- Elle reprend conscience, fit beau installé sur mon lit.
A cette déclaration le curé se leva et prit place de l’autre coté.
- Arrêtez vous me faites peur, j’ai l’impression d’être une morte que vous veillez. Que s’est-il passé.
Alors que je tentai de m’asseoir une douleur me transperça.
- Hier soir, ne te voyant pas rentrer, nous sommes parti à ta recherche. Nous t'avons trouvée dans une ruelle, tu délirais, possédée par la fièvre. Maintenant ça à l’air d’aller mieux. Tu nous reconnais ?
Peu à peu les souvenirs me revenaient, l’agression, la rue, padre qui se penchait sur moi, ma peur…
- Bien sur, vous êtes les médecins de l’hôpital. Qu’est ce que j’ai ? Où sont mes amis ?
Les deux hommes échangèrent un regard affolé :
- Mia rappelle toi.
Je le coupai d’un sourire,
- Bien sur que je sais qui vous êtes, voyons beau est inoubliable selon ses propres déclarations.
Un soupir de soulagement les prit :
- Si tu plaisantes c'est que ton état s'améliore. Nous devons quand même examiner tes blessures, et pour cela nous allons devoir t’enlever ta robe. Souhaites-tu que Erwan sorte pendant que je t'examine ?
- Inutile.
Je regardais l’ange d’un air suspect, mais il demeurait impassible :
- N’essaierais-tu pas de profiter de la situation ?
- Je suis un médecin ! Crois moi je ne ferais pas cela.
Sans le quitter de mon regard méfiant je me tournai vers son compagnon afin qu’il défasse les liens qui tenaient la tenue. Visiblement peu habitué à déshabiller les filles, il se battit avec les rubans pendant dix bonnes minutes avant que beau ne perde patience.
- Laisse, je vais le faire.
Heureusement je fus assez rapide pour l'arrêter.
- Je peux le faire seule !
Tout en parlant je commençais à délacer les liens de ma robe. Peu à peu les images de mon agression m'affleurèrent alors que je luttai contre le vêtement. L’enlever n’allait pas être une mince affaire. Délicatement je tirai sur les bords du tissu, c’est bien ce que je craignais. Le sang avait collé le velours à ma peau, et là où j’avais été frappé l’étoffe avait pénétré ma chair. Ça être sanglant, devais-je les prévenir ? En me voyant hésiter beau reprit la parole :
- Je t'assure que je n’en profiterai pas pour me rincer l’œil, enfin pas trop.
Divin témoin 38 - Là n'est malheureusement pas le problème. Dis beau aurais-tu de l'héroïne, morphine ou toutes autres substances calmante, même non légale ?
- En effet, mais je ne vais pas t'ausculter en ayant pris des narcotiques !
- Ce n'est pas pour toi idiot ! Vous ce qu’il vous faut c’est un bon verre de whisky. Il écarquilla les yeux. Ça ne va pas être agréable à voir. Si tu veux me mater doc va me chercher des drogues.
Il s’exécuta m'abandonnant au prêtre. En passant dans mon dos il me demanda
- Puis-je regarder ?
j'hésitai quelques secondes, puis lui donna l'autorisation. Je le sentis alors tirer sur le tissu afin d'entrevoir ma peau, mais dès que je gémis il s’arrêta.