manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Il sait en quelques minutes la façon de fonctionner des gens, c'est une empathie plus puissante que chez les humains, il paraît. Donc il sait quoi leur dire, quoi leur faire, pour obtenir tel ou tel résultat.
- Cela ne te gêne pas de le savoir ? M'étonnai-je.
Après
tout, il devait y avoir des inconvénients à avoir pour grand frère un être capable de telles manipulations.
- Non. Je sais qu'il ne s'en servira jamais contre moi.
Je dus moi-même faire le rapprochement avec sa sœur et la tendresse entre le prince et lui, qui tranchait tant avec le tempérament bourru de Liam.
- Les fratries divines sont différentes de celles des humains ? L'interrogeai-je ainsi.
Son visage exprima une telle confusion, que je manquai m'excuser. Mais il répondit avant :
- Je ne sais pas, Aliénor.
L'empathie, les talents de guerrier, c'étaient les deux parties d'un tout.
- Vous êtes comme des siamois, l'un sans l'autre vous n'êtes rien à cause de vos caractéristiques divines. Donc oui, c'est lié.
Il se contenta de sourire. Il n'aimait pas se dévoiler mais j'en savais assez pour le faire à sa place. Nous nous complétions bien. Le destin, cette pensée m'apparut une énième fois, et je me demandai avec appréhension quel poids pèserait un jour sur mes épaules trop jeunes. Je me rappelai la tragédie qui paraissait s'annoncer à propos de Gareth. Mon estomac se tordit. Et si j'étais là pour le remplacer auprès de son frère ? Je m'ébrouai. J'affabulais forcément. Personne n'aurait pu panser la plaie béante qu'il laisserait dans le cœur de Liam s'il lui arrivait malheur. Safir n'avait pas pu prévoir pour moi un rôle aussi difficile.
Sur le pas de ma porte il ouvrit pour moi, il avait la clef dans sa poche. Il entra pour me donner des informations inutiles :
- Ton lit, ton armoire, ta salle d'eau, tu vois il y a des vêtements, Gareth pense qu'ils te plairont. Des questions ?
- J'ai perdu mes yeux, dis moi ? L'interrogeai-je faussement sérieuse.
De nouveau, une intense confusion noya son visage. Il se détourna pour s'en cacher, désireux de ne pas se laisser trahir par ses traits que je commençais à trop bien connaître.
- Non, se perdit il, pourquoi ?
- Mes bras, alors? Ou mes sabots ?
J'avais parlé plus gentiment. Un jour il comprendrait mon humour. J'allais le lui apprendre.
- Mais enfin... Grogna-t-il en me faisant de nouveau face.
- Dans ce cas je pense que j'aurais réussi à voir tout cela moi-même.
Il prit le chemin de la porte en bougonnant, mais je le pris par le bras pour l'arrêter et lui dire que c'était pour rire. Surprise, je fus secouée par un profond frisson et lorsque ce fut fini ma lèvre inférieure continua un moment de trembler. J'avais vu la même chose sur lui. Lentement je l'observai lever vers moi son visage tellement atypique. Ses petits yeux abyssaux emplirent mon espace, interrogatifs.
- Hips !
Il tendit la main pour poser deux doigts sous ma gorge et ainsi faire passer mon hoquet, mais désormais l'espace entre nous était électrique.