manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Comment faisait-on pour danser avec quatre pieds ?
- Quand bien même, souffla-t-il en explorant mon dos d'une main et en appliquant ses doigts sur ma gorge de l'autre, à la portée de laquelle je m'étais baissée, reconnaissante.
Effectivement, ce fut déplorable. Certes j'étais à l'aise dans mon corps de centaure, mais sur une piste de danse ? Je n'étais pas magicienne ! Je fis ce que je pus. Liam se mordit la lèvre au sang, lorsque je lui marchai sur le pied, pour retenir un cri de douleur mais aussi un grand éclat de rire, me sembla-t-il. La seconde fois il ne put s'empêcher de se plier en deux. Les gens autour se contenaient à grand-peine. Quant à moi ? J'étais aux anges : j'adorais le voir rire, j'en avais trop été privée.
Lorsque mon ventre gargouilla bruyamment je l'entraînai vers le buffet. Tout était absolument délicieux, je n'avais jamais autant mangé depuis que j'étais avec les Xivians.
- C'est bien, m'encouragea-t-il en me voyant douter, tu commences à maigrir, tu n'as pas remarqué ? Tu étais mieux quand tu es arrivée.
Ne s'agissait-il pas d'une critique ? Je me tus, l'air sévère. Il fut probablement déstabilisé, incapable de déchiffrer mes émotions sur mes traits, condamné à les subir sans en saisir le sens.
- Non, je n'avais pas remarqué, mais je n'ai pas eu une seconde pour moi, finis-je par répondre. Ne t'inquiète pas, je suis d'une gourmandise redoutable, je redeviendrai vite comme avant.
J'avais prononcé les dernières phrases de manière assez incrédule, mal à l'aise d'avoir à justifier mon apparence, comme une petite promise modèle vis-à-vis d'un monarque trop gâté.
- Malheureusement j'en doute, répondit-il très sérieusement. Ton planning est affreusement rempli, d'après ce que je sais.
- Tu en sais plus que moi...
Il hocha la tête, cherchant à comprendre où je voulais en venir. Après un moment d'hésitation, il m'en dévoila un peu, pensant me faire plaisir, probablement :
- Demain tu aides les informaticiens. Après demain nous partons avec les agriculteurs à l'assaut des terres autrefois cultivées.
Je hochai la tête. Cela ne me déplaisait pas. Mes instincts équins approuvaient l'idée de partir en expédition. Mais ma concentration s'échappait déjà vers Saphir qui nous rejoignait au bras de sa jolie femme. Elle paraissait un peu vulgaire, vue de près, mais on ne se refaisait pas. Le dieu l'aimait malgré cela ; malgré sa fainéantise chronique, également. Je décidai qu'il me faudrait chercher ce qu'il y avait de bon en elle.
- Justement, je voulais vous remercier, Saphir, pour le don d'immortalité.
Mes paroles s'étaient avérées laborieuses, car il m'était difficile d'effectuer cette démarche, assez intimidante. Saphir hocha profondément la tête.
- Liam t'expliquera que le mot est incorrect, me répondit-il gentiment. De rien, cela m'aurait attristé de te voir partir en laissant mon fils malheureux derrière toi.