mon hoquet, manquant m'étouffer en essayant. Mais je fis de mon mieux pour trouver quelque-chose de spirituel à répliquer.
- Oh... euh... hips ! C'est que je ne sais pas la faire, mon seigneur.