manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Les gens qui ont besoin de toi sont ceux-là même que tu aimes, souffla son père. Tu sauras remonter la pente, pour eux. Tu leur manqueras, quand tu ne seras plus, et ce sera réciproque. A ta place je ferais en sorte que ce ne fut pas déjà le cas. Joyce aura profité jusqu'au dernier moment. Tu as encore des bonheurs devant toi, imite-le en cela.
Je sentis tout à coup le flot de larmes qui s'écoulait en silence jusqu'à mon menton. Lorsque S
aphir sortit il me sembla que les mots ne pourraient jamais franchir le seuil de mes lèvres tant ma détresse était grande. Le cadet s'en aperçut enfin. Il enlaça fermement mon tronc de femme, probablement sans comprendre exactement pourquoi je pleurais. J'étais emprisonnée.
- Tu ne nous survivras pas, reniflai-je en direction du prince. Que dit exactement la prophétie ? Dites-le moi ! Hurlai-je, et tous les êtres vivants de la pièce, Dieux et griffons, sursautèrent violemment.
Gareth s'ébroua. Ses yeux reprirent vie comme par enchantement. Il sécha ses larmes rageusement. Le réflexe de survie venait de faire son œuvre :
- Ce n'est apparemment pas pour tout de suite. Oublie cela, tu n'en sauras pas davantage. Je vais me laver.
Hébétée, je le regardai marcher vers la salle d'eau, décidé ; en une minute il fit plus de gestes qu'il n'en avait avait faits depuis la mort de Joyce. Je me tournai vers Liam :
- Il faut me dire. Je ne pourrai pas digérer l'information tant que je ne saurai pas de quoi il s'agit.
- Tu sais que c'est impossible. Tu avais promis, rappela-t-il la gorge serrée. Je jure que si je le pouvais, je ferais ce que tu demandes. Je n'aime pas te voir ainsi, Aliénor.
Je souris comme lui malgré les douleurs. J'avais bien écouté Safir, moi aussi, et j'étais d'accord avec lui. Si le monde avait encore besoin de nous alors nous devions avancer. Et puis Joyce n'aurais pas aimé nous voir ainsi. Il nous aurait secoués pour aller regarder l'atterrissage amorcé je ne savais depuis quand. Lorsque le prince revint, vêtu de propre, il décida comme s'il était arrivé à la même conclusion :
- Allons voir l'atterrissage.
C'est ce que nous fîmes. Cela dura vingt-quatre heures, mais nous en manquâmes beaucoup, reprenant un semblant de vie normale. Nous retournions manger ensemble au restaurant, et dormir seuls, dans nos chambres. Du moins c'est ce que nous crûmes. Arrivée chez moi je sentis que je ne supporterais pas la solitude. Je passai la porte en sens inverse. Liam était déjà dans le couloir et son sourire m'emplit d'un bien-être que je n'avais pas ressenti depuis des jours. Lorsque la porte de Gareth s'ouvrit à son tour la poitrine de son frère se souleva discrètement en un rire contenu alors que je gloussais ouvertement.
- Je ne vais pas vous déranger, dit le prince et retournant chez lui d'un mouvement précipité.
Mais nous le rattrapâmes et passâmes une autre nuit à nous soutenir les uns les autres. Le lendemain Saphir vint nous réveiller gentiment :
- Les enfants, debout, on se presse déjà pour poser des questions à Aliénor, il faut qu'elle soit là pour le peuple.
- Pardon ? M'indignai-je à peine réveillée.