manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
Nous entamâmes un délicieux repas. J'aimais la cuisine xiviane, élaborée, mélangée. Nous entreprîmes de manger, mais le silence qui s'installait, si doux fût-il, me parut finalement trop dangereux. Il aurait été trop tentant de le laisser faire.
- Liam, je ne pourrai pas porter atteinte à la vie de Gareth.
Il se rembrunit.
- Je t'ai dit qu'il n'y avait rien à faire, Aliénor. Tu avais promis que je n'aurais pas à regretter de t'avoir confié la prophétie.
- Je sais, je suis désolée, chéri.
La douleur se fit évidente sur son visage. Il posa ce qu'il avait entrepris de porter à ses lèvres, le visage soudain très dur, distant, figé sur un masque glacial.
- Tu sais, conta-t-il, depuis le jour où j'ai su quand et où tu arriverais, j'ai décidé d'ignorer mes visions. Il aurait suffi de ne pas venir te chercher pour préserver Gareth. Tu serais morte dévorée en quelques minutes. Mais la force qui m'a conduit à toi m'aurait tué si je ne l'avais pas respectée. Or l'instinct de survie est le pire adversaire que l'on puisse rencontrer.
C'est alors que je compris que nous n'y parviendrions jamais. La prophétie aurait forcément le dessus. Ce soir-là, s'il ne s'était pas arrêté, je l'aurais laissé faire. Je devais me montrer réaliste.
- Je crois que Gareth doit rester jusqu'à ta première grossesse, énonça-t-il, même si rien ne le prouve concrètement. C'est plus logique, par rapport à sa stérilité.
Cela me tranquillisa, parce-que s'il avait raison, cela nous ferait à coup sûr gagner du temps.
- Mais voilà, lorsque nous commençons, nous perdons le contrôle, notai-je.
- Tu as passé moins de temps que moi à ruminer sur le destin, répliqua-t-il.
Je repris un peu confiance en lui. Il se révélait moins fataliste que je l'avais cru jusqu'alors. Nous terminâmes de dîner dans ce silence que j'avais eu tant de peine à rompre. Je ne puis vous dire à quel moment je m'endormis mais la première chose que j'entendis le lendemain matin fut :
- Bonjour, ma chérie...
Je souris et encore dans un demi sommeil je rétorquai de la voix rauque de la centaure ensommeillée :
- Bonjour à toi, Guerrier.
Difficilement je levai le menton puis ouvris les yeux pour sourire à son sourire, le bonheur de l'instant s'insinuant dans tout mon être et tout naturellement le flux de mes pensées démarrant sans tarder.
- Comment saurai-je si quelqu'un a besoin de mon aide aujourd'hui?
- En appelant mon père avant qu'il ne le fasse.
Un peu impressionnée par la perspective, je me laissai le temps de me laver et de m'habiller mais comme il l'avait pressenti, Saphir me téléphona au moment où je passais un bustier.
- Bonjour, dis-moi, serais tu disponible ce matin pour les architectes ? M'interrogea-t-il. Ils ont fait un tour en ville, ils ont sélectionné les bâtiments où à leur avis les xivians aimeraient vivre, mais aussi un éventuel futur emplacement pour le palais.
- Bien sûr, je suis prête à l'instant, j'arrive.
- Parfait. Demande à Liam de venir aussi, j'appelle Gareth de mon côté. A tout à l'heure à la salle du conseil.