manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
- Je l'aime tant, je sais que ce n'est pas naturel. Ça me fait peur.
Il me sourit encore, sans me contredire. D'un geste doux et naturel, il posa une longue caresse le long de mes épaules, qui de nouveau, me fit frissonner. Je commençai aussitôt à culpabiliser. Je lui jetai un regard pour y chercher je ne sais quoi, mais je n'y trouvai qu'une
grande sympathie. Que se passerait-il s'il découvrait que manifestement, si j'aimais Liam sans ambiguïté, je ressentais également autre chose pour lui. L'amour qui les liait ne laissait aucun doute sur la colère qu'il ressentirait, réalisai-je.
- Hips ! M'étranglai-je.
Gareth ne savait pas placer ses doigts sur une gorge pour faire passer le hoquet, contrairement à son frère. La conversation fut donc entrecoupée de ce tic nerveux pendant un long moment.
- Aller jusqu'aux champs prendra un certain temps, repris-je malgré tout. J'ai bon espoir de trouver des troupeaux là-bas.
- Nous irons à pied et nous camperons sur le chemin, décida le prince. Ce magasin nous permettra de parer au plus urgent jusqu'à ce qu'on ait tout ce qu'il nous faut pour reprendre nos habitudes xivianes avec ce qu'on peut trouver sur Terre. Un beau jour on cessera d'avoir besoin de toi toutes les six secondes et tu pourras nous emmener à l'océan le plus proche.
Un hurlement de frayeur retentit. Le prince soupira :
- Liam, ne nous abandonne pas.
Malgré les hurlements, je restai interloquée un moment. C'était là sa façon de prier ! Je me dirigeai enfin comme tout le monde vers la dame qui courait en tous sens.
- Qu'y a-t-il ? Criai-je pour couvrir le bruit de ses hurlements.
- Une affreuse bestiole, s'affola-t-elle, je l'ai vue entrer dans ma manche, je ne sais pas où elle est, par les dieux, qu'on me vienne en aide !
Elle fut prestement dévêtue et on écrasa sans scrupule la chose qui l'avait attaquée. Je m'approchai et soupirai en découvrant ce qu'il restait d'un simple papillon.
- Ces animaux sont inoffensifs et du reste assez jolis, tonnai-je. Je vous expliquerai tout cela à la bibliothèque. En ville il n'y a pas d'animaux dangereux, repris-je avec une assurance feinte. Ne tuez pas d'animaux gratuitement avant de m'en parler.
Ils acquiescèrent tous mais je vis l'incrédulité se peindre sur leur visage. Je n'avais plus faim. Mélancolique je me rassis près de Gareth en attendant que les autres aient fini de manger. Il vidait minutieusement son paquet de biscuits en m'étudiant sans se cacher.
- Ils apprendront, pour les animaux, dit-il.
- Avant ou après les avoir tous exterminés ? M'emportai-je, les larmes aux yeux.
J'avais parlé trop fort, tout le monde me regardait. Je me sentais nulle, comme une fillette à laquelle on aurait confié un fusil en qu'on aurait lâchée au milieu des tranchées.
- Ils viennent d'arriver sur une planète qu'ils ne connaissent pas. Ils ont perdu des proches tout comme toi. Ils ont appris de mauvaises nouvelles sur le climat. Ça sentait la mort, dans le magasin. Il faut leur laisser le temps de se détendre, conclut le prince. Prends des forces, pour me faire plaisir, Aliénor.
Je secouai la tête, j'avais vraiment l'estomac noué. Mais ensuite, le dieu fit quelque chose qui desserra mon ventre et allégea mon âme. Il se leva et prit la parole. Il expliqua au groupe qu'ici on ne retrouverait pas ce que l'on connaissait. Il reconnut que ce ne serait pas facile de s'habituer à tout une nouvelle faune. Il conclut que cela ne changeait rien au fait que comme sur leur planète d'origine, la Terre possédait son écosystème, magnifique, à ne pas altérer. Il me donna ensuite la parole – cela tombait bien, le papillon était l'un des animaux dont la vie était la plus symptomatique de la beauté de l'existence, du fait de la transformation de la chenille en sorte de petite fée aux ailes si délicates. En prenant la parole, je ne m'étais pas fait confiance, mais lorsque j'achevai mes explications, le timide sourire des hommes et des femmes trouvait un écho également sur mon visage. L'espoir est un sentiment contagieux.